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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>&#171;&#160;Paysages avec figures absentes&#160;&#187;</title>
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		<dc:date>2024-03-26T14:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine R&#233;guillon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le projet de Ladislas Combeuil pour la R&#233;sidence de Dompierre sur Besbre fait r&#233;f&#233;rence au livre &#233;ponyme de Philippe Jacottet (1970) qui &#233;voque la puissance des paysages lib&#233;r&#233;es de toute pr&#233;sence humaine, mais aussi, dans l'art, les repr&#233;sentations de la nature qui rel&#232;guent la figure humaine au second plan laissant une plus large place &#224; l'introspection et &#224; la contemplation des diff&#233;rents &#233;l&#233;ments qui composent un paysage. L'intention de Ladislas Combeuil pour l'exposition est aussi de&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-28916" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet de Ladislas Combeuil pour la R&#233;sidence de Dompierre sur Besbre fait r&#233;f&#233;rence au livre &#233;ponyme de Philippe Jacottet (1970) qui &#233;voque la puissance des paysages lib&#233;r&#233;es de toute pr&#233;sence humaine, mais aussi, dans l'art, les repr&#233;sentations de la nature qui rel&#232;guent la figure humaine au second plan laissant une plus large place &#224; l'introspection et &#224; la contemplation des diff&#233;rents &#233;l&#233;ments qui composent un paysage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'intention de Ladislas Combeuil pour l'exposition est aussi de r&#233;v&#233;ler les qualit&#233;s propres de lumi&#232;re et de volum&#233;trie qui singularisent l'espace d'exposition. Dans ce projet l'espace physique fait partie int&#233;grante de la proposition. Il en est l'&#233;l&#233;ment central &#224; partir duquel se construit l'articulation et la mise en sc&#232;ne de trois pi&#232;ces de grand format qui l'occupent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'installation est ainsi compos&#233;e de trois &#233;l&#233;ments qui se r&#233;pondent et composent un &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;paysage&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#224; parcourir physiquement tout autant qu'&#224; observer &#224; distance. Sur le mur lat&#233;ral, face aux grandes fen&#234;tres de la galerie, un polyptyque (&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Moucharabieh-peintures&#034;&gt;&lt;i&gt;Seuil&lt;/i&gt;)&lt;/a&gt; compos&#233; de 72 panneaux rabot&#233;s et peints se donne &#224; voir au visiteur et impose au regard sa dynamique visuelle faite d'un motif bleu imprim&#233; et r&#233;p&#233;t&#233; qui laisse entrevoir la mati&#232;re bois qui lui sert de toile de fond. La conjugaison des deux m&#233;diums (peinture et relief) et la juxtaposition des panneaux entra&#238;nent un mouvement du regard et produisent une intense sensation vibratoire et optique. A cet ensemble r&#233;pond une s&#233;rie d'une douzaine de peintures sur miroir, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Moucharabieh-peintures&#034;&gt;L'&#233;cart&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, qui reprend le m&#234;me motif (peint en blanc) et se pr&#233;sente sur le mur du fond. L&#224; encore, la perception est mise en mouvement par la pr&#233;sence en creux du spectateur et de l'espace refl&#233;t&#233;s dans l'&#339;uvre, mais aussi par l'accumulation du motif imprim&#233;, &#224; la fois vecteur et obstacle, qui vient partiellement obturer notre vision tout en l'activant. Enfin, le troisi&#232;me &#233;l&#233;ment se compose d'une pi&#232;ce en volume, &lt;i&gt;Les parpaings&lt;/i&gt;, constitu&#233;e d'une soixantaine de sculptures qui se r&#233;partissent dans l'espace pour le baliser et ainsi composer un &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;paysage&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; ouvert et d&#233;centr&#233; que l'on ne peut saisir qu'&#224; partir de plusieurs points de vues. Par cette mise en espace qui incite au d&#233;placement et privil&#233;gie la continuit&#233; et la globalit&#233;, le spectateur en recherche constante de points de vue et partiellement int&#233;gr&#233; dans l'exposition par le jeu des reflets, devient la figure absente de ce vaste paysage recompos&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>&#171;&#160;Les &#226;mes flottantes&#160;&#187;</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Les-ames-flottantes-50219</link>
