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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>&#171;&#160;Ne rien attendre&#160;&#187;</title>
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		<dc:date>2024-04-23T10:29:52Z</dc:date>
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		<dc:creator>Patricia Le&#243;n</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pourquoi dessine Michel Herreria&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Pour rendre visible que le mot&#160;erre, non par hasard invit&#233; dans son nom, est une conqu&#234;te&#160;: celle d'une langue li&#233;e &#224; la pens&#233;e. Par le geste. Michel&#160;erre&#160;avec son crayon, pour nous montrer l'intensit&#233; en mouvement et qu'il est possible de bousculer les repr&#233;sentations, de les faire bouger. En cheminant dans son travail, nous entrons peu &#224; peu en relation avec ces hommes qui s'&#233;tirent de toutes leurs forces, se recroquevillent, se plient, se courbent, se&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pourquoi dessine Michel Herreria&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rendre visible que le mot&#160;&lt;i&gt;erre&lt;/i&gt;, non par hasard invit&#233; dans son nom, est une conqu&#234;te&#160;: celle d'une langue li&#233;e &#224; la pens&#233;e. Par le geste. Michel&#160;&lt;i&gt;erre&lt;/i&gt;&#160;avec son crayon, pour nous montrer l'intensit&#233; en mouvement et qu'il est possible de bousculer les repr&#233;sentations, de les faire bouger. En cheminant dans son travail, nous entrons peu &#224; peu en relation avec ces hommes qui s'&#233;tirent de toutes leurs forces, se recroquevillent, se plient, se courbent, se mettent &#224; quatre pattes, se laissent - ou se font brutalement - traverser par des objets. Ces hommes trou&#233;s, en cage ou en prison se r&#233;v&#232;lent, de fa&#231;on lumineuse, dans la continuit&#233; du trait, de l'espace et surtout dans les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;objets-prolongations-de-soi&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, nous faisant ainsi lire et sentir ce que veut dire&#160;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;se conformer &#224; &#234;tre des individus repr&#233;sentatifs&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'exposition&#160;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Ne-rien-attendre&#034;&gt;Ne rien attendre&lt;/a&gt; il faut se laisser traverser par la violence de cette impasse, la vivre en temps r&#233;el. Ces peintures sont des cris, elles nous font vivre le monde brutal, &#233;tranger de l'homme encha&#238;n&#233; &#224; ses circonstances, mais aussi et surtout de l'homme qui ne trouve pas son chez-soi dans&#160;&lt;i&gt;La maison d&#233;pressive de la politique&lt;/i&gt;,&#160;qui ne peut pas s'accommoder d'&#234;tre devenu&#160;&lt;i&gt;L'otage des normes&lt;/i&gt;, otage du verbe, otage des&#160;&lt;i&gt;Discussions qui ne lui disent plus rien&lt;/i&gt;,&#160;enfin, otage d'une pens&#233;e model&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces peintures, la plasticit&#233;, le tiraillement, la couleur s'imposent comme une force&#160;: par son propre mouvement, l'homme s'ouvre &#224; respirer le dehors qui l'asphyxie.&#160;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Ne rien attendre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#160;c'est r&#233;sister en acte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Herreria, oppose &#224; la pens&#233;e model&#233;e, la pens&#233;e faite des mots-de-lait. Il y a un hors-page qui se dessine dans son travail. Comme en creux, chaque &#339;uvre nous fait sentir la pr&#233;sence d'une perte&#160;: celle de l'humain. Dans&#160;&lt;i&gt;Les Ciments&lt;/i&gt;&#160;par exemple, la d&#233;sarticulation, la rupture est physique. Elle invite chaque homme &#224; faire l'exp&#233;rience de se d&#233;p&#234;trer de ce qui l'emp&#234;che d'agir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mensonges sociaux et politiques ne peuvent &#234;tre questionn&#233;s si nous oublions que le saut lib&#233;rateur est en nous. Ces hommes masqu&#233;s nous rappellent que, dans le th&#233;&#226;tre, le vrai acteur ne porte pas de masque. L'homme est acteur par son jeu, par son pari, par la fa&#231;on dont il mesure comment il est reli&#233; aux autres et aux choses afin de se r&#233;inventer. Ainsi peut-il rena&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans&#160;&lt;i&gt;La maison d&#233;pressive de la politique&lt;/i&gt;&#160;cette main entre le dehors et le dedans ne s'accommode pas de la situation. Elle est la main qui dessine pour se r&#233;v&#233;ler contre le mur des r&#233;alit&#233;s assembl&#233;es. Le d&#233;sir d'affranchissement est dans cette rencontre entre l'&#233;criture et l'image. Cette main n'est pas m&#233;taphore de la parole, elle est un &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;mot&#8211;chose&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, soutenue par une colonne sans fin pour nous dire que le temps de l'attente est fini.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Ne rien attendre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#160;c'est oser ouvrir sa main avide de promesses. Dans le travail de Michel Herreria, cette main se fait mouvement, peinture, errance pour ouvrir l'horizon&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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