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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
	<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/</link>
	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>&#171;&#160;In Medio Aquae&#160;&#187;&#160;: fragilit&#233; et r&#233;sistance du vivant</title>
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		<dc:creator>Elisa Rigoulet</dc:creator>



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&lt;p&gt;La double dimension entre ce qui est pr&#233;cieux et ce qui contamine, ce qui soigne et ce qui d&#233;truit est au c&#339;ur du travail de Camille Benbournane. Le drame de la mont&#233;e des eaux, de l'&#233;rosion des littoraux et plus largement du r&#233;chauffement climatique flirte toujours avec l'id&#233;e de r&#233;silience et d'utopie. &#192; travers l'&#233;tude du littoral Atlantique, de ses transformations naturelles et des fantastiques r&#233;sistances des stations baln&#233;aires - qui s'accrochent inconditionnellement aux rivages comme&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La double dimension entre ce qui est pr&#233;cieux et ce qui contamine, ce qui soigne et ce qui d&#233;truit est au c&#339;ur du travail de Camille Benbournane. Le drame de la mont&#233;e des eaux, de l'&#233;rosion des littoraux et plus largement du r&#233;chauffement climatique flirte toujours avec l'id&#233;e de r&#233;silience et d'utopie. &#192; travers l'&#233;tude du littoral Atlantique, de ses transformations naturelles et des fantastiques r&#233;sistances des stations baln&#233;aires - qui s'accrochent inconditionnellement aux rivages comme pour observer la fin du monde - l'artiste nous parle de m&#233;lancolie, de ruines et d'espoirs.&lt;br class='manualbr' /&gt;Son travail se d&#233;ploie sous formes d'installations comme une fiction post-apocalyptique qui se divise en chapitres. Le dernier volet de cette dystopie intitul&#233;e &lt;i&gt;In Medio Aquae&lt;/i&gt; pr&#233;sente une s&#233;lection de c&#233;ramiques confectionn&#233;es en terre de Brach provenant des gr&#232;s m&#233;docains, une des derni&#232;res briqueteries de la p&#233;ninsule.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles sont dispos&#233;es sur des tables et sur des textiles abandonn&#233;s. Nous sommes en 2075. Des gens festoient autour d'un repas qu'est venue interrompre une forte temp&#234;te, arrachant tout et laissant pour seuls souvenirs des fragments. Les vestiges d'objets sur lesquels algues et coquillages sont venus se lover, sont entour&#233;s de perles de bijoux bris&#233;s, de nacres ramass&#233;es sur les plages et de d&#233;bris de plastiques provenant de la p&#234;che. Ils dessinent un monde &#224; l'&#233;tat de survivance.&lt;br class='manualbr' /&gt;Par le biais de la science-fiction, Camille Benbournane livre une analyse environnementale mais construit aussi un espace de survie et de possibles. Elle imagine sous forme de conte un futur territoire qui rena&#238;trait de la catastrophe. L'installation est accompagn&#233;e d'un r&#233;cit sonore o&#249; les mots de l'artiste sous forme d'&#233;pop&#233;e nous parlent de la gen&#232;se d'une r&#233;gion, des mythologies qui la fa&#231;onnent et des personnages qui les transmettent, le sourcier ou le capitaine de marine. La zone baln&#233;aire, la grotte, la dune et les &#238;lots sont comme les lieux d'un sc&#233;nario de r&#233;sistance dont les oeuvres seraient les t&#233;moins tangibles. La mer qui entoure et borde ces espaces est symboliquement l'&#233;l&#233;ment liquide qui lie tout le travail. Elle incarne le conflit cher &#224; l'artiste entre ce qui donne la vie et ce qui la menace, elle incarne la pr&#233;cieuse fragilit&#233; du vivant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le r&#233;el est bien plus grand vu du dedans</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Le-reel-est-bien-plus-grand-vu-du-dedans</link>
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		<dc:creator>Elisa Rigoulet</dc:creator>



