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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>de l'intervalle aux inqui&#233;tudes</title>
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		<dc:date>2025-08-27T14:58:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franz Kreysler</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? s'inscrit dans le travail de Guillaume Hillairet comme un point de rencontre, un moment o&#249; les pleins et les d&#233;li&#233;s d'une &#233;criture plastique trouvent surface sensible &#224; une exp&#233;rience qui entame un dialogue entre contenants et contenus. Ressorts de l'exposition, les oscillations dehors/dedans, fait/&#224; faire, absent/pr&#233;sent, dit/tu, cach&#233;/apparent, rythment le parcours &#224; l'int&#233;rieur de la structure architecturale pens&#233;e par Le Corbusier pour la maison Gratte-ciel. La&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/un-principe-d-adaptation-51713' class=&#034;spip_in&#034;&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; s'inscrit dans le travail de Guillaume Hillairet comme un point de rencontre, un moment o&#249; les pleins et les d&#233;li&#233;s d'une &#233;criture plastique trouvent surface sensible &#224; une exp&#233;rience qui entame un dialogue entre contenants et contenus. Ressorts de l'exposition, les oscillations dehors/dedans, fait/&#224; faire, absent/pr&#233;sent, dit/tu, cach&#233;/apparent, rythment le parcours &#224; l'int&#233;rieur de la structure architecturale pens&#233;e par Le Corbusier pour la maison Gratte-ciel. La membrane qui r&#233;git les &#233;changes li&#233;s &#224; ces mouvements apparemment contradictoires, si fine soit-elle, est notre pr&#233;sence de spectateur au sein du dispositif. &lt;i&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; nous propose une exp&#233;rience des intervalles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace indicible pour Le Corbusier serait la propension au sein d'une architecture &#224; ne pas pouvoir en exprimer la dimension harmonique, mais &#224; la ressentir dans une indicibilit&#233; esth&#233;tique &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;voir L'architecture d'aujourd'hui, hors-s&#233;rie, &#171;&#160;Art&#160;&#187;, 1946&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Il y a un jeu du sensible entre construire (&#233;laborer) et &#233;prouver le construit (habiter), &#224; l'int&#233;rieur de cet intervalle se pose la question de l'exposition telle qu'elle est d&#233;sign&#233;e par son titre&#160;: &lt;i&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'on arrive par la rue Le Corbusier, avant m&#234;me de p&#233;n&#233;trer dans la Maison Municipale Frug&#232;s, deux &#339;uvres nous interpellent. Nous sommes d&#233;j&#224; saisis par l'envie de nous engager plus avant dans le b&#226;timent et &#224; la fois de rester encore l&#224; dehors pour observer le dialogue qui s'instaure entre les deux installations. &#192; travers la baie vitr&#233;e du rez-de-chauss&#233;e, on per&#231;oit la lumi&#232;re blafarde des n&#233;ons de &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/constuire-avec-le-s-reste-s-2010' class=&#034;spip_in&#034;&gt;construire avec le(s) reste(s)&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui de l'int&#233;rieur sous la maquette de la cit&#233;, nous invite &#224; trouver un positionnement, &#224; faire un choix li&#233; &#224; l'ambivalence s&#233;mantique des parenth&#232;ses. Puis, en prenant un peu de recul, &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/glissement-51715' class=&#034;spip_in&#034;&gt;glissement&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, panneaux de bois peints dispos&#233;s derri&#232;re les fen&#234;tres du deuxi&#232;me &#233;tage. Les traits et les couleurs semblent d&#233;jouer nos attentes en mati&#232;re de repr&#233;sentions. Les lignes de perspective qui devraient nous donner &#224; lire les pr&#233;misses d'un agencement int&#233;rieur de la chambre ne sont pas l&#224;. Il y a litt&#233;ralement un glissement qui ne laisse en rien pr&#233;sager de ce qui se trame au-del&#224;. Il y a ce d&#233;sir, d'aller dans l'envers du d&#233;cor, inaccessible depuis la rue, et qui ne sera jamais satisfait m&#234;me une fois dans la chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment habiter est un pr&#233;ambule &#224; toutes les propositions plastiques que nous d&#233;voile Guillaume Hillairet dans l'exposition &#8211; habiter&#160;: occuper habituellement un lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rentrons maintenant &#224; l'int&#233;rieur de la maison Gratte-ciel. Depuis le mois de juin 2012, Guillaume Hillairet s&#233;journe r&#233;guli&#232;rement dans la Cit&#233; Frug&#232;s, fl&#226;nant dans les rues, croisant les habitant&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;es, discutant du projet d'exposition, disposant son bureau sur le toit-terrasse de la Maison Municipale. Apparaissent alors les potentialit&#233;s formelles que peut d&#233;clencher le principe de construction des sept types de maisons de la Cit&#233;. Le Corbusier utilisa ce qui &#224; l'&#233;poque &#233;tait le volume le plus