<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
	<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/</link>
	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/spip.php?id_auteur=1634&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Salom&#233; II</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Salome-II-48151</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Salome-II-48151</guid>
		<dc:date>2022-03-29T11:24:35Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Laurie Charles</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Texte narratif qui accompagne l'&#339;uvre Salom&#233; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt; (2014) de Lou-Andr&#233;a Lassalle Villaroya et Benjamin Chavigner, et &#224; partir duquel la bande sonore de la performance Le Festin &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt; (2017) a &#233;t&#233; produite. Maxime passe moi la bouteille. Les gars, je reviens. Maxime est parti dans un des boyaux du labyrinthe gel&#233;, et on a attendu. Je me demandais ce que les gars pensaient de moi, si on formait toujours une bonne &#233;quipe. J'avais les doigts gel&#233;s, craquelures bleues sur le bout, les jambes&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-28400" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_mention'&gt;
&lt;p&gt;Texte narratif qui accompagne l'&#339;uvre &lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Salome-II&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Salom&#233; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; (2014)&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; de Lou-Andr&#233;a Lassalle Villaroya et Benjamin Chavigner, et &#224; partir duquel la bande sonore de la performance &lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Le-Festin-I&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Le Festin &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt;&lt;/i&gt; (2017) &lt;/strong&gt;&lt;/a&gt; a &#233;t&#233; produite.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maxime passe moi la bouteille. &lt;br class='manualbr' /&gt;Les gars, je reviens. Maxime est parti dans un des boyaux du labyrinthe gel&#233;, et on a attendu. &lt;br class='manualbr' /&gt;Je me demandais ce que les gars pensaient de moi, si on formait toujours une bonne &#233;quipe. J'avais les doigts gel&#233;s, craquelures bleues sur le bout, les jambes en b&#226;tons de glace. J'ai regard&#233; autour de moi un instant. Les flaques de boues luisaient sous la lune, vitres teint&#233;es, les fentes sifflaient avec le vent, les feuilles &#233;ternuaient entre elles, carillons gothiques d'automnes. J'ai vu mon image r&#233;fl&#233;chie dans l'eau, et j'ai crach&#233; dessus. J'avais de la boue qui collaient &#224; mes baskets, &#233;paisse, cro&#251;te molle et dure &#224; l'ext&#233;rieur, j'avan&#231;ais difficilement sur le bitume avec mes pieds lourds. Je me suis demand&#233; si tout &#231;a n'&#233;tait pas qu'un plateau de jeu g&#233;ant. J'ai eu l'impression de me sentir pouss&#233; par derri&#232;re, qu'on tentait de m'orienter dans une direction qui n'&#233;tait pas celle de mon choix. J'ai rentr&#233; ma main dans un buisson, et j'ai frissonn&