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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>&#171;&#160;Embrasser la d&#233;rive&#160;&#187;</title>
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		<dc:creator>Gunther Ludwig</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Embrasser la d&#233;rive, c'est une m&#233;thode adopt&#233;e par l'artiste dans la mani&#232;re d'entamer le travail. C'est aussi, dans le contexte de cette r&#233;sidence, la forte influence de ce proc&#233;d&#233; sur sa production plastique. Comme souvent, Lidia Lelong engage sa pr&#233;sence dans un territoire par la pratique de la marche. Sans carte, au hasard, elle parcourt la r&#233;alit&#233; topographique, spatiale, croise des signes et des habitudes. Cette logique laisse sa place au possible, &#224; l'entrevue inopin&#233;e, permet de se &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Venissieux&#034;&gt;Embrasser la d&#233;rive&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, c'est une m&#233;thode adopt&#233;e par l'artiste dans la mani&#232;re d'entamer le travail. C'est aussi, dans le contexte de cette r&#233;sidence, la forte influence de ce proc&#233;d&#233; sur sa production plastique. Comme souvent, Lidia Lelong engage sa pr&#233;sence dans un territoire par la pratique de la marche. Sans carte, au hasard, elle parcourt la r&#233;alit&#233; topographique, spatiale, croise des signes et des habitudes. Cette logique laisse sa place au possible, &#224; l'entrevue inopin&#233;e, permet de se &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;rep&#233;rer&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; par l'exp&#233;rience directe, sans filtres mais aussi sans filets. La tentative d'orientation s'arr&#234;te lorsqu'ayant sillonn&#233; la ville, elle ne s'y perd plus. Cette mise en situation par le corps, les sens, suivie de rencontres, informera - au sens &#233;tymologique &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; - largement le travail plastique ult&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants, leurs mani&#232;res de vivre et se repr&#233;senter les espaces de la ville, sont au centre des enjeux de la r&#233;sidence de Lidia Lelong. Son approche plasticienne fait &#233;cho &#224; la pens&#233;e du philosophe Henri Lefebvre, sensible entre autres au situationnisme. Pour lui, l'espace est une production humaine dont la connaissance n&#233;cessite d'envisager ensemble trois dimensions entrelac&#233;es&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Comment nommer la s&#233;paration qui maintient &#224; distance les uns hors des autres, les divers espaces&#160;: le physique, le mental, le social&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Distorsions&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? D&#233;calage&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Coupure&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Cassure&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le nom importe peu. Ce qui compte, c'est la distance qui s&#233;pare l'espace &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;id&#233;al&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; relevant des cat&#233;gories mentales (&#8230;) de l'espace &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;r&#233;el&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, celui de la pratique sociale. Alors que chacun implique, pose et suppose l'autre.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Henri Lefebvre, La production de l'espace, in L'homme et la soci&#233;t&#233;, Revue (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les &#339;uvres produites, la figure humaine est absente, bien que l'humain soit partout pr&#233;sent. La repr&#233;sentation ne passe pas par le figur&#233; mais pr&#233;cis&#233;ment par l'existence en creux. Ce n'est pas devant mais derri&#232;re l'appareil de prise de vue que se trouverait l'habitant.e de la s&#233;rie &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Les-dernieres-vues-des-bancs-publics&#034;&gt;Les derni&#232;res vues des bancs publics&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Au-del&#224; de leur fonctionnalit&#233;, ces rares bancs dans la rue seraient-ils le lieu d'une perspective possible, d'un horizon d'attente&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? C'est la roche dessin&#233;e avec m&#233;ticulosit&#233; dans &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/SAD-sad-comme-les-pierres&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;SAD&lt;/span&gt;/Sad comme les pierres&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de grands formats montrant ces pierres synonymes d'emp&#234;chement comme en l&#233;vitation, anim&#233;es du magn&#233;tisme ambigu dont les a pourvues leur fonction s&#233;curitaire. Elles font contrepoint &#224; ce tas de pav&#233;s attendant la r&#233;volte, sympt&#244;me de frustration comme du