Here Comes the Sun, It Is All Right

Le Bel Ordinaire, Pau, 2026

 

 

Pour cette exposition, Camille Beauplan propose des œuvres inédites et des toiles plus anciennes, instaurant un dialogue entre ce qui est passé, ce qui est réel, ce qui relève du projet fantasmé. Tout son travail est guidé par l’adaptation.
Les œuvres sont trop nombreuses pour être accrochées dans la galerie éphémère ? Camille Beauplan décide d’exposer 20 de ses tableaux de tous formats et supports à même le sol du hall d’accueil, comme posés dans l’atelier ou dans une salle d’attente, voire une salle mortuaire. Cette scénographie témoigne de son désir de désacraliser l’art pictural et d’inviter le public à imaginer sa propre exposition.
Dans la galerie éphémère, l’artiste modifie l’espace pour le rendre feutré et oppressant à la fois, avec une photo-toile géante, créée en 2024 pour recouvrir un château d’eau, et produite par la Biennale d’art contemporain de Sélestat. Le son dans la salle est étouffé comme dans un paysage de neige. Cette tenture et les choix d’accrochage induisent un circuit de lecture liant les 22 œuvres. L’ambivalence réside dans les mini fractures créées par le mélange des supports, techniques et thèmes : huile, pastels secs, toiles, couvertures, bois, etc... Chaque œuvre est un élément d’un puzzle composant un environnement. L’artiste le souhaite ouvert, pour que chacun puisse créer ses propres liens, dissonances ou narrations.

Extrait du texte de présentation de l’exposition

 

Découvrir le texte d’Elise Girardot

 

 

 

 

 

 

Crédits photographiques : le Bel Ordinaire