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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>&#171;&#160;Sans r&#233;serve&#160;&#187;</title>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Romain Salomon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D'un point de vue technique, le terme de &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;RESERVE&lt;/span&gt; dans les Beaux-arts d&#233;finit l'espace laiss&#233; vierge par l'artiste. D'un point de vue g&#233;ographique, il d&#233;finit un territoire au p&#233;rim&#232;tre bien pr&#233;cis. D'un point de vue humain, il d&#233;finit un caract&#232;re timide. Le travail de Michel Herreria prend le contre-pied de ses diff&#233;rentes d&#233;finitions pour cr&#233;er une &#339;uvre sans barri&#232;res, sans tabous, sans hi&#233;rarchie des genres et des sujets. Avec beaucoup d'humour, cet artiste est en rapport&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-24842" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;D'un point de vue technique, le terme de &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;RESERVE&lt;/span&gt; dans les Beaux-arts d&#233;finit l'espace laiss&#233; vierge par l'artiste. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue g&#233;ographique, il d&#233;finit un territoire au p&#233;rim&#232;tre bien pr&#233;cis. D'un point de vue humain, il d&#233;finit un caract&#232;re timide. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de Michel Herreria prend le contre-pied de ses diff&#233;rentes d&#233;finitions pour cr&#233;er une &#339;uvre sans barri&#232;res, sans tabous, sans hi&#233;rarchie des genres et des sujets.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec beaucoup d'humour, cet artiste est en rapport direct avec la soci&#233;t&#233; et ses maux. Il trace une construction de la pens&#233;e commune et personnelle par l'interm&#233;diaire d'un personnage apparu sans pr&#233;m&#233;ditation. Commun &#224; tous ses dessins et peintures, cet inconscient de l'artiste repr&#233;sente un protagoniste portraitur&#233; d'un seul trait, simple, inexpressif, sans attributs sexuels, avec une t&#234;te bien ronde et un long nez. Repr&#233;sentatif de l'humain, il est positionn&#233; et malmen&#233; dans des situations publiques et politiques, orchestr&#233;es par la pens&#233;e de l'artiste. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par prolongation de ses membres ou en tant que participation active ou passive, son protagoniste est au c&#339;ur de machines. Le trader id&#233;ologique plein de croyances et de convictions ach&#232;te et vend des actions. Cet homme est d&#233;shumanis&#233;, ses &#233;changes sont standardis&#233;s au point de le positionner &#224; un degr&#233; inf&#233;rieur &#224; l'industrie. Les fonctions sont invers&#233;es, l'humain devient un rouage m&#233;canique et a d&#233;sormais besoin de la machine pour fonctionner. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ses peintures sur papier, semblent &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans une logique de construction o&#249; la ligne dessin&#233;e et &#233;crite se fait au fur et &#224; mesure de la r&#233;flexion. Le langage rendu en partie par l'&#233;crit se traduit par des notes et des listes de mots &#233;num&#233;rant ses pens&#233;es sur une r&#233;alit&#233; donn&#233;e. Ces annotations importantes pour Herreria sont comme une d&#233;monstration sur un tableau noir. Le titre &#233;crit en gros de mani&#232;re lisible et illisible s'explicite ensuite par un raisonnement logique et illogique &#224; la fois. Les id&#233;es se bousculent, sont griffonn&#233;es et ray&#233;es, se compl&#232;tent et s'opposent. Les phrases telles que &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;d&#233;rouler le monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;un discours qui file le monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Rouler le monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; se finalisent par le fileur de comp&#233;tences. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'esth&#233;tique de la pens&#233;e de Michel Herreria est celle d'un questionnement sur la vie. Pos&#233;e sur le papier, sous la forme d'une ligne fixe ou anim&#233;e, sa pens&#233;e est action. Par sa fonction plastique et th&#233;orique, la ligne conf&#232;re une identit&#233; &#224; son dessin. Elle est rature, d&#233;lin&#233;ament des aplats de couleurs et elle sert de lien &#224; diff&#233;rents &#233;v&#232;nements. D&#233;viant, hors cadre, son art transpire la vie et les faits sociaux. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Sans-Reserve&#034;&gt;Sans r&#233;serve&lt;/a&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, Michel Herreria se trouve donc dans un interstice, en tension entre des propos de constat et/ou de d&#233;nonciation purement politique et un art qui manie le climat ambiant de notre soci&#233;t&#233;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Michel Herreria, Les &#171;&#160;mauxmots&#160;&#187; de la soci&#233;t&#233;</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Michel-Herreria-Les-mauxmots-de-la-societe</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Romain Salomon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;C'est un d&#233;coupage des temps et des espaces, du visible et de l'invisible, de la parole et du bruit qui d&#233;finit &#224; la fois le lieu et l'enjeu de la politique comme forme d'exp&#233;rience. La politique porte sur ce qu'on voit et ce qu'on peut en dire, sur qui a la comp&#233;tence pour voir et la qualit&#233; pour dire, sur les propri&#233;t&#233;s des espaces et les possibles du temps.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Jacques Ranci&#232;re. Michel Herreria est un dessinateur du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XXI&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Le dessin n'est plus seulement &#224; entendre et&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-24842" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_mention'&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;C'est un d&#233;coupage des temps et des espaces, du visible et de l'invisible, de la parole et du bruit qui d&#233;finit &#224; la fois le lieu et l'enjeu de la politique comme forme d'exp&#233;rience. La politique porte sur ce qu'on voit et ce qu'on peut en dire, sur qui a la comp&#233;tence pour voir et la qualit&#233; pour dire, sur les propri&#233;t&#233;s des espaces et les possibles du temps &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Ranci&#232;re, Le Partage du sensible. Esth&#233;tique et politique, Paris, La (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Jacques Ranci&#232;re.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Herreria est un dessinateur du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XXI&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle. Le dessin n'est plus seulement &#224; entendre et comprendre au sens traditionnel du terme, un trait &#224; la mine de plomb sur papier, mais il traverse tous les domaines de la cr&#233;ation. Cet artiste dessine, peint, sculpte, &#233;crit, th&#233;&#226;tralise et sonorise un trac&#233; dans l'id&#233;e d'explorer la r&#233;alit&#233; et non de se limiter. La peinture compl&#232;te le feutre et l'encre sur papier, la ligne est gratt&#233;e, elle est num&#233;rique, fixe ou anim&#233;e et va jusqu'&#224; se transformer en application. Qu'il soit mis en sc&#232;ne dans des installations, serve au d&#233;cor pour un th&#233;&#226;tre avec la compagnie Atelier M&#233;canique G&#233;n&#233;rale Contemporaine, pour une affiche d'exposition du Centre international de po&#233;sie de Marseille, d'animation pour la London School of Economics and Political Science &#224; Londres et de griffonnage pour Iphone, le trait est chez Michel Herreria investi dans tous les champs d'action pour d&#233;livrer un art &#224; l'humour fondateur et dont la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;force est son empreinte sur la r&#233;alit&#233; sociale &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean-Fran&#231;ois Dumont dans un entretien avec l'auteur, Paris, 26&#160;mars 2011. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;cho&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#339;uvre de Michel Herreria est une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;grande s&#233;rie &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M.