d&#233;sir d'&#233;mancipation. Ce sont les traces de ces corps actifs qui constituent une cartographie &#233;nigmatique dans Flux de d&#233;sir et lignes de besoin, inscrite sur la toile cir&#233;e de l'ordinaire des jours. Ces itin&#233;raires, qui manifestent n&#233;cessit&#233; et opini&#226;tret&#233;, sont incis&#233;s dans la mati&#232;re ondoyante d'un motif de vague, ph&#233;nom&#232;ne recommenc&#233; constamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autrement dit, le parti pris des &#339;uvres se concentre sur les usages et pratiques quotidiens, les strat&#233;gies vernaculaires, les conjonctures spontan&#233;es, par contrainte ou par manque que g&#233;n&#232;rent les structures de la ville. Ici ce qui n'existe pas ou plus, ce qui est d&#233;tourn&#233; chaque jour, ce qui est oubli&#233; ou ne se voit pas est aussi important que ce qui s'impose dans les cheminements, les am&#233;nagements, les architectures.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les quartiers des Minguettes et de Parilly, au d&#233;veloppement tr&#232;s rapide dans les ann&#233;es 1960, font partie de ces grands ensembles et villes nouvelles d&#233;sormais entr&#233;s dans l'h&#233;ritage moderne. Or, le renoncement partiel &#224; l'utopie qu'ils constituaient avant m&#234;me qu'il ne soient achev&#233;s, les difficult&#233;s spatiales, sociales, &#233;conomiques qui se sont fait jour depuis, ont en partie gomm&#233; leur historicit&#233;. Comme tout morceau de ville, ils ont une histoire, des histoires faites de soubresauts, d'attachement des habitants &#224; leurs espaces de vie, dont l'&#233;criture a encore du mal &#224; se frayer un chemin partag&#233;. Cette difficult&#233; &#224; saisir et se saisir de la conjonction du temps long de six d&#233;cennies d'existence, du temps court du quotidien, Lidia Lelong en per&#231;oit les failles. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Memoires-vives&#034;&gt;M&#233;moires vives&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; confie &#224; l'&#233;criture manuelle, pratique qui s'inscrit dans la dur&#233;e, ce qui reste, la recension de souvenirs. Souvenirs de lieux aujourd'hui disparus, plus ou moins pr&#233;cis, mise en &#233;crit de la relation entre m&#233;moire (parfois d&#233;faillante) de la chose v&#233;cue et des espaces o&#249; elle a pris place. L'algorithme de l'intelligence artificielle qui propose des images polic&#233;es, &#233;loign&#233;es de la r&#233;alit&#233;, de la sensibilit&#233; des personnes, laisse entrevoir le foss&#233;, le manque dans la mani&#232;re dont ces histoires personnelles peuvent faire &#233;cho &#224; l'histoire collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville est faite d'&#233;volutions qui entra&#238;nent une stratigraphie de couches successives, mat&#233;rielles comme mentales. Mais ici, les &#233;tapes d'un processus acc&#233;l&#233;r&#233; - vocation agricole puis industrielle des espaces pr&#233;c&#233;dant l'urbanisation, projections pass&#233;es, politiques de la ville, projets de r&#233;novation urbaine - semblent prises dans un &lt;i&gt;turn over&lt;/i&gt; de r&#233;alit&#233;s per&#231;ues. Ce cort&#232;ge de mutations renouvel&#233;es, moments qui s'effacent plus qu'ils ne s'accumulent, cr&#233;e une forme d'amn&#233;sie apparente, un d&#233;faut de prise sur l'existant. A distance du sentiment de fuite constante, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Sans-cesse&#034;&gt;Sans cesse&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; appara&#238;t tel un anneau qui immobilise ce mouvement d&#233;l&#233;t&#232;re. Combinant les formes de la mesure du temps, du b&#226;ti et la transformation de la mati&#232;re, l'&#339;uvre affiche le dialogue heurt&#233; entre inscription temporelle et instabilit&#233; chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette exp&#233;rience faite de constats, de circonstances propices, de temps de travail avec des habitants, Lidia Lelong a choisi d'embrasser la d&#233;rive au sens de la laisser venir, d'accepter peut-&#234;tre que les choses s'imposent &#224; elle. Construite &#224; partir d'un regard singulier et critique, la r&#233;sidence est aussi le produit d'un &#233;tat des choses. Par le recours &#224; des m&#233;diums, des mat&#233;rialit&#233;s qui n'entretiennent pas tous de proximit&#233; avec les questions travers&#233;es, les oeuvres signalent tant une qualit&#233; d'attention qu'une d&#233;licatesse assum&#233;e. Comme pour essayer de maintenir la conversation entre &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;r&#233;el&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;id&#233;al&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, cette ramification fragile, &#224; cultiver, de nos rapports sociaux.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;a href=&#034;https://www.cnrtl.fr/etymologie/informer&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cnrtl.fr/etymologie/informer&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Henri Lefebvre, &lt;i&gt;La production de l'espace&lt;/i&gt;, in L'homme et la soci&#233;t&#233;, Revue internationale de recherches et de synth&#232;ses sociologiques, N&#176;31-32, 1974 / Henri Lefebvre, &lt;i&gt;La production de l'espace&lt;/i&gt; (1974), Economica, 2000&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>L'observ&#233;-recompos&#233; en milieu urbain</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/L-observe-recompose-en-milieu-urbain</link>