simple et le plus grand disponible fait de poutres en b&#233;ton&#160;: un cube de cinq m&#232;tres par cinq, et ce module divis&#233; en deux. Qu'arriverait-il si ce jeu de construction se retrouvait entre les mains des enfants habitant la Cit&#233; Frug&#232;s aujourd'hui&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? La vid&#233;o &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/un-principe-d-adaptation-51713' class=&#034;spip_in&#034;&gt;un principe d'adaptation&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; t&#233;moigne de cette &#233;trange exp&#233;rience d&#233;miurgique, mais avant de la visionner dans le boudoir, on atteint le haut des escaliers qui m&#232;nent au premier &#233;tage. Lorsque l'on p&#233;n&#232;tre dans la pi&#232;ce &#224; vivre, si singuli&#232;rement &#233;labor&#233;e par Le Corbusier, que notre regard et notre corps sont contraints &#224; un panoramique, accompagnant la ligne des fen&#234;tres en arri&#232;re-plan, la pr&#233;sence du jeu de construction en bois au sol suscite un besoin presque irr&#233;pressible de jouer avec les cubes color&#233;s, et de composer une autre partition. &lt;i&gt;un principe d'adaptation&lt;/i&gt; nous incite &#224; penser/exp&#233;rimenter l'agencement primitif de l'espace &#224; partir d'&#233;l&#233;ments simples (cubes pleins et vides), car sans &#233;quivoque la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;spatialit&#233; appartient de mani&#232;re essentielle &#224; l'existence.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Peter Sloterdijk, Bulles (sph&#232;res I), Chap. IV, Digression 4, 1998&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui est indicible r&#233;v&#232;le et rel&#232;ve &#224; n'en pas douter d'une situation &#233;lastique de la perception, comme le sens d'un mot d&#233;signant un objet, pourrait graviter autour de l'objet ind&#233;finiment sans v&#233;ritablement approcher une d&#233;finition de celui-ci. Cette indicibilit&#233; est une app&#233;tence, une inqui&#233;tude au sens o&#249; Leibniz la d&#233;crit comme une multitude de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;petites sollicitations imperceptibles qui nous tiennent toujours en haleine, ce sont des d&#233;terminations confuses, en sorte que souvent nous ne savons pas ce qui nous manque.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;G.W. Leibniz, Nouveaux essais sur l'entendement humain, Livre II, Chap. XX, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Cette inqui&#233;tude, source de d&#233;sir, na&#238;t des laps de temps qui &#233;mergent dans les dispositifs de Guillaume Hillairet. Ce qui se dessine ici par extension est l'attente, au sens propre comme au figur&#233;. Les moments de confrontation avec les lieux et les formes qui nous font face, engendre ces laps de temps, qui nous posent. Avec &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/descriptif' class=&#034;spip_in&#034;&gt;descriptif&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, cette sollicitation passe par des mots. &lt;i&gt;descriptif&lt;/i&gt; est une s&#233;rie de QRcodes, pr&#233;sent&#233;e sous la forme d'un livret dans le boudoir, qui nous engage dans un &#233;change entre la repr&#233;sentation mentale d'un lieu et l'espace qui nous contient &#224; ce moment pr&#233;cis de la lecture. Chacun&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e est projet&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e dans un ailleurs qu'il ou elle fa&#231;onne &#224; l'aide de son imagination. Nous quittons la maison Gratte-ciel pour un ext&#233;rieur fugace, r&#233;el ou non, &#224; l'aune de l'image qui se dessine en nous &#224; l'apparition des quatre-vingts bribes de texte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me rem&#233;more en parcourant &lt;i&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; cette image qui montre Gordon Matta-Clark menant &#224; bien &lt;i&gt;Conical Intersect &lt;/i&gt; &#224; Paris en 1975. Il scie une &#233;norme poutre en bois, assis sur le rebord d'un plancher/plafond qu'il vient d'ouvrir, produisant une b&#233;ance propre &#224; nous faire basculer dans cet irr&#233;ductible trouble qu'est la dissolution des limites, et &#224; nous remettre au centre des choix &#224; faire, de nous poser dans cet intervalle incertain qu'est l'acte d'&lt;i&gt;habiter&lt;/i&gt;. J'ai la conviction que des actes formels permettent que s'immiscent en nous ces agr&#233;ables &lt;i&gt;inqui&#233;tudes&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Empruntons le second escalier qui conduit &#224; l'&#233;tage des chambres, d'un espace ouvert &#224; vivre collectivement, nous nous dirigeons vers deux lieux clos li&#233;s &#224; l'intimit&#233;. L'exp&#233;rience se d&#233;place, notre position se d&#233;cale au fur et &#224; mesure de la mont&#233;e des marches. Une porte close &#224; notre droite et une ouverte &#224; gauche, en face une meurtri&#232;re qui nous laisse apercevoir le paysage environnant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a pas d'&lt;i&gt;&#234;tre-dans&lt;/i&gt; (le monde) sans une spatialisation existentielle comme nous l'a fait remarquer Peter Sloterdijk &#224; propos de la