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Grégory Cuquel ̸

Dossier mis à jour le 1er juin 2017
Né le 20 août 1980, à Bayonne, France
Vit et travaille à Bayonne
Dossier publié en janv. 2017

La démarche de l’artiste agit métaphoriquement à l’endroit de la production : il élabore son œuvre à partir d’éléments dont personne ne veut, mais ceux-ci en devenant œuvre – comme disait Marcel Duchamp à la fois par la volonté de l’artiste et par l’exposition dans des lieux dédiés – sont amenés à une autre vie. Non seulement Grégory Cuquel recycle mais il restitue une esthétique de ruine. Il assume l’esthétique du délabrement dans toute sa rugosité, loin de toute interprétation romantique. il semble aussi se refuser à participer à l’accumulation de nouvelles œuvres, et encore moins de produire de nouvelles matières. Celles qu’il trouve lui conviennent très bien. Il parcourt les villes où il est invité à exposer et construit ses sculptures avec les matériaux collectés sur place, parfois avec les « chutes » d’autres artistes ou des éléments empruntés à ses amis. Aussi, l’atelier est pour lui un lieu de recyclage en même temps qu’un modèle politique. On pourrait y revivre la scène composée par Courbet dans laquelle il se représentait « en contexte » entre ses alliés (comme Proudhon qui voyait justement l’atelier comme l’avenir social de l’Homme) et ses adversaires. Grégory Cuquel est attaché à l’atelier au point qu’il l’expose littéralement dans certaines œuvres. La radicalité de la pratique de l’artiste résulte d’une culture complexe, autant marquée par sa vision du monde que par les musiques qui ont façonné son esprit et son éthique : metal, punk hardcore, et musique minimale.

Jérôme Lefèvre.

The artist’s method acts metaphorically in the place of production : he develops his oeuvre from things which nobody wants but by becoming works these things are taken to another life—as Marcel Duchamp said, both through the artist’s wish and through exhibitions in dedicated places. Not only does Grégory Cuquel recycle, but he also reinstates an aesthetics of ruins. He assumes the aesthetics of dilapidation in all its roughness, well removed from any romantic interpretation. He also seems to refuse to take part in the accumulation of new works, and even less in the production of new forms of matter. The forms he does find suit him very well. He moves around the towns and cities where he’s invited to exhibit, and constructs his sculptures with materials collected on the spot, sometimes with the “leftovers” of other artists, and things borrowed from his friends. So, for him, the studio is a place of recycling at the same time as a political model. In it, it might be possible to relive the scene composed by Courbet in which he represented himself “in context” among his allies (such as Proudhon who, it just so happens, saw the studio as Man’s social future) and his foes. Grégory Cuquel is so attached to his studio that he literally exhibits it in certain works. The radicalness of the artist’s praxis results from a complex culture, as much marked by his vision of the world as by the music which has forged his spirit and his ethics : metal, hardcore punk, and minimal music.

Jérôme Lefèvre.

Translated by Simon Pleasance, 2015

      • Ses désirs, ses passions, ses rêves, Station V, Bayonne
      • il y a aujourd’hui, demain et après c’est lundi, Pauline Perplexe, Arcueil
      • Malgré l’évidence des corps qui vont à leur ruine, galerie 5un7, Bordeaux
      • Transhumance de peaux mortes_ suc et salive, IN EXTENSO, Clermont-Ferrand
      • Transhumance de peaux mortes_suc salive et constance, Citée des arts, Bayonne
      • Gloom Fresh Erasmus Lead, Galerie Bien.
      • From Beyond, Galerie Olivier Robert, Paris
      • Je n’ai plus peur de perdre mes dents, espace Bikini, Lyon
      • Grégory Cuquel et Blanka Gomez de Segura, Joangi, Uhart-Cize
      • LIVING CUBE #4, Orléans. Commissariat Elodie Bernard
      • LES NOUVEAUX BASQUES ( E U S K A L D U N B E R Ì ), Galerie 5un7, Bordeaux
      • Vaste Monde #1, Villa Béatix Enea, Anglet
      • La Beauté du Monde, La Crypte Sainte-Eugénie, Biarritz. commissariat François Loustau, La Maison
      • Quis ut deus, Notre Dame de la Salette, OFF Art-O-Rama, Marseille
      • Coup Double, VÀV, Villeurbanne
      • Huit heures ne font pas un jour, Atelier SUMO, Lyon
      • Fracas, refaire et le plier, Aponia, Villiers-sur-Marne. Commissariat Olivier Passieux
      • Putt, Putt, un mini-golf à pratiquer, commissariat Marie-Johana Cornut et Jeanne Tzaut, Saint-Nazaire
      • Buffet à volonté, Collectif 0,100, Bordeaux
      • We Can Control Space, 6B, Saint-Denis. Commissariat Anne de Nanteuil et Julie Laymond
      • Matière à récit 2.0, Lieu Commun, Toulouse. Commissariat Manuel Pomar
      • APOLLO #3 , Salle Vaillant Couturier, Boucau. Commissariat François Loustau
      • What’s on ur Mind, EXO * Biennale de Bellevile, Paris. Commissariat Benoit Ménard et Tristan Léonard
      • TOOTEM #2 - UNDER THE INFLUENCE, Instants chavirés, Paris. Commissariat Société Sauvage
      • YIA Art Fair, Galerie Olivier Robert, Paris
      • Un nouveau départ en quelque sorte, La Station, Nice
      • ALTARS OF MADNESS, Confort Moderne, Poitiers. Commissariat Damien Deroubaix et Jérôme Lefèvre
      • Les apparitions, Le Bel Ordinaire, Pau. Commissariat François Loustau
      • ALTARS OF MADNESS, Casino du Luxembourg, Luxembourg. Commissariat Damien Deroubaix et Jérôme Lefèvre
      • 0,00€, GAD galerie & Triangle France, Marseille
      • Surface automne hiver maintenant, Second Jeudi, Bayonne
      • Structure de données, Motel 763, Annecy. Commissariat Maëva Blandin
      • The Self-Moving Number, Rotterdam (Pays-Bas)
      • Qui veut voyager loin ménage sa monture, 6B, Saint-Denis. Commissariat Nicolas Malclès-Sanuy et Christelle
      • Conchon
      • Massif(s), École des Beaux-arts, Rouen. Commissariat Paul Souviron
      • Stock Exchange, DreiEck Studio, Vienne (Autriche)
      • Parade, Abbaye de Quincy. Commissariat Frédéric Sanchez, Emma Perrochon et Antoine Nessi
      • Commune, Galerie Néon, Lyon
      • Name Dropper, Irish Museum Of Contempory Art, Dublin (Irlande)
      • Fais gaffes aux biches, Non Merci et la Maison pieuvre, Saint-Étienne. Commissariat Gas Barthély et Antoine Palmier-Reynaud
      • Hortillonnage, Maison de la Culture, Amiens
      • Colonial Jelly, dans le cadre du Festival Empreintes Numériques #5, de l’évaporation de la notion d’auteur, Lieu Commun, Toulouse. Commissariat La Mobylette
      • Crash Taste, Fondation Vasarely, Aix-en-Provence. Commissariat Dorothée Dupuis et Camille Videcoq
      • Mur & Sol, galerie Toshiba, Besançon
      • worX, L’Orangerie, Yrouerre. Commissariat Frédéric Sanchez
      • A Simple Story, Brno, South Moravia (République Tchèque)
      • Rock, La Sala de armas, La Ciudadela, Pampelune (Espagne). Commissariat François Loustau
      • Tape it, OUI, Grenoble
      • Les péripéties de l’invention, Galerie Interface, Dijon
      • Concours de monument 2, ENSA Espace Callot, Paris-Malaquais
      • Duplex/10m2, Sarajevo (Bosnie-Herzégovine)
      • Rock, Carré Bonnat, Bayonne. Commissariat François Loustau
      • Collision élastique, avec Antoine Lejolivet, Schaufenster, Sélestat
        • Panaché, Frédérik Akum, Emmanuelle Coqueray et Grégory Cuquel, 107 p., 100 exemplaires, éditions Broadcast Posters, Lyon
        • Altars of Madness, catalogue des expositions, Le Confort Moderne (Poitiers) et Casino du Luxembourg, 2013, 142p. Textes de Benjamin Bianciotto, Jérôme Lefèvre, Kevin Muhlen
        • Basse Def – Partage de données, catalogue de l’exposition éponyme organisée par Stéphane Sauzedde et Nicolas Thély au centre d’art contemporain OUI, Grenoble (www.aoui.org), de septembre à octobre 2007, textes de Stéphane Sauzedde et Nicolas Thély, entretien avec Dominique Pasquier, Les presses du réel, Dijon
        • Pedro Morais, « Grégory Cuquel : Désir et déchet », Le Journal des arts, n° 986, 22 janvier
        • Caroline Levisse, « Altars of Madness », Critique d’art [En ligne], mai
      • DNSEP, ENSBA, Lyon
      • DNAP, ENSBA, Lyon