&#160;Herreria, dans un entretien avec l'auteur, Paris, 26&#160;mars 2011. Toutes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; sur la soci&#233;t&#233;. Les titres explicites et implicites de ses &#339;uvres font &#233;cho &#224; la politique &#8211; &lt;i&gt;Le D&#233;sert politique&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pathologies politiques&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Pens&#233;es de faux-jetons&lt;/i&gt; &#8211;, &#224; l'&#233;conomie &#8211; &lt;i&gt;Le Marais &#233;conomique&lt;/i&gt; &#8211; ou encore au changement des comportements sociaux avec &lt;i&gt;Seul ensemble&#8230; &lt;/i&gt; Ce titre &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Titre &#233;ponyme de son exposition &#224; la galerie Marion Meyer Contemporain, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; d&#233;finit sa volont&#233; de traduire les maux d'une soci&#233;t&#233; toujours plus difficile &#224; appr&#233;hender. &#192; l'&#232;re de l'hypercommunication, l'individu, de plus en plus reli&#233; au monde, semble moins seul, et pourtant&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;Pour &#233;viter tout malentendu et toute cat&#233;gorisation, il faut d'embl&#233;e indiquer la r&#233;ponse de l'artiste &#224; la question &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Penses-tu qu'il existe un art &#224; port&#233;e sociale et que ton art en fait partie&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Non&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;! Mon projet est ambitieux mais pas pr&#233;tentieux. Par contre si cela peut les d&#233;ranger, les molester un peu, les faire sourire, l&#224; oui.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Par &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;les&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, il entend le public qu'il ne souhaite pas instruire, mais surprendre en pointant du doigt des faits sociaux qu'il manie avec distance humoristique et d&#233;rision. Ses dessins ne sont pas directement coll&#233;s &#224; un &#233;v&#233;nement du jour ou de la veille, sinon, comme il l'indique lui-m&#234;me, il aurait fait du dessin de presse. Ses films d'animation, &lt;i&gt;Les Gestionnaires de transparence&lt;/i&gt; (1998) et &lt;i&gt;Les Gestionnaires de l'apparence&lt;/i&gt; (2000), soulignent l'apparition des termes transparence et apparence en politique et dans notre soci&#233;t&#233;. D&#233;sormais monnaie courante, ces notions n'int&#233;ressent plus Herreria qui aime &#234;tre en amont des faits et mettre au jour ce qui passe inaper&#231;u. &#192; toute r&#232;gle il y a des exceptions. &lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Qui-repete-l-histoire&#034;&gt;&lt;i&gt;Qui r&#233;p&#232;te l'histoire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; (2002-2003)&lt;/a&gt;, s&#233;rie de 366 dessins num&#233;riques r&#233;alis&#233;e un an apr&#232;s le 11&#160;Septembre, retrace quotidiennement, sur une ann&#233;e, les d&#233;rives d'un syst&#232;me
du point de vue de la crise, de la guerre, de l'homme politique&#8230; En 2003, il y a la guerre en Irak et la fin du r&#233;gime de Saddam Hussein, l'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ONU&lt;/span&gt; condamne les attentats suicides des groupes palestiniens en Isra&#235;l, France T&#233;l&#233;com et Vivendi Universal annoncent des pertes records.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans un interstice, en tension entre des propos de constat et/ou de d&#233;nonciation purement politique et un art qui manie le climat ambiant de notre soci&#233;t&#233;, l'artiste s'investit et se trouve parfois au c&#339;ur de ce qu'il questionne. Lors de sa r&#233;sidence en ligne au centre de langues de la London School of Economics and Political Science en 2005-2006, il r&#233;alise une s&#233;rie d'animations
noir et blanc intitul&#233;e &lt;i&gt;Comment dire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; Comparables &#224; des sayn&#232;tes de la vie politique, il y pose diff&#233;rentes questions comme &lt;i&gt;Comment dire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? C'est dur la politique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Comment dire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Baguette