pens&#233;e de Heidegger dans &lt;i&gt;&#202;tre et Temps&lt;/i&gt;. Nous sommes toujours &#224; l'int&#233;rieur de quelque chose qui lui-m&#234;me est &#224; l'int&#233;rieur d'autre chose, &#224; c&#244;t&#233; d'autres &#233;l&#233;ments dont l'ensemble se trouve encore une fois contenu dans une forme englobante plus ample. Nous sommes continuellement dans un encha&#238;nement de contenants, qui tour &#224; tour et conjointement sont contenus et contiennent. Une fois la porte ferm&#233;e pouss&#233;e, &lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/projection' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;projection &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IV&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; propose au&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;&#224; la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice d'&#234;tre &#224; l'int&#233;rieur de la grande chambre de la maison Gratte-Ciel, qu'il ou elle regarde dessin&#233;e depuis l'ext&#233;rieur. Je suis dans la chambre et sa repr&#233;sentation me place &#224; l'ext&#233;rieur d'elle simultan&#233;ment. L'obscurit&#233; de la pi&#232;ce rend la d&#233;couverte de ce processus lent et propre &#224; l'adaptation de chacun aux conditions lumineuses. Notre place dans le dispositif se d&#233;voile petit &#224; petit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces imbrications et cette n&#233;cessit&#233; de spatialisation me renvoient &#224; l'&#339;uvre &lt;i&gt;Haus u r&lt;/i&gt; de Gregor Schneider, o&#249; l'artiste durant une quinzaine d'ann&#233;es a transform&#233; sa maison, d&#233;pla&#231;ant pans de murs, portes, fen&#234;tres, plafonds, et m&#234;me pi&#232;ces enti&#232;res tout en l'habitant. Mais aussi &#224; Thomas &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Maurice Blanchot, Thomas l'obscur, chap. IV, 1950&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, assis lisant sur son lit, dans sa chambre, et qui se laisse envahir, polluer par la puissance des &#233;l&#233;ments ext&#233;rieurs. Il tente de ne faire qu'un avec eux, de tisser les liens qui perceptuellement le relient au monde. Thomas se d&#233;m&#232;ne &#224; en accompagner la structuration &#224; l'int&#233;rieur de lui, il est les lieux qui forment le monde et il est les mots qui disent ce monde, il devient un &#234;tre mati&#232;re, et pure perception. Maurice Blanchot nous r&#233;v&#232;le l'&lt;i&gt;intervalle&lt;/i&gt; qui existe entre &lt;i&gt;&#234;tre-au&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&#234;tre-dans le monde&lt;/i&gt;. Nous sommes tributaires d'innombrables &lt;i&gt;intervalles&lt;/i&gt;, que nous lions et relions, subissons ou construisons pour nous mesurer &#224; notre environnement. Michel Foucault nous l'&#233;nonce clairement lorsqu'il dit&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Je crois que l'inqui&#233;tude d'aujourd'hui concerne fondamentalement l'espace, sans doute beaucoup plus que le temps&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; le temps n'appara&#238;t probablement que comme l'un des jeux de distribution possibles entre les &#233;l&#233;ments qui se r&#233;partissent dans l'espace.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Foucault, Des espaces autres (conf&#233;rence au Cercle d'&#233;tudes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette spatialisation s'exprime ind&#233;niablement, dans la structuration m&#234;me de la maison Gratte-ciel pens&#233;e par Le Corbusier, par des &#233;changes incessants entre l'int&#233;rieur et l'ext&#233;rieur de la maison. La lumi&#232;re entre et sort par les fen&#234;tres panoramiques, comme pour venir sugg&#233;rer, indiquer, r&#233;v&#233;ler, discerner les mouvements que le corps adopte en s'y d&#233;pla&#231;ant. L'exposition nous permet d'explorer la maison en s'y r&#233;f&#233;rant de mani&#232;re plus ou moins tacite. Le travail de Guillaume Hillairet trouve ici la part de dialogue n&#233;cessaire avec les lieux. &lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/boites-urbaines-2010' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;bo&#238;tes urbaines&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; qui se trouve dans la petite chambre, nous met en situation de jeu entre ce qui est vu et cach&#233;, interne et externe et r&#233;active par la m&#234;me occasion cet &#233;tat voyeur du regard, qui est un mouvement du public vers l'intime, &#224; l'&#339;uvre dans une chambre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque installation, vid&#233;o ou photographie pr&#233;sent&#233;e pour l'exposition &lt;i&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; engage le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice dans des gestes implicites&#160;: se pencher pour regarder &#224; travers un judas, se sentir mis&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e &#224; distance et happ&#233;&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e dans la p&#233;nombre par la pr&#233;sence des lieux et leur repr&#233;sentation, jongler de l'esprit avec les parenth&#232;ses d'un &#233;nonc&#233; programmatique, scanner des QRcodes et transformer en formes