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		<dc:creator>Gunther Ludwig</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Y a-t-il objet plus difficile &#224; saisir aujourd'hui que la ville&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Y a-t-il sujet plus impliqu&#233;, &#233;chaud&#233; maintes fois, que l'humain cr&#233;ateur et habitant de la ville&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Parler de ville est depuis longtemps impropre si on n'y ajoute pas le fait urbain, majoritaire &#224; l'&#233;chelle mondiale, r&#233;alit&#233; pour les quatre cinqui&#232;mes d'entre nous en Europe. Celui-ci a d&#233;pass&#233; la notion de ville dans sa distinction d'un autre type de territoire, qu'il englobe de sa prolif&#233;ration. Tant&#244;t vu comme un organisme&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26127" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Y a-t-il objet plus difficile &#224; saisir aujourd'hui que la ville&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Y a-t-il sujet plus impliqu&#233;, &#233;chaud&#233; maintes fois, que l'humain cr&#233;ateur et habitant de la ville&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Parler de ville est depuis longtemps impropre si on n'y ajoute pas le fait urbain, majoritaire &#224; l'&#233;chelle mondiale, r&#233;alit&#233; pour les quatre cinqui&#232;mes d'entre nous en Europe. Celui-ci a d&#233;pass&#233; la notion de ville dans sa distinction d'un autre type de territoire, qu'il englobe de sa prolif&#233;ration. Tant&#244;t vu comme un organisme tentaculaire et sans limite, oublieux de faire de l'espace travers&#233; un espace v&#233;cu, tant&#244;t per&#231;u comme un caract&#232;re propre de notre anthropologie, apte &#224; se m&#233;tamorphoser sans fin, le fait urbain est plus que jamais l'objet d'une attraction-r&#233;pulsion. C'est qu'il est au fondement de notre relation au temps et &#224; l'espace, la g&#233;ographie de nos vies et le creuset de nos rapports sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le premier chapitre de &lt;i&gt;Po&#233;tique de la ville&lt;/i&gt;, Pierre Sansot &#233;crit que pour observer ce qu'est le milieu urbain, on peut prendre soit le parti du sujet, l'humain qui la fa&#231;onne et la vit, soit celui de l'objet v&#233;cu. Les deux entr&#233;es sont parfaitement valables mais, selon lui, la ville est faite d'une accumulation d'hier, d'habitudes, de construits ant&#233;rieurs, qu'il appelle &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;gestes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; ou &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;d&#233;marches&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; pour en garder la dimension collective. Cela constitue des lieux singuliers, ancr&#233;s, habit&#233;s, plant&#233;s dans le temps long. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Une ville fluide, uniforme, compos&#233;e de relations ind&#233;finiment variables constitue un r&#234;ve ou, peut-&#234;tre, un cauchemar.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Aussi pense-t-il que l'approche objectale est la plus pertinente, car c'est bien l'homme qui cr&#233;&#233; l'objet int&#233;ressant notre regard, notre compr&#233;hension. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Une approche objectale de la ville respecte mieux le d&#233;cor urbain. &#192; l'int&#233;rieur de cette approche, on distinguera une saisie subjective et une saisie plus proprement objective. La seconde d&#233;crira la structure qui organise entre eux les &#233;l&#233;ments d'un lieu. La premi&#232;re ne nous rejettera jamais du c&#244;t&#233; d'un sujet enferm&#233; en lui-m&#234;me, elle continuera &#224; balayer d'une certaine fa&#231;on l'espace urbain&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;P. Sansot, Po&#233;tique de la Ville, Petite biblioth&#232;que Payot, 2004&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Il s'agirait donc d'opter pour une d&#233;marche qui parte bien des lieux, crois&#233;s de mani&#232;re fugace ou pratiqu&#233;s au quotidien, pour aller vers nos mani&#232;res d'&#234;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle doit aussi prendre acte de l'aspect morcel&#233;, &#233;clat&#233; de la ville contemporaine - pass&#233;e de la tradition &#224; la modernit&#233;, remise en cause par la post-modernit&#233;, secou&#233;e par les