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		<dc:date>2024-03-25T09:36:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Antoine R&#233;guillon</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt; &#201;vide(m)ment Le travail de Ladislas Combeuil pr&#233;sent&#233; &#224; La Chapelle Jeanne d'Arc s'organise selon le principe minimaliste du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;less is more&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, issu du modernisme. Ce principe se retrouve &#224; deux niveaux dans la d&#233;marche de l'artiste, sur le plan de la mise en forme et sur celui de la mise en espace. Sur le plan de la mise en forme, ce travail de sculpture est avant tout le fruit d'un &#233;videment de la mati&#232;re, en l'occurrence le bois, que l'artiste gratte jusqu'&#224; ses couches inf&#233;rieures&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-28916" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;vide(m)ment&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le travail de Ladislas Combeuil pr&#233;sent&#233; &#224; La Chapelle Jeanne d'Arc s'organise selon le principe minimaliste du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;less is more&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, issu du modernisme. Ce principe se retrouve &#224; deux niveaux dans la d&#233;marche de l'artiste, sur le plan de la mise en forme et sur celui de la mise en espace.&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur le plan de la mise en forme, ce travail de sculpture est avant tout le fruit d'un &#233;videment de la mati&#232;re, en l'occurrence le bois, que l'artiste gratte jusqu'&#224; ses couches inf&#233;rieures pour en faire surgir de nouvelles propri&#233;t&#233;s plastiques. Pour le dire autrement, c'est le retrait de la mati&#232;re qui conditionne l'existence de cette sculpture &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;en creux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, un principe d'autant plus affirm&#233; que, dans le cas pr&#233;sent, l'&#339;uvre est positionn&#233;e &#224; plat et au sol, sans relief accentu&#233; ni saillie. Par ce geste, Ladislas Combeuil renoue avec le traditionnel d&#233;grossissage de la sculpture, en le poussant jusqu'aux extr&#234;mes techniques que sont l'ajourage, le percement ou, dans le cas pr&#233;sent, la mise &#224; nu de la mati&#232;re. Ce travail s'oppose en cela aux pratiques de l'assemblage et de l'accumulation,
qui engagent la sculpture contemporaine dans un rapport de frontalit&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Sur le plan de la mise en espace, l'&#233;videment se joue aussi dans l'effacement de cette sculpture-plancher, qui vient &#233;pouser le sol de l'&#233;difice pour devenir l'un des &#233;l&#233;ments de son d&#233;cor. Dans cette configuration, la sculpture assume pleinement son r&#244;le d'&#233;l&#233;ment fonctionnel et d&#233;coratif, en agissant directement sur les conditions d'usage et de visite de la chapelle. La sculpture se pratique simultan&#233;ment &#224; sa perception visuelle, puisque le spectateur doit la parcourir dans toute sa longueur pour la voir, &#224; moins de pouvoir monter jusqu'&#224; la tribune, qui permet de l'observer depuis un point de vue panoramique. En cela, &lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Les-ames-flottantes&#034;&gt;&lt;i&gt;Les &#226;mes flottantes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; renoue avec le principe de l'in situ entendu dans sa d&#233;finition premi&#232;re, plus scientifique qu'artistique&#160;: un ph&#233;nom&#232;ne observ&#233; &#224; l'endroit o&#249; il se d&#233;roule, dans un milieu qui lui est quasi naturel.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'appr&#233;hension de l'&#339;uvre se fait par une approche sensible directe, que renforce l'&#233;coute de la composition sonore de Thylacine. La mise &#224; nu de l'espace architectural, la d&#233;saffection des murs comme surface d'exposition, la localisation inhabituelle de l'&#339;uvre au sol, imposent une pr&#233;sence artistique singuli&#232;re, qui ne sublime pas plus l'architecture que celle-ci ne contient l'&#339;uvre. La radicalit&#233; du parti-pris de l'artiste se fonde &#224; la fois sur la disparition de sa cr&#233;ation, mais aussi sur l'immersion de celle-ci dans son contexte architectural, &#233;tablissant ainsi un rapport d'interd&#233;pendance entre l'&#339;uvre et son environnement. En cela, &lt;i&gt;Les &#226;mes flottantes&lt;/i&gt; peut &#234;tre consid&#233;r&#233;e comme une oeuvre manifeste, parfaitement inscrite dans les principes &#233;dict&#233;s par le