visuelles des mots qui &#233;voquent un lieu hypoth&#233;tique, r&#233;primer l'envie de se saisir des cubes du jeu de construction pour r&#233;agencer l&#8216;assemblage pr&#233;sent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de Guillaume Hillairet semble nous dire qu'il y a une force &#224; &#234;tre dans l'intervalle, et une attente propre &#224; notre pr&#233;sence dans ces intervalles qui mod&#232;lent nos inqui&#233;tudes. Peut-on r&#233;ellement &lt;i&gt;&#234;tre-l&#224;&lt;/i&gt;, ici et maintenant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Si la question se pose explicitement dans l'exposition &lt;i&gt;un espace indicible&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; elle reste n&#233;anmoins ontologiquement sans r&#233;ponse. Reste alors des propositions formelles &#224; exp&#233;rimenter.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;voir &lt;i&gt;L'architecture d'aujourd'hui&lt;/i&gt;, hors-s&#233;rie, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Art&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, 1946&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Peter Sloterdijk, &lt;i&gt;Bulles (sph&#232;res I)&lt;/i&gt;, Chap. &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IV&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Digression 4, 1998&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;G.W.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Leibniz, &lt;i&gt;Nouveaux essais sur l'entendement humain&lt;/i&gt;, Livre &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Chap. &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, &#167;. 6, 1705&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Maurice Blanchot, &lt;i&gt;Thomas l'obscur&lt;/i&gt;, chap. &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;IV&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, 1950&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Michel Foucault, &lt;i&gt;Des espaces autres&lt;/i&gt; (conf&#233;rence au Cercle d'&#233;tudes architecturales, 14&#160;mars 1967)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Entretien &#224; propos de l'exposition utopos</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Entretien-a-propos-de-l-exposition-utopos</link>
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		<dc:date>2025-08-27T14:38:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Franz Kreysler</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Franz Kreysler&#160;: Quand tu m'as parl&#233; du projet de l'exposition utopos, et que le titre a r&#233;sonn&#233; dans ma t&#234;te, sans d'ailleurs que je sache vraiment de quoi il s'agissait (entre &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;utopie&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; au sens contemporain et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;lieux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;), utopos me paraissait &#234;tre un terme incongru, presque ind&#233;fini. J'&#233;tais incertain &#224; propos des valeurs et du sens qu'il portait. Peux-tu me donner les raisons de ce choix&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Guillaume Hillairet&#160;: Les lieux sont depuis de nombreuses ann&#233;es un facteur essentiel des formes&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-29389" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Franz Kreysler&#160;: Quand tu m'as parl&#233; du projet de l'exposition &lt;i&gt;utopos&lt;/i&gt;, et que le titre a r&#233;sonn&#233; dans ma t&#234;te, sans d'ailleurs que je sache vraiment de quoi il s'agissait (entre &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;utopie&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; au sens contemporain et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;lieux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;), utopos me paraissait &#234;tre un terme incongru, presque ind&#233;fini. J'&#233;tais incertain &#224; propos des valeurs et du sens qu'il portait. Peux-tu me donner les raisons de ce choix&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Guillaume Hillairet&#160;: Les lieux sont depuis de nombreuses ann&#233;es un facteur essentiel des formes visuelles et narratives que je travaille. J'envisage chacun de mes projets dans un sens g&#233;ographique &#233;largi qui englobe aussi bien un espace, un endroit, qu'une pens&#233;e, une action... En rassemblant les diff&#233;rents projets qui allaient &#234;tre montr&#233;s, il apparaissait un cheminement. Les propositions entre elles m'amenaient &#224; cette id&#233;e que si on peut factuellement discerner des espaces et des lieux, aucun de ceux-ci ne doivent &#234;tre fixes et/ou tangibles. Ils se doivent d'&#234;tre mis en mouvement, donc de devenir des non-lieux &#224; mon sens. N&#233;anmoins, un parcours implique qu'il y ait un espace physique et un espace de r&#233;flexion. La juxtaposition et/ou l'imbrication que je voulais donner &#224; ces deux espaces forment l'utopos tel que je l'entends pour cette exposition. Utopos est un n&#233;ologisme, qui pourrait signifier le lieu qui n'est nulle part.