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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>Disparition progressive</title>
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		<dc:date>2024-02-08T09:44:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louis Doucet</dc:creator>



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&lt;p&gt;L'invisible, ce n'est la disparition, mais la d&#233;livrance du nuisible. Yves Bonnefoy Lorsque Georges Perec publia son roman La disparition, en 1969, plusieurs lecteurs, dont j'&#233;tais, &#8211; et m&#234;me quelques critiques litt&#233;raires &#8211; ne d&#233;couvrirent pas de prime abord l'absence de la lettre e dans les quelque trois cents pages du texte. J'&#233;tais pourtant familier des travaux de l'OuLiPo et pressentais quelque chose d'anormal dans la r&#233;daction mais ce n'est que vers le milieu de l'ouvrage que son&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-28854" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'invisible, ce n'est la disparition, mais la d&#233;livrance du nuisible.&lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;Yves Bonnefoy &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Un r&#234;ve fait &#224; Mantoue&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Georges Perec publia son roman &lt;i&gt;La disparition&lt;/i&gt;, en 1969, plusieurs lecteurs, dont j'&#233;tais, &#8211; et m&#234;me quelques critiques litt&#233;raires &#8211; ne d&#233;couvrirent pas de prime abord l'absence de la lettre e dans les quelque trois cents pages du texte. J'&#233;tais pourtant familier des travaux de l'&lt;i&gt;OuLiPo&lt;/i&gt; et pressentais quelque chose d'anormal dans la r&#233;daction mais ce n'est que vers le milieu de l'ouvrage que son caract&#232;re lipogrammatique s'est impos&#233; &#224; moi. J'ai alors repris ma lecture depuis le d&#233;but. Il en a &#233;t&#233; de m&#234;me lors de mon premier contact avec l'&#339;uvre d'Alexia Chevrollier, et notamment avec sa &lt;i&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Disparition-progressive-50046' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Disparition progressive&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#339;uvres d'Alexia Chevrollier sont r&#233;alis&#233;es avec des mat&#233;riaux bruts que l'artiste ne cherche pas &#224; enjoliver mais plut&#244;t &#224; animer en r&#233;v&#233;lant leurs caract&#233;ristiques et qualit&#233;s essentielles. Elle leur applique un certain nombre d'op&#233;rations et de gestes &#233;l&#233;mentaires, selon des protocoles pr&#233;d&#233;finis, mais qui laissent cependant place &#224; l'improvisation et au hasard. La terre crue figure parmi ses mat&#233;riaux de pr&#233;dilection. Elle la p&#233;trit pour produire des formes dont on ne saurait dire si elles rel&#232;vent du r&#232;gne min&#233;ral, v&#233;g&#233;tal ou animal. Empil&#233;es dans des structures verticales instables, elles se muent en colonnes fragiles qui portent en elles les marques de leur fabrication, mais aussi les pr&#233;mices de leur in&#233;luctable effondrement, annonc&#233; par les &#233;volutions chromatiques de la terre au fur et &#224; mesure de son s&#233;chage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Disparition progressive&lt;/i&gt; se pr&#233;sente comme un ensemble de six colonnes, de hauteurs in&#233;gales, en terre crue retenues par une armature m&#233;tallique centrale et pos&#233;es sur des plaques de fer circulaires. Elles sont install&#233;es devant deux toiles, peintes avec une &#233;mulsion de limaille de fer, d'eau et de sel, accroch&#233;es &#224; touche-touche, &#224; angle droit dans un coin de la salle d'exposition. Au premier abord, cette &#339;uvre s&#233;duit, malgr&#233; l'apparente insignifiance des gestes et des processus qui lui ont donn&#233; naissance. On pense &#224; une combinaison des structures molles de Claes Oldenburg et des plaques en acier Corten de Richard Serra.