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Anne-Marie Durou ̸

Dossier mis à jour le 20 août 2021

Maille

Tous les textes de cette page ont été écrits par Anne-Marie Durou

Grande-Mâche, 2008
laine, métal, silicone, rembourrage, 165 x 400 x 350 cm
Vue de l’exposition, DRAC Aquitaine, Bordeaux, 2008
Crédit photographique : Guillaume Bonnaud

Œuvre réalisée avec le concours de la DRAC Nouvelle-Aquitaine
Aide à la création 2007
Notice de l’œuvre, Didier Arnaudet

 

Utte, 2008
polyamide, silicone, fourrure, 21 x 25 x 26,5 cm
Vue de l’exposition, Galerie Tinbox, Bordeaux, 2009
Crédit photographique : Guillaume Bonnaud

Utte contient, dans la sonorité même de son nom, la dangerosité du chant des sirènes. Lieu d’une séduction qui pourrait conduire à une issue fatale, un piège en forme de couronne, que le pêcheur nomme turlutte, et qui, pour mieux dissimuler un mensonge, d’un jaune éclatant, ne donne de son nom que ce qu’en rend l’écho.

 

Hydre moins quinze, 2007
coton, silicone, métal, 15 x 35 x 25 cm
Vue de l’exposition, Galerie Tinbox, Bordeaux, 2009
Crédit photographique : Guillaume Bonnaud

 

Mâche, 2004
laine, silicone, émail, métal, rembourrage, 14 x 40 x 26
Vue de l’exposition, Frac Aquitaine, Bordeaux, 2008. Commissariat Jean-François Dumont
Collection privée
Crédit photographique : Isabelle Pellegrin

Mâche est une sculpture qui utilise un savoir-faire populaire, le tricot. Cette technique permet de pénétrer dans un monde mathématique où la succession des nombres, des comptes et des décomptes ont un rôle prépondérant. Mâche requiert une telle multitude de points, de mailles et de rangs tricotés, qu’elle tend à l’infini. Mâche a les mêmes propriétés que celle que Gilles Deleuze attribue aux rhizomes. De n’importe laquelle de ses extrémités peut germer une nouvelle ramification.

 

Fiction, 1997
Fil de fer galvanisé, résine, papier, fil nylon, peinture, dimensions variables
Vue de l’exposition, Frac Aquitaine, Bordeaux, 2008.
Commissariat Claire Jacquet
Crédit photographique : Isabelle Pellegrin

Fiction est une réalisation fantomatique à la forme humaine, désincarnée et dissociée. Cette peau, constituée de cinq parties, se joue d’un endroit et d’un envers. Sa partie externe, poilue et animale, répond à sa partie interne, plus ornementale. Cette parure cachée provoque une intimité pénétrable, à la fois attirante et interdite. Une accumulation apparaît sur la surface visible de la pilosité, comme une frontière ambiguë entre le dedans et le dehors, le pénétrable et l’impénétrable, l’attirant et le repoussant, le spirituel et le corporel. Ces décomptes suggèrent une disparition et un équilibre instable. Fiction oscille aussi entre une présence sublimée et une enveloppe périssable.