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Le terme en lui-m&#234;me est un espace linguistique de l'ordre de l'invention, est-ce quelque chose qui t'int&#233;ressait dans ce choix&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Loin de l'id&#233;e d'une r&#233;publique id&#233;ale, comme l'&#238;le d'&lt;i&gt;Utopie&lt;/i&gt; de Thomas More, l'utopos est pour moi plut&#244;t un creuset formel de pens&#233;e, dans lequel toute &#339;uvre ou id&#233;e peut na&#238;tre, &#233;voluer, et se signifier en tant que moment, donc rencontre. Dans mon processus de cr&#233;ation, il est autant un moment qu'un lieu stricto sensu. Dans l'exposition, qui est une temporalit&#233;, il y a une conjoncture des deux, qui devient force de proposition formelle. L'id&#233;e d'invention me pla&#238;t, j'essaie d'inventer des points de liaison qui parlent des lieux, et de nous &#224; l'int&#233;rieur de ces lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Les pi&#232;ces de l'exposition nous renvoient souvent &#224; des lieux ind&#233;termin&#233;s. On pourrait &#234;tre aussi bien &#224; l'int&#233;rieur qu'&#224; l'ext&#233;rieur, de nuit comme de jour, seul ou accompagn&#233;, il pourrait s'agir de lieux o&#249; l'on passe et d'autres o&#249; l'on pourrait se perdre, sans qu'il y ait une d&#233;finition perceptuelle exacte de l'endroit o&#249; nous nous trouvons, si ce n'est dans l'exposition&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Nous sommes r&#233;cepteur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rices d'images dans un contexte qui g&#233;n&#232;re du lien, de l'interrogation. Et je trouve int&#233;ressants ces rapports inclusifs et &#224; la fois exclusifs, dans un balancement, quand la d&#233;ambulation nous m&#232;ne finalement dans un cul-de-sac et que l'on soit oblig&#233; de revenir sur ses pas, de refaire le chemin en sens inverse, ouvrant la voie &#224; de nouvelles connexions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: De nombreuses propositions de l'exposition sont reli&#233;es par une id&#233;e forte qui est une ambivalence entre un &#233;tat construit, agenc&#233;, sa repr&#233;sentation, et la sensation qu'il y a un &#233;tat sensible et instable qui fait glisser notre perception vers un sentiment que quelque chose est &#224; l'&#339;uvre, qu'un travail s'op&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Le moment o&#249; l'on prend conscience qu'il y a quelque chose &#224; l'&#339;uvre, o&#249; l'on per&#231;oit un &#233;v&#233;nement alors qu'on pourrait simplement ne pas le saisir, est la part de dialogue que j'aime entretenir avec le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice&#160;: dans la vid&#233;o &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/disparitions' class=&#034;spip_in&#034;&gt;disparition(s) &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;III&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, c'est le moment o&#249; il ou elle s'aper&#231;oit que le mobilier et les objets de la pi&#232;ce disparaissent, alors qu'il ou elle pensait &#234;tre devant une image fixe, ou dans &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/vanishing-point' class=&#034;spip_in&#034;&gt;vanishing point&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; quand il ou elle s'aper&#231;oit qu'un personnage appara&#238;t subrepticement comme une forme fantomatique. Ce sont des moments qui modifient chez la personne pr&#233;sente les perceptions qu'elle avait des images regard&#233;es quelques secondes auparavant. J'ai pr&#233;sent &#224; l'esprit le moment o&#249; Jeffrey Beaumont, dans &lt;i&gt;Blue Velvet&lt;/i&gt; de David Lynch, d&#233;couvre une oreille humaine dans l'herbe d'une friche en rentrant chez lui. Il y a un basculement&#160;: Lumberton petite ville tranquille devient un autre lieu, ce qui d&#233;clenche un tout autre rapport aux personnages et &#224; leur environnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Tu entretiens avec les espaces, les lieux un rapport singulier, l'exposition &lt;i&gt;Utopos&lt;/i&gt; nous en donne quelques clefs. Peux-tu nous dire o&#249; se trouvent les racines, les moments et les lieux qui t'ont donn&#233; &#224; envisager de construire ton travail de cette mani&#232;re&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Je me souviens avoir pass&#233; de nombreuses heures, seul, lorsque j'&#233;tais enfant et adolescent, &#224; arpenter les couloirs, les salles de classe, du tr&#232;s grand lyc&#233;e dans lequel ma famille et moi occupions un logement de fonction durant des ann&#233;es. Bien s&#251;r, je parcourais l'&#233;tablissement en tant qu'&#233;l&#232;ve, mais plus particuli&#232;rement &#224; des moments o&#249; les lieux vid&#233;s de leurs activit&#233;s, immenses et silencieux, souvent le soir, et m&#234;me la nuit, me laissaient envisager qu'il y avait une autre mani&#232;re de les sillonner, d'y attendre, d'y r&#233;fl&#233;chir et d'y agir. Ces exp&#233;riences m'ont certainement aid&#233; &#224; comprendre qu'au-del&#224; de la fonctionnalit&#233; des lieux, les moments et le temps par lesquels je me les appropriais y &#233;taient pour beaucoup dans la construction que je m'en faisais en dehors de leurs limites physiques. Je crois qu'un lieu est avant tout une question de