sculpteur Siah Armajani&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La sculpture publique n'est pas ici pour rehausser l'architecture, dedans ou dehors, pas plus que l'architecture n'est l&#224; pour loger la sculpture publique, dedans ou dehors. Elles sont destin&#233;es &#224; voisiner&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Siah Armajani, Manifeste de la sculpture publique dans le contexte de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Paysages&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cet &#233;videment conjoint de la mati&#232;re et de l'espace produit des effets visuels d'une grande efficacit&#233;, issus des op&#233;rations de mise en &#339;uvre du mat&#233;riau&#160;: grattage, rabotage, vernissage, mise &#224; plat, escamotage... Ce sont ces gestes successifs qu'immortalisa Caillebotte dans &lt;i&gt;Les Raboteurs de parquet &lt;/i&gt; (1876), c&#233;l&#232;bre toile dans laquelle se devine la mise &#224; nu de la surface picturale. &#192; La Chapelle, ce travail de la mati&#232;re contribue &#224; sublimer le contreplaqu&#233;, mat&#233;riau d'usage tr&#232;s courant qui, transform&#233; par l'artiste, s'impose comme l'un des &#233;l&#233;ments du d&#233;cor sophistiqu&#233; de l'&#233;difice. Paradoxalement, cet anoblissement se fait par la d&#233;gradation de la surface du mat&#233;riau, dont la dimension manufactur&#233;e dispara&#238;t au profit de sa mati&#232;re brute. C'est bien le bois, sa filiation &#224; l'arbre et &#224; la for&#234;t, qui int&#233;resse Ladislas Combeuil&#160;: en t&#233;moigne le paysage qui se d&#233;voile
aux pieds de tous ceux qui foulent cet extraordinaire parquet.&lt;br class='manualbr' /&gt;En parcourant l'espace, on r&#233;alise en effet que l'ensemble des motifs trac&#233;s au sol forme l'image d'un immense paysage, &#224; la lisi&#232;re de l'abstraction. Seule une vision en hauteur, depuis la tribune, peut en donner toute l'&#233;tendue, ce qui renvoie &#224; la d&#233;finition classique du paysage en tant qu'&#233;tendue spatiale couverte par un point de vue unique.&lt;br class='manualbr' /&gt;Depuis ce point de vue global, l'espace de la chapelle se pr&#233;sente dans une continuit&#233; que l'&#339;uvre vient &#224; la fois souligner et r&#233;v&#233;ler. La boucle sonore compos&#233;e par Thylacine s'impose comme une strate suppl&#233;mentaire, qui contribue &#224; ouvrir l'espace physique et mental. Le paysage ainsi sugg&#233;r&#233; par l'image et le son s'apparente &#224; une vaste &#233;tendue plane et sans limite, en opposition aux espaces fragment&#233;s de notre monde contemporain. Dans la crypte, un retour s'op&#232;re vers une forme plus usuelle de contemplation et de (re)pr&#233;sentation du paysage. &lt;br class='manualbr' /&gt;On y d&#233;couvre quatorze tableaux de la s&#233;rie &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Sur-les-cimes&#034;&gt;Sur les cimes&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, r&#233;alis&#233;e en 2021. Ces tableaux, cr&#233;&#233;s &#224; partir de planches de contreplaqu&#233; gratt&#233; et peint, forment un ensemble unitaire, constitu&#233; de variations autour d'un paysage qui para&#238;t d&#233;sertique, rocheux et accident&#233;. Au contraire de l'installation pr&#233;sent&#233;e dans la nef, ces images verticales, de format plus commun, ne bouleversent pas nos crit&#232;res habituels de perception. Si la technique est bien la m&#234;me, l'exp&#233;rience propos&#233;e au visiteur est tout autre. Le retour vers un format propre &#224; la peinture de chevalet, la continuit&#233; des images et leur pr&#233;sentation verticale offrent au regard un r&#233;pit, et peut-&#234;tre une clef suppl&#233;mentaire pour comprendre et appr&#233;cier la vaste installation d&#233;ploy&#233;e dans la nef.