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&lt;p&gt;La relation de Camille Beauplan &#224; la peinture commence par une curiosit&#233; pour les cuisines contemporaines, leur hygi&#233;nisme, leur neutralit&#233; et leur artificialit&#233;, ce lieu &#224; l'origine de gourmandise et de partage rendu &#224; l'&#233;tat de surface de laboratoire. L'utilisation de l'acrylique permet alors &#224; l'artiste d'&#234;tre au plus proche de son sujet et de mettre &#224; l'inverse la peinture &#224; distance, son potentiel d'imaginaire et de fiction. Elle veut se prouver par l'hyper-r&#233;alisme des couleurs, des&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La relation de Camille Beauplan &#224; la peinture commence par une curiosit&#233; pour les cuisines contemporaines, leur hygi&#233;nisme, leur neutralit&#233; et leur artificialit&#233;, ce lieu &#224; l'origine de gourmandise et de partage rendu &#224; l'&#233;tat de surface de laboratoire. L'utilisation de l'acrylique permet alors &#224; l'artiste d'&#234;tre au plus proche de son sujet et de mettre &#224; l'inverse la peinture &#224; distance, son potentiel d'imaginaire et de fiction. Elle veut se prouver par l'hyper-r&#233;alisme des couleurs, des formes et des courbes sa capacit&#233; technique &#224; recr&#233;er le r&#233;el. &lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s une pause de quelques ann&#233;es, Camille Beauplan renoue avec la toile en se moquant des choses banales autour de nous et qui ne fonctionnent pas&#160;: un mobilier urbain &#224; l'abandon, un objet oubli&#233;, une fen&#234;tre tagu&#233;e, un si&#232;ge de tourniquet vol&#233;. Des situations qui &#233;voquent l'&#233;chec comme la po&#233;sie, une ode d&#233;j&#224; &#224; l'ambivalence. Puis l'artiste devient m&#232;re, et donner la vie, c'est un peu aussi s'inscrire dans le cycle de la mort. La puissante fragilit&#233; qui s'installe soudain doit &#234;tre apprivois&#233;e, tenue et contenue. L&#224; encore, la technique en peinture est une d&#233;monstration de force, la preuve d'une capacit&#233; &#224; faire et &#224; s'adapter. Elle est aussi une r&#233;sistance &#224; l'isolement psychologique et organise m&#233;ticuleusement dans l'espace de la toile ce que l'esprit ne sait pas traiter ou ordonner. Elle est le parachute, le garde-fou.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis elle l&#226;che. Dans une valse prolong&#233;e avec la mort, l'artiste flirte petit &#224; petit avec une pens&#233;e plus fluide, en diagonale, arborescente. Accepter le d&#233;sordre ext&#233;rieur, accepter le d&#233;sordre en soi et accepter enfin le d&#233;sordre dans la peinture. L&#226;cher. Ch&#233;rir le flou. Camille Beauplan lit en effet l'espace comme un livre, de gauche &#224; droite et en deux dimensions. La peinture &#224; l'huile devient alors le medium d'une plong&#233;e psychique et d'une rupture avec les plans, un refus de situer et de limiter la sc&#232;ne, une volont&#233; de diluer. Tout devient mou, drap&#233;, horizontal. Les supports eux-m&#234;mes explosent, la toile devient parfois du papier, le papier se maroufle sur du carton, les motifs apparaissent sur des tapisseries en impressions sur vinyl mat, Camille Beauplan accepte d'explorer les possibles. C'est liquide et vertigineux. Le r&#233;el est bien plus grand vu du dedans. Dans cette nouvelle n&#233;cessit&#233; de vivre, la peinture doit &#234;tre une odeur, une chaleur, une chair, un mouvement. L'artiste se tourne vers l'installation comme une extension de l'action dans l'espace, une nouvelle exploration de la vision, une omniscience du vivant. Le vivant d'ailleurs appara&#238;t, et avec lui des figures. Elles viennent faire l'exp&#233;rience du monde dont on avait d&#233;j&#224; cern&#233; la d&#233;solation. Elles vont certainement choisir un des si&#232;ges du tourniquet et essayer de le faire tourner.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On respire. Puis, on plonge. La vision est fractur&#233;e, anamorphos&#233;e, quasi psych&#233;d&#233;lique. Tout discute. Le fond et le sujet fusionnent dans un abandon d&#233;finitif des plans. Les lumi&#232;res, les textures, les ondulations dessinent un mouvement d'aspiration. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;D&#233;liquescence, d&#233;formation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, dit l'artiste. C'est le r&#232;gne de l'entre-deux magique. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Presque&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; comme la po&#233;sie de l'ordinaire, de la vie normale, du vrai. Alors, la peinture de Camille Beauplan d&#233;sacralise et invite au repos. Elle fait la paix avec la maladie, le temps qui passe, le corps qui vieillit. Elle porte le formidable pouvoir th&#233;rapeutique de la transformation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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