temps. Au d&#233;but de l'entretien, tu avais formul&#233; ta question en employant le terme &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;accointance&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; plut&#244;t que &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;rapport&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, je trouve ce terme plus juste peut-&#234;tre dans son &#233;tymologie qui parle de faire connaissance et de se lier, en l'occurrence avec les lieux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Quand tu d&#233;finis le lieu comme une unit&#233; temporelle, ne te semble-t-il pas que c'est justement la possibilit&#233; pour le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice d'avoir une entr&#233;e dans ton travail&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: L'imm&#233;diatet&#233; est fascinante, mais trop pr&#233;gnante pour &#234;tre juste ou vraie, elle est un instant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; &#224; mon sens, il n'y a que le temps qui construit les espaces, et c'est la dur&#233;e qui m'int&#233;resse en premier lieu dans mes propositions. Je pr&#233;f&#232;re l'impermanence &#224; l'imm&#233;diatet&#233;. C'est dans la dur&#233;e d'observation que je propose de saisir les glissements qui s'op&#232;rent. Il y a deux &#339;uvres qui m'ont marqu&#233;, et qui ont cristallis&#233; ce &lt;i&gt;background&lt;/i&gt; perceptif li&#233; aux espaces qui m'est essentiel&#160;: &lt;i&gt;In as much as it is always already taking place &lt;/i&gt; de Gary Hill et &lt;i&gt;Haus u r&lt;/i&gt; de Gregor Schneider, deux &#339;uvres que j'ai vues &#224; peu de temps d'intervalle et qui sont pour moi tr&#232;s proches l'une de l'autre dans leurs propos. Elles disent ce m&#234;me questionnement sur les rapports complexes entre un corps et son appartenance &#224; un espace singulier, social pour Schneider, et philosophique (philologique) pour Hill. Entre perte et construction, langage et praxis les deux pi&#232;ces plongent le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice dans cette impermanence. C'est-&#224;-dire dans l'acceptation d'un ici et maintenant volatil, angoissant par moment, et qui au final nous positionne avec une injonction &#224; penser, &#224; se penser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Pour &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/lat-44o56-44-55-long-0o37-14-76' class=&#034;spip_in&#034;&gt;lat 44&#176;56' 44.55'' long 0&#176;37' 14.76''&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; tu as choisi de conserver la salle qui accueille l'installation dans l'&#233;tat o&#249; elle se trouvait le jour du montage de l'exposition. Pourquoi ce choix, alors que les autres pi&#232;ces sont pr&#233;sent&#233;es de mani&#232;re plus classique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: &lt;i&gt;lat 44&#176;56' 44.55'' long 0&#176;37' 14.76''&lt;/i&gt; s'inscrit dans le lieu tel qu'il est, tel que l'a transform&#233; l'activit&#233; qui s'y est d&#233;roul&#233;e durant les mois pr&#233;c&#233;dant l'exposition. Une projection de 80 diapositives vient s'ins&#233;rer dans le tissu des &#233;l&#233;ments mobiliers de la salle plong&#233;e dans une semi-p&#233;nombre. Cet espace d&#233;di&#233; au rangement, &#224; l'accumulation, reste une partie d'&#192; Suivre...lieu d'art qui se modifie au fur et &#224; mesure de son utilisation&#160;: stockage, projections vid&#233;o, ou lieu de passage qu'il redevient entre les deux parties de l'exposition. La s&#233;rie de diapositives est en elle-m&#234;me une suite d'images que l'on comprend vite &#234;tre alt&#233;r&#233;es par un processus de d&#233;gradation dont on ne conna&#238;t pas l'origine. Ce processus laisse entrevoir des bribes d'&#233;l&#233;ments narratifs qui permettent de saisir &#224; la vol&#233;e que ces images sont li&#233;es &#224; la fois par le contenu qui en dispara&#238;t, mais aussi par le titre de la pi&#232;ce qui les situe g&#233;ographiquement. La projection vient ouvrir une fen&#234;tre. Le rapport formel entre la d&#233;gradation des images et l'&#233;tat de la salle fonctionne dans une compensation narrative et une interaction, entre accumulations et disparitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Juste apr&#232;s, on p&#233;n&#232;tre dans un corridor, o&#249; un grand texte blanc sur fond noir (&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/souviens-toi-que-tu-n-es-pas-la' class=&#034;spip_in&#034;&gt;souviens-toi que tu n'es pas l&#224;&lt;/a&gt;) vient comme une injonction, remettre en cause tout ce que l'on vient de voir. Le texte interroge, interpelle le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice d'une mani&#232;re assez violente puisqu'il mesure environ quatre m&#232;tres de long sur un m&#232;tre de hauteur. Il est pour moi, &#224; ce moment, comme un contrepoint de la citation de Wittgenstein dans la pi&#232;ce &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/accession' class=&#034;spip_in&#034;&gt;accession&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Oui, d'un c&#244;t&#233; les choses n'existent que parce que tu les regardes suppos&#233;ment, et par la suite tu es