l&#233;gislative&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt; Il r&#233;pond &#224; la premi&#232;re par un homme isol&#233; qui fait le cri de Tarzan &#224; gorge d&#233;ploy&#233;e, dans une sorte d'appel au ralliement de la classe politique. Pour r&#233;pondre &#224; la seconde, un homme prend des d&#233;cisions &#224; l'aide de son nez &#8211; m&#233;taphore de la baguette l&#233;gislative, ce nez se trouve &#234;tre aussi long que celui du Pinocchio menteur. En 2011, Sciences-Po Paris lui a demand&#233; d'&#233;laborer un &lt;i&gt;syllabus&lt;/i&gt; conjuguant pratique artistique et th&#233;orie qu'il intitule &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;De la parole &#224; l'image &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lors de cette collaboration, Michel Herreria va travailler sur une nouvelle (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; afin de questionner les langues de bois. Comme les &#233;tudiants, l'artiste &#233;tudie, analyse les processus politiques mettant en jeu les rapports de pouvoir entre les individus, les groupes et au sein de l'&#201;tat. &lt;br class='manualbr' /&gt;Michel Herreria n'entend donc pas son art comme &#339;uvre sociale. &#192; ce propos, Jean-Fran&#231;ois Dumont dit qu' &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;il y a la r&#233;ponse de l'artiste et la r&#233;ponse de l'entourage de l'artiste qui, au contraire, peut penser qu'il peut y avoir une action. Pas une action au sens d'une action sociale, mais qu'il peut y avoir une prise de distance et donc une r&#233;flexion.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; L'artiste pr&#233;f&#232;re comparer cette action
aux &lt;i&gt;Caramelos pica-pica&lt;/i&gt;, ces bonbons &#224; plusieurs effets, d'abord acides, puis sucr&#233;s, et qu'on va finir par dig&#233;rer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une esth&#233;tique de la pens&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Herreria trace une construction de la pens&#233;e commune et personnelle par l'interm&#233;diaire d'un personnage apparu sans pr&#233;m&#233;ditation. Commun &#224; tous ses dessins et toutes ses peintures, cet inconscient de l'artiste repr&#233;sente un protagoniste portraitur&#233; d'un seul trait, simple, inexpressif, sans attributs sexuels, avec une t&#234;te bien ronde et un long nez. Repr&#233;sentatif de l'humain, il est positionn&#233; et malmen&#233; dans des situations publiques et politiques, orchestr&#233;es par la pens&#233;e de l'artiste. Ses peintures sur papier telles que &lt;i&gt;Les Paradeurs de l'ombre&lt;/i&gt; (2005), &lt;i&gt;La Politique de l'avatar&lt;/i&gt; (1998) ou encore &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/2009-2012&#034;&gt;La Voracit&#233; id&#233;ologique&lt;/i&gt; (2010)&lt;/a&gt; semblent &#234;tre r&#233;alis&#233;es dans une logique de construction o&#249; la ligne dessin&#233;e et &#233;crite se fait au fur et
&#224; mesure de la r&#233;flexion. Le langage rendu en partie par l'&#233;crit se traduit par des notes et des listes de mots &#233;num&#233;rant ses pens&#233;es sur une r&#233;alit&#233; donn&#233;e. Ces annotations importantes pour Herreria sont comme une d&#233;monstration sur un tableau noir. Le titre &#233;crit en gros de mani&#232;re lisible et illisible s'explicite ensuite par un raisonnement logique et illogique &#224; la fois. Les id&#233;es se bousculent, sont griffonn&#233;es et ray&#233;es, se compl&#232;tent et s'opposent. Le titre de l'&#339;uvre &lt;i&gt;Morose&lt;/i&gt; (2010) est d'abord
&#233;crit en vert, puis effac&#233; pour &#234;tre r&#233;&#233;crit en rose, pour ensuite &#234;tre sp&#233;cifi&#233; par une succession d'id&#233;es succinctes dont &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;urne de l'apparence&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;attention&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une politique &#224; l'eau de rose&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#8230;
Ray&#233; dans &lt;i&gt;R&#233;gulateur de parc humain&lt;/i&gt; (1999-2000), le repentir est visible comme pour &#233;noncer sa d&#233;marche intellectuelle. Cette derni&#232;re ne se veut pas pr&#233;cise, encore moins p&#233;dagogique, elle est au contraire pr&#233;sent&#233;e comme un processus de r&#233;flexion. La trace de l'id&#233;e pr&#233;c&#233;dente n'a pas besoin d'&#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;e aux rayons X. &#201;crits, personnages, ce monde incertain qui nous entoure s'effacent et s'affirment. Dans son exposition &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle aquitaine.org/Repentirs-mecaniques&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Repentirs m&#233;caniques&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#224; la galerie Decimus Magnus Art &#224; Bordeaux en 2004, l'artiste dispose ses peintures comme dans son atelier, les unes sur les autres cr&#233;ant ainsi une lecture suppl&#233;mentaire de son dessein. Le but de Michel Herreria n'est pas de masquer un aspect de son &#339;uvre qui ne lui conviendrait plus, mais bien de construire et d'&#233;tablir sa pens&#233;e aux yeux de tous.