&lt;br class='manualbr' /&gt;En 1785, Alexander Cozens publiait sous la forme d'un court trait&#233; un manuel &#224; l'usage des jeunes peintres, dans lequel il proposait d'utiliser la t&#226;che et le hasard comme pr&#233;alable &#224; la composition de paysages. &#192; bien des &#233;gards, Ladislas Combeuil semble r&#233;actualiser cette m&#233;thode, qui f&#251;t invent&#233;e par L&#233;onard de Vinci et reprise au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle par les surr&#233;alistes. Il n'est pas ici question de copier la nature pour en donner une repr&#233;sentation fid&#232;le et perspectiviste, mais plut&#244;t de s'inspirer de ses mouvements biologiques et organiques, afin de traduire la complexit&#233; des ph&#233;nom&#232;nes qui la composent. Avec cette m&#233;thode, l'artiste entend faire surgir al&#233;atoirement les images de la mati&#232;re m&#234;me, en se pr&#233;occupant le moins possible des principes codifi&#233;s de la composition traditionnelle. Dans la s&#233;rie Sur les cimes, le regard se saisit ainsi des mouvements g&#233;n&#233;r&#233;s par les strates du bois, qu'une ligne sinueuse et irr&#233;guli&#232;re vient distinguer du fond peint. Cette ligne ne marque aucun horizon, mais se constitue comme une simple fronti&#232;re spatiale entre deux plans. La composition
de ces paysages rappelle singuli&#232;rement les &lt;i&gt;For&#234;ts&lt;/i&gt; de Max Ernst, &#233;galement construites sur un unique plan frontal et form&#233;es de surfaces de papier pr&#233;alablement gratt&#233;es et positionn&#233;es les unes &#224; c&#244;t&#233; des autres. Mais au contraire de Max Ernst, qui utilise le plancher comme matrice pour cr&#233;er des formes v&#233;g&#233;tales, Ladislas Combeuil se saisit directement de son mat&#233;riau comme support et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;milieu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; au sein duquel surgissent des concr&#233;tions organiques, &#233;vocatrices d'un paysage &#233;trange et primitif.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pr&#233;sences-absences&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'absence de figure humaine dans ces paysages est marquante, comme l'est aussi celle du relief dans la nef de la chapelle. La notion de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;retrait&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; est centrale dans cette proposition artistique, ce qui fait de l'absence le v&#233;ritable sujet de l'exposition. Son titre m&#234;me, &lt;i&gt;Les &#226;mes flottantes&lt;/i&gt;, questionne directement cette pr&#233;sence-absence. Il est aussi le titre d'une peinture qui se d&#233;couvre au cours de la visite, discr&#232;tement accroch&#233;e dans le transept de la chapelle. Cette peinture, constitu&#233;e d'une succession de couches et de strates, est le fruit de plusieurs ann&#233;es de travail. Sa facture r&#233;sulte d'un tr&#232;s long processus, perceptible &#224; travers les strates picturales qui la constituent dans son &#233;paisseur et sa mat&#233;rialit&#233;. L'oeuvre &#233;voque de fa&#231;on symbolique le passage du temps et la m&#233;moire des gestes. Ses halos fantomatiques soulignent la pr&#233;sence d'autres traces visibles sur les murs de la chapelle. Elles sont les t&#233;moins discrets de son pass&#233;, dont elles pr&#233;servent une m&#233;moire plus intime et myst&#233;rieuse, qui compl&#232;te et enrichit l'histoire du monument. Sensible &#224; ces asp&#233;rit&#233;s, l'artiste en
a fait l'un des moteurs de son projet, qui rend lisible par le jeu de la mise en espace ces histoires secr&#232;tes et oubli&#233;es. &#192; l'instar d'un manuscrit palimpseste maintes fois gratt&#233;, les &#339;uvres de Ladislas Combeuil mettent ainsi en &#233;vidence les traces de ce qui a &#233;t&#233;. Ces &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#226;mes flottantes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, qui habitent les murs de la chapelle, nous rappellent qu'une &#339;uvre n'est que la m&#233;moire d'un mouvement qui la pr&#233;c&#232;de, et qu'elle porte en elle-m&#234;me l'empreinte d'un temps ant&#233;rieur, avec lequel elle finit par se confondre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Siah Armajani, &lt;i&gt;Manifeste de la sculpture publique dans le contexte de la D&#233;mocratie am&#233;ricaine&lt;/i&gt;, &#233;crit de 1968 &#224; 1978 et r&#233;vis&#233; en 1993. &lt;a href=&#034;https://archive.mamco.ch/expositions/encours/Siah_Armajani.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Article 17&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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