press&#233; de saisir que c'est toi qui n'es pas pr&#233;sent&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e, ou tout du moins pas en permanence. C'est cette incertitude qui me pla&#238;t dans l'id&#233;e du non-lieu. C'est la certitude ou l'incertitude de la femme jou&#233;e par Delphine Seyrig dans &lt;i&gt;L'ann&#233;e derni&#232;re &#224; Marienbad&lt;/i&gt; d'Alain Resnais. Je retrouve ce sentiment &#233;galement chez le lecteur qui suit Faustine apparaissant aux yeux de Louis, inlassablement, dans &lt;i&gt;L'invention de Morel&lt;/i&gt; d'Adolpho Bioy Casares. Ce sont des espaces qui se construisent parce que nous sommes l&#224; vivants, actifs, et r&#233;actifs. Mais pour revenir &#224; ta question, oui, c'est une sorte de contrepoint entre les deux pi&#232;ces qui am&#232;ne je suppose &#224; repenser sa place, et comment ce qui nous entoure forme notre pr&#233;sence/existence ou pas. Ce qui m&#232;ne, dans le cheminement de l'exposition, &#224; la salle qui accueille l'installation &lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/constuire-avec-le-s-reste-s-2010' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;construire avec le(s) reste(s)&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. R&#233;alis&#233; en n&#233;ons, le texte-titre de la pi&#232;ce pos&#233;e au sol est au milieu d'un ensemble de n&#233;ons qui ne fonctionnent plus (certains sont bris&#233;s), except&#233; deux d'entre-eux qui, allum&#233;s, viennent souligner l'architecture de la salle. J'aime cette ambivalence s&#233;mantique des parenth&#232;ses qui forc&#233;ment va vers le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice. Les parenth&#232;ses sont comme un geste vers lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: C'est un geste qui veut rendre attentif le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice finalement, et j'y vois l&#224;, la question de l'attention qui est au c&#339;ur de deux de tes vid&#233;os &lt;i&gt;vanishing point&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/livid-rooms' class=&#034;spip_in&#034;&gt;livid rooms bedroom&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: &lt;i&gt;livid rooms bedroom&lt;/i&gt;, r&#233;alis&#233;e avec des images collect&#233;es sur internet, montre bien comment cette impermanence des choses, c'est-&#224;-dire le mouvement, que je souhaite activer, peut tout simplement surgir d'images fixes diffus&#233;es tr&#232;s rapidement &#224; 25 images diff&#233;rentes par seconde (fr&#233;quence des images d'une vid&#233;o). Chacun&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e va mat&#233;rialiser un espace, ici une chambre, &#224; partir de l'ensemble des images qui s'encha&#238;nent. La persistance r&#233;tinienne de chacun&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;e travaille &#224; construire cette chambre, mais &#233;galement &#224; la d&#233;construire, et reconstruire. Au final, la question se pose de savoir s'il y a une forme visible existante de cette chambre. &lt;i&gt;livid rooms bedroom&lt;/i&gt; requiert une attention du&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;de la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice qui est totalement diff&#233;rente de celle demand&#233;e pour &lt;i&gt;vanishing point&lt;/i&gt;. Les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#233;v&#233;nements&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; qui se d&#233;roulent dans &lt;i&gt;vanishing point &lt;/i&gt; prennent place dans un lieu, qu'on suppose &#234;tre un b&#226;timent en construction, mais qui pourrait &#234;tre une ruine. Les plans fixes se succ&#232;dent dans les pi&#232;ces du b&#226;timent, au rythme d'une sorte de bourdonnement. Rien ne bouge en apparence. Pourtant, de petits faits se r&#233;v&#232;lent au&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;&#224; la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice tr&#232;s attentif&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;ve et construisent une narration de l'appropriation de cet espace par un personnage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Avec ces deux films, tu joues pour moi avec la r&#233;sistance physique du&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;de la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice. Rester assez longtemps pour apercevoir les &#233;v&#233;nements ou bien r&#233;ussir &#224; supporter les effets stroboscopiques d'une vid&#233;o qui d&#233;file &#224; 25 images diff&#233;rentes &#224; la seconde. Dans les deux cas, l'image reste unique, et se construit pour chacun en r&#233;sistance &#224; ces contraintes physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Le ou la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice ne peut &#234;tre, en aucun cas passif&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;ve, m&#234;me s'il ou elle n'interagit absolument pas avec ce qui se d&#233;roule devant lui&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;elle dans les vid&#233;os. Il n'est pas question d'interactivit&#233;, mais d'activit&#233; devant mes pi&#232;ces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Revenons au d&#233;but du