&lt;br class='manualbr' /&gt;Apparues en 1995, &lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Cartes-a-gratter&#034;&gt;ses cartes &#224; gratter&lt;/a&gt; sont repr&#233;sentatives du fourmillement intellectuel de l'artiste. Cette pratique &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;boulimique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, d'apr&#232;s ses propres mots, consiste &#224; r&#233;v&#233;ler une id&#233;e en enlevant de la mati&#232;re dans un processus de dessin en creux comparable &#224; la gravure. Pr&#233;sent&#233;es comme le paysage d'une r&#233;alit&#233;, ses cartes &#224; gratter sont envahies de structures que Michel Herreria est parfois amen&#233; &#224; r&#233;aliser. Par prolongation
de ces membres ou en tant que participation active ou passive, son protagoniste est au c&#339;ur de machines. Elles pompent, contr&#244;lent, relient les pens&#233;es dans&lt;i&gt; Cartonville&lt;/i&gt; (1998), fa&#231;onnent
les id&#233;es dans&lt;i&gt; Les Fa&#231;onneurs des penseurs&lt;/i&gt; (1999) et dirigent les mouvements dans &lt;i&gt;Les Faiseurs de vent&lt;/i&gt; (1999). Cet homme est d&#233;shumanis&#233;, ses &#233;changes sont standardis&#233;s au point de le positionner &#224; un degr&#233; inf&#233;rieur &#224; l'industrie. Les fonctions sont invers&#233;es, l'humain devient un rouage m&#233;canique et a d&#233;sormais besoin de la machine pour fonctionner.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'esth&#233;tique de la pens&#233;e de Michel Herreria est celle d'un questionnement sur la vie. Pos&#233;e sur le papier, sous la forme d'une ligne fixe ou anim&#233;e, sa pens&#233;e est action. Par sa fonction plastique et th&#233;orique, la ligne conf&#232;re une identit&#233; &#224; son dessin. Elle est rature, d&#233;lin&#233;ament des aplats de couleurs et elle sert de lien &#224; diff&#233;rents &#233;v&#232;nements. D&#233;viant, hors cadre, son art transpire la vie et les faits sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le texte, un protagoniste &#224; part enti&#232;re&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#232;s important pour Michel Herreria, le texte se retrouve dans la plupart de ses &#339;uvres par un travail d'&#233;criture, une collaboration avec un auteur ou encore par la publication de dessins dans une revue litt&#233;raire&#8230;&lt;br class='manualbr' /&gt;La revue murale &lt;i&gt;L'Affiche&lt;/i&gt; cr&#233;&#233;e en 1990 par l'&#233;diteur Didier Vergnaud est repr&#233;sentative d'une des pr&#233;occupations de Michel Herreria&#160;: la filiation entre texte et image. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Chaque affiche est
une page unique qui r&#233;unit deux entit&#233;s&#160;: un texte litt&#233;raire et une proposition plastique formant une &#339;uvre nouvelle &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;D. Vergnaud, &#171;&#160;L'Affiche, revue murale de po&#233;sie&#160;&#187;, dans Le Cahier du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;br class='manualbr' /&gt;Apr&#232;s de nombreuses collaborations et &#224; l'occasion de la derni&#232;re parution de cette revue co&#239;ncidant avec l'anniversaire de ses vingt ans, l'artiste a r&#233;alis&#233; le film d'animation &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Animations-1309&#034;&gt;La Morsure
identitaire&lt;/i&gt; (2010)&lt;/a&gt;, d'apr&#232;s un texte de Didier Vergnaud. Herreria r&#233;pond au lieu qui l'accueille en r&#233;alisant un po&#232;me anim&#233; sur le probl&#232;me de la crise identitaire, sujet bien adapt&#233; au contexte de la ville de Marseille. De longs rectangles noirs laissent appara&#238;tre t&#234;tes, bras, jambes ou se transforment en une repr&#233;sentation de l'humain. Le texte est mouvant, glisse pour compl&#233;ter et souligner le dessin. Le son est m&#233;canique comme dans une machinerie, une musique de Chopin accompagne une sc&#232;ne. Le film s'ouvre avec deux t&#234;tes qui, sur cette figure g&#233;om&#233;trique noire, tentent sans succ&#232;s de se rencontrer pour &#234;tre en ad&#233;quation.