enjeux actuels et contradictoires. Le travail d'observation pr&#233;suppose une sorte de dialectique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; se d&#233;placer sans compter certes, mais savoir se poser pour sentir les choses. C'est la fameuse remarque d'Andr&#233; Breton &#224; propos de ses p&#233;riples&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Les pas perdus&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? mais il n 'y en a pas&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A. Breton, Nadja (1928), Folio Gallimard, 1972&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Elle souligne le perp&#233;tuel retour du surprenant, y compris dans une ville connue, des signes vus ailleurs, par-del&#224; l'habitude de formes, de comportements, de typologies. Thierry Paquot d&#233;crit ses itin&#233;raires fr&#233;quents, les modifications de l'urbain qu'il traverse et s'interroge sur la qualification de cet ensemble. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Et je me surprends &#224; les appr&#233;cier sans &#233;tablir une quelconque &#233;chelle de leurs valeurs esth&#233;tiques. Comme si chaque modification ind&#233;pendante d'une autre se suffisait &#224; elle-m&#234;me et faisait corps avec un ensemble disparate mais n&#233;anmoins uni. Sont-ce les formes qui en changeant modifient ma perception, ou bien dessinent-elles un ailleurs, un autre part. Cet autre part est &#224; dire vrai un &#224; c&#244;t&#233;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Il ajoute&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Mais c&#244;t&#233; a surtout &#224; voir avec les territoires et leurs imaginaires (&#8230;) non point pour localiser ou orienter mais afin de mettre en relation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;T. Paquot, Un philosophe en ville, Infolio &#233;ditions, 2011&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un point de vue plastique, pointer ce lien engage deux choses essentielles. La qualit&#233; du regard, au sens d'une culture du regard telle que l'aborde Pierre-Louis Falloci dans son travail, faisant r&#233;f&#233;rence pour sa pratique &#224; l'image fixe et l'image mouvement &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171;&#160;Voir&#160;&#187;, conf&#233;rence de P.-L. Falloci, les mini PA, Ed. du Pavillon de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Cette notion du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;voir&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;compos&#233; le regard&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, il la rend n&#233;cessaire pour les faiseurs de la ville, mais elle vaut certainement bien au-del&#224;. Et pour qui voudrait &#233;laborer avec cette r&#233;alit&#233; fragment&#233;e et mouvante, autant faire assaut de libert&#233; pour mettre en exergue des arrangements parfois inattendus. &#192; ce titre, on pense au parcours d'Ettore Sottsass, &#224; ce qui le m&#232;nera &#224; l'aventure foisonnante et joyeuse du Groupe Memphis. Lui qui envisageait son exercice comme un mouvement libre, o&#249; l'exp&#233;rience de la vie a jou&#233; un r&#244;le premier &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ettore Sottsass Jr '60-'70, Editions HYX collection FRAC Centre, 2006&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec ces id&#233;es &#233;parses &#224; l'esprit que l'on voudrait comprendre le titre de l'exposition de Jeanne Tzaut. &lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Apnee-en-recursivite-50035' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Apn&#233;e en r&#233;cursivit&#233;&lt;/a&gt;&#160;: invitation &#224; s'immerger dans une s&#233;quence, pour faire revenir dans l'objet m&#234;me du travail, par la r&#233;p&#233;tition du semblable toujours diff&#233;rent, la nature de l'observ&#233;-recompos&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;P. Sansot, &lt;i&gt;Po&#233;tique de la Ville&lt;/i&gt;, Petite biblioth&#232;que Payot, 2004&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;A. Breton, &lt;i&gt;Nadja&lt;/i&gt; (1928), Folio Gallimard, 1972&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;T. Paquot, &lt;i&gt;Un philosophe en ville&lt;/i&gt;, Infolio &#233;ditions, 2011&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Voir&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, conf&#233;rence de P.-L. Falloci, les mini &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Ed. du Pavillon de l'Arsenal, 1996&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;i&gt;Ettore Sottsass Jr '60-'70&lt;/i&gt;, Editions &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;HYX&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; collection &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FRAC&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; Centre, 2006&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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