parcours. &lt;i&gt;accession&lt;/i&gt; se trouve &#234;tre la premi&#232;re installation que l'on voit dans l'exposition. Autant l'ensemble des pi&#232;ces de l'exposition nous laisse libres de nos mouvements, ici l'&#339;uvre, qui parle d'acc&#233;der &#224; quelque chose, nous enferme physiquement, sur le plan auditif &#233;galement, nous pousse hors du lieu de l'exposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: &lt;i&gt;accession&lt;/i&gt; est un couloir en cartons empil&#233;s d'environ trois m&#232;tres de haut. On peut y p&#233;n&#233;trer et, au fond, on d&#233;couvre un casque par lequel une bande son est propos&#233;e &#224; l'&#233;coute. La bande sonore nous transporte dans un autre environnement, plut&#244;t liquide et mouvant, et par moments au milieu du flux, on entend un extrait de &lt;i&gt;De la certitude&lt;/i&gt; de Ludwig Wittgenstein, la note 214. S'ouvrent alors des perspectives de r&#233;flexion sur ce que je montre dans l'exposition, mais aussi sur comment construire les espaces de vie qui nous entourent. C'est une invitation &#224; reconsid&#233;rer notre environnement imm&#233;diat. La note de Wittgenstein est une mani&#232;re pour moi de concr&#233;tiser nos d&#233;placements, de les rendre tangibles et efficients. Simplement, si je suis l&#224; &#224; un moment donn&#233;, j'agis &#224; la fois l&#224; o&#249; je me trouve, mais &#233;galement potentiellement l&#224; o&#249; je ne suis pas. La s&#233;rie de vid&#233;os &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/immobile-2009' class=&#034;spip_in&#034;&gt;immobiles&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; qui se trouvent juste derri&#232;re &lt;i&gt;accession&lt;/i&gt;, parle clairement de cette volont&#233; d'agir qui est souvent contrari&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Quand on prend les escaliers pour acc&#233;der &#224; l'&#233;tage, on passe par la plate-forme, o&#249; deux &#233;tranges sculptures se font face, en s'en approchant, on comprend qu'il y a un dispositif, et qu'il ne s'agit pas que de volumes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Ces deux objets, nomm&#233;s &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/boites-urbaines-2010' class=&#034;spip_in&#034;&gt;bo&#238;tes urbaines&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, l&#233;g&#232;rement flottants sur leurs socles m&#233;talliques dont il ne reste plus que les ar&#234;tes peintes en noir, sont des bo&#238;tes constitu&#233;es de deux calages en papier m&#226;ch&#233; que l'on trouve dans les cartons d'emballage d'appareils ou d'objets. Ce sont les deux calages oppos&#233;s qui enserrent un m&#234;me objet dans son carton, joints par des &#233;lastiques, formant ainsi un espace clos. Cet espace clos, je propose au&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;&#224; la spectateur&lt;span aria-hidden='true'&gt;&#183;&lt;/span&gt;rice d'y p&#233;n&#233;trer par le regard &#224; travers un judas. L'inversion du r&#244;le du judas, qui ici donne acc&#232;s visuellement &#224; l'int&#233;rieur, contrairement &#224; son utilisation habituelle, est le processus de basculement qui m'int&#233;resse puisque le rapport &#224; l'espace intime/priv&#233; et visible/public s'inverse. Au lieu d'enfermer le regard dans la bo&#238;te, l'action de se pencher pour voir &#224; travers le judas cr&#233;e une ouverture dans une sorte d'environnement circonscrit dont on a du mal &#224; d&#233;finir la taille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FK&lt;/span&gt;&#160;: Sur la mezzanine, on d&#233;couvre &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/blur' class=&#034;spip_in&#034;&gt;blur breaches&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;ouverture&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/parcelles-51791' class=&#034;spip_in&#034;&gt;parcelles&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Ces images, Polaro&#239;ds, photocopies et dessins, nous projettent dans des univers formels tr&#232;s diff&#233;rents les uns des autres, mais qui parlent encore une fois de lieux, d'espaces singuliers qui pourraient nous absorber, que l'on pourrait tout aussi bien agencer &#224; notre guise. Le vide au sol de la mezzanine laisse une libert&#233; de circulation et de mouvement face aux images, et contraste fortement avec le plein de la salle du dessous o&#249; l'on doit aller chercher les images dans l'installation &lt;i&gt;lat 44&#176;56' 44.55'' long 0&#176;37' 14.76''&lt;/i&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;GH&lt;/span&gt;&#160;: Il en reste de toute mani&#232;re une volont&#233; pour moi de proposer au public des exp&#233;riences du sensible li&#233;es &#224; des exp&#233;riences de pens&#233;e, d'imagination et de po&#233;sie. C'est dans cet &#233;cart, dans la perte ou l'accentuation du moment o&#249; l'&#339;uvre est montr&#233;e, que se jouent de mani&#232;re souvent t&#233;nue, m&#234;me imperceptible, les liens que j'engage avec le spectateur. Il s'agit de mobiliser chez lui l'attention, la concentration, la r&#233;flexion, mais &#233;galement l'intuition.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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