
Commissariat : Gérard Guyot
Vue depuis l’œilleton
Dans le parc Ibirapuera entourant le pavillon de la Biennale, nous avons construit une réplique, grandeur nature (10 m), des trois lettres H, O, W (Comment) du signe HOLLYWOOD. Les lettres manquantes ..LLY.OOD étaient peintes (7 cm de haut) sur la vitre à l’intérieur du pavillon. À cet emplacement se dressait une immense double page verticale percée d’une minuscule fenêtre dans la paroi. Surprise ! De ce point de vue unique, « HOLLYWOOD » se découpait à l’horizon de São Paulo...
Pour les habitantes ou les visiteureuses d’Hollywood, le signe apparaissait comme flottant sur un nuage de smog accroché aux collines qui surplombent la ville. [...] À São Paulo, au contraire, nous proposions une lecture inversée : le signe HOLLYWOOD apparaissait d’abord comme proche, morcelé, illisible (H O W ?) pour retrouver sa « distance naturelle », sa lecture, seulement de l’intérieur du bâtiment abritant la Biennale.
Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
4 Taxis Hollywood Suicide est un suicide typographique suivi au pied de la lettre : au sommet du « H », comme suspendu en position de déséquilibre, le « X » de 4 Taxis flirtait avec la mort. Une Linéale Ombrée « sans serif » se précipitait du haut d’une Machine (à rêver ?) Bold...
Pensez à Lillian Millicent, starlette qui s’est jetée du haut du « H » en 1932, à Hollywood...
4 Taxis
Extrait de l’entretien avec Gérard Guyot (1988)
Lien 4 Taxis #14

Vue de l’œuvre Roy Orbison, portrait. Fer forgé, photographie, 1987. Détail de Tinstallation à la XK° Biennale de Sao-Paulo. (cf. article de presse Opus international juillet aout 1988)

Crédits photographiques : 4 Taxis