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les textes &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#234;tre d'accord&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;pas si facile&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; compl&#232;tent le sentiment d'inconfort cr&#233;&#233; par la situation. Image et &#233;crit ne se parasitent pas, mais sont compl&#233;mentaires pour proposer un balai de situations qui durent quelques secondes et dressent un paysage sur l'identit&#233;. Pour Michel Herreria, le dessin comme l'&#233;criture est question de forme, d'un modelage de mati&#232;re avec lequel il aime jouer, cr&#233;er des quiproquos, des situations comico-tragiques. Les mots et les maux deviennent un espace de jeux. Les titres en sont un bel exemple, comme les premiers de la s&#233;rie &lt;i&gt;Qui r&#233;p&#232;te l'histoire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/i&gt;&#160;: &lt;i&gt;Horizhomme&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Mouton des ensembles&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Les conjugu&#233;s, impolitique&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; La politique de la couverture&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Foudroy&#233; dans le texte&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Griseurs d'&#226;mes&lt;/i&gt;,&lt;i&gt; Plans de non retour&#8230;&lt;/i&gt; &lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;i&gt;Les Malentendus&lt;/i&gt;, s&#233;rie de 63 dessins noir et blanc, renforcent ce rapport &#233;crit/dessin. Une calligraphie &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;indienne&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; se dessine au loin et, si l'on regarde avec attention, cette &#233;criture laisse place &#224; des microsituations o&#249; l'on retrouve son protagoniste enseveli par le tube calligraphique, les membres disloqu&#233;s comme s'il ne pouvait sortir de ce long tuyau noir. Un &#233;tirement de la mati&#232;re se produit, l'&#233;crit et l'image se transforment l'un dans l'autre. Tout comme l'humain et la machine, le texte est donc un personnage &#224; part enti&#232;re. Plus que simple dialogue ou l&#233;gende, il d&#233;crit une r&#233;alit&#233; et rebondit sur des sujets de soci&#233;t&#233;. L'artiste le place, sans aucune hi&#233;rarchie, en tant que troisi&#232;me protagoniste pour confirmer et amener un sens suppl&#233;mentaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Herreria se situe dans ce qu'on appelle d&#233;sormais une tradition du m&#233;lange des genres. Il ne place pas de hi&#233;rarchie des domaines et des sujets m&#234;me si son principal int&#233;r&#234;t se situe dans la soci&#233;t&#233;. Il a su &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;instaurer entre parole, peinture et dessin, entre dicible et visible, un rapport de correspondance &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;J. Ranci&#232;re, op. cit., p. 20.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;J. Ranci&#232;re, Le Partage du sensible. Esth&#233;tique et politique, Paris, La Fabrique, 2000, p. 13-14.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Jean-Fran&#231;ois Dumont dans un entretien avec l'auteur, Paris, 26&#160;mars 2011. Tous
les propos de J.-F. Dumont sont tir&#233;s de cet entretien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;M.&#160;Herreria, dans un entretien avec l'auteur, Paris, 26&#160;mars 2011. Toutes les citations de l'artiste proviennent de cet entretien.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Titre &#233;ponyme de son exposition &#224; la galerie Marion Meyer Contemporain, Paris, 2011, commissariat de J.-F. Dumont.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Lors de cette collaboration, Michel Herreria va travailler sur une nouvelle s&#233;rie de dessins anim&#233;s produit par Ailleurs Productions, &lt;i&gt;Les Brasseurs de vents&lt;/i&gt;, dont la sortie est pr&#233;vue en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;D. Vergnaud, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;L'Affiche, revue murale de po&#233;sie&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, dans Le Cahier du refuge, no 186, Marseille, Centre international de po&#233;sie, 2010, p. 5.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;J. Ranci&#232;re, op. cit., p. 20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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