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait s'arr&#234;ter &#224; ce constat, d&#233;j&#224; flatteur pour une jeune plasticienne, mais cette &#339;uvre d'Alexia Chevrollier a une port&#233;e qui va bien au-del&#224; de cette vision quelque peu superficielle et esth&#233;tisante. Elle est porteuse d'un sens plus profond et plus d&#233;rangeant que ce qu'un regard rapide pourrait conclure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, le rapport d'Alexia Chevrollier &#224; la mati&#232;re n'est pas celui d'une suj&#233;tion ou d'une subordination, mais la mise en &#339;uvre de processus codifi&#233;s, quasiment ritualis&#233;s, visant &#224; animer la mati&#232;re &#8211; la terre crue ou la surface de la toile &#8211; en recourant &#224; des op&#233;rations &#233;l&#233;mentaires du type de celles que Richard Serra &#233;num&#232;re &#8211; rouler, courber, plier, &#233;taler, d&#233;plier... &#8211; en essayant de ne laisser aucune trace de sa propre main. Cependant, contrairement aux mat&#233;riaux utilis&#233;s par son a&#238;n&#233;, ceux d'Alexia Chevrollier portent en eux un fort potentiel d'incertitudes. La terre crue peut s'affaisser de fa&#231;on plus ou moins impr&#233;visible. Son long s&#233;chage, qui se poursuit bien apr&#232;s la sortie de l'atelier, fait &#233;voluer ses couleurs. L'&#339;uvre reste ainsi &#233;ternellement en devenir, m&#234;me quand le travail du cr&#233;ateur est termin&#233;... Il en est de m&#234;me de ses toiles dont la texture et la couleur varient en fonction de l'hygrom&#233;trie ambiante. Nous ne sommes donc pas en face d'un produit termin&#233;, d'une &#339;uvre achev&#233;e, mais d'une &#233;tape d'un processus initi&#233; par l'artiste sans qu'elle en ma&#238;trise pleinement les cons&#233;quences. Par sa d&#233;marche, elle nous incite &#224; r&#233;fl&#233;chir &#224; ce qui distingue une &#339;uvre finie de celle in progress. Elle an&#233;antit la fronti&#232;re entre atelier et lieu de monstration en r&#233;tablissant une continuit&#233; entre l'acte de cr&#233;ation et celui de regarder... Un peu &#224; la fa&#231;on d'une longue performance qui serait d&#233;sincarn&#233;e... Mais non d&#233;shumanis&#233;e...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me caract&#233;ristique essentielle mise en &#233;vidence dans l'&#339;uvre d'Alexia Chevrollier et plus particuli&#232;rement dans &lt;i&gt;Disparition progressive&lt;/i&gt;, le r&#233;&#233;quilibrage des r&#244;les du cr&#233;ateur et du regardeur. Au mod&#232;le ancien dans lequel l'artiste produit une ic&#244;ne immuable vou&#233;e &#224; l'admiration d'observateurs r&#233;duits &#224; un r&#244;le passif, elle substitue celui d'un cr&#233;ateur initiant un processus &#233;volutif confi&#233; aux soins de vagues successives de spectateurs. Ils ne verront jamais le m&#234;me objet, mais des &#233;tapes d'une mutation dont elle ne ma&#238;trise que partiellement les param&#232;tres. &#192; sa mani&#232;re, Alexia Chevrollier nous fait passer d'un syst&#232;me totalitaire hi&#233;rarchis&#233; &#224; un mod&#232;le coop&#233;ratif horizontal. En cela, elle fait &#233;cho &#224; un propos de Pierre Boulez qui disait&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Je trouve qu'une civilisation ou, pour parler plus g&#233;n&#233;ralement, qu'une culture qui ne sait pas se d&#233;barrasser de son pass&#233; [...] est une culture faible, en voie de disparition ou menac&#233;e de dispara&#238;tre &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec Fran&#231;ois Nicolas, &#201;cole normale sup&#233;rieure, 4&#160;mars 2005&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Pour autant, Alexia Chevrollier, pas plus que le compositeur, ne renie pas l'histoire de l'art et les travaux de ses pr&#233;d&#233;cesseurs, mais elle leur refuse cette transcendance d&#233;tentrice d'une pr&#233;tendue v&#233;rit&#233; accept&#233;e sans discussion, nid de tous les acad&#233;mismes, conformismes et, &#224; terme, des totalitarismes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Troisi&#232;me point, un ancrage dans une culture urbaine qui questionne p&#233;rennit&#233;, mat&#233;rialit&#233; et fuite du temps. Patrick Modiano a d&#233;clar&#233;&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Les th&#232;mes de la disparition, de l'identit&#233;, du temps qui passe sont &#233;troitement li&#233;s &#224; la topographie des grandes villes &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Discours de r&#233;ception du prix Nobel de litt&#233;rature, 2014&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Il en est ainsi des &#339;uvres d'Alexia Chevrollier qui &#233;voquent plus un monde industriel &#8211; ou, peut-&#234;tre, pr&#233;- ou post-industriel &#8211; que le bucolique d'une campagne r&#233;elle ou fantasm&#233;e. Ses &#339;uvres, de par leur nature, sont vou&#233;es &#224; une inexorable destruction. Chaque d&#233;placement d'une colonne en d&#233;t&#233;riore une fraction. L'artiste le met en &#233;vidence en montrant, au pied de chacune d'elles, les scories qui en t&#233;moignent. De m&#234;me, le sel et la limaille de fer finiront par muter chimiquement et dispara&#238;tre. Les travaux d'Alexia Chevrollier font ainsi &#233;cho aux notions d'obsolescence programm&#233;e des produits industriels. Ils remettent aussi en question l'immutabilit&#233; des &#339;uvres et la conservation des productions artistiques... Et pourtant, la mati&#232;re reste, m&#234;me si elle change d'aspect. Je ne peux m'emp&#234;cher de penser &#224; un propos de Rapha&#235;l Aloysius Lafferty&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La mati&#232;re m&#234;me est une humiliation pour la raison. On ne peut la faire dispara&#238;tre &#224; jamais, mais on peut donner l'illusion de sa disparition &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Space Chantey, 1968&#160;: Matter itself is a humiliation to the serious. We (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. C'est bien de cela qu'il s'agit dans &lt;i&gt;Disparition progressive&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, &lt;i&gt;Disparition progressive&lt;/i&gt; pose de fa&#231;on patente la question de la valeur marchande des &#339;uvres d'art, devenues objets de sp&#233;culations financi&#232;res effr&#233;n&#233;es. Le choix de la rouille de fer est, de ce point de vue, tr&#232;s symbolique. Elle renvoie aux passages bibliques stigmatisant l'accumulation des richesses mat&#233;rielles&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;ne vous amassez pas des tr&#233;sors sur la terre, o&#249; la teigne et la rouille d&#233;truisent, et o&#249; les voleurs percent et d&#233;robent &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Matthieu 6-20, traduction Louis Segond, 1874-1880&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; ou &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;votre or et votre argent sont rouill&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et leur rouille s'&#233;l&#232;vera en t&#233;moignage contre vous, et d&#233;vorera vos chairs comme un feu &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques 5-3, traduction Louis Segond, 1874-1880&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Au-del&#224; de l'&#339;uvre mat&#233;rielle, c'est l'&#233;ph&#233;m&#232;re de l'existence qui est mis en avant dans un m&#233;lange de p&#233;n&#233;tration et d'insouciance, de brutalit&#233; et de sensibilit&#233;, d'humour et de s&#233;rieux, d'universalit&#233; et de r&#233;flexivit&#233;... Faut-il pour autant d&#233;sesp&#233;rer&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Non... L'immutabilit&#233; du processus cr&#233;atif et la capacit&#233; de le d&#233;crire et de le d&#233;signer demeurent. Jacques Roubaud, autre grand OuLiPien devant l'&#201;ternel, n'&#233;crivait-il pas&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Te nommer c'est faire briller la pr&#233;sence d'un &#234;tre ant&#233;rieur &#224; ta disparition &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;In Quelque chose noir, 1986&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. L'&#339;uvre deviendra invisible mais, comme le souligne Yves Bonnefoy, elle ne dispara&#238;tra pas. Elle sera juste d&#233;livr&#233;e de tout ce qui, en elle, est nuisible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;In &lt;i&gt;Un r&#234;ve fait &#224; Mantoue&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Entretien avec Fran&#231;ois Nicolas, &#201;cole normale sup&#233;rieure, 4&#160;mars 2005&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;In Discours de r&#233;ception du prix Nobel de litt&#233;rature, 2014&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;In &lt;i&gt;Space Chantey&lt;/i&gt;, 1968&#160;: &lt;i&gt;Matter itself is a humiliation to the serious. We cannot make it vanish forever, but can make it seem to&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Matthieu 6-20, traduction Louis Segond, 1874-1880&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Jacques 5-3, traduction Louis Segond, 1874-1880&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;In &lt;i&gt;Quelque chose noir,&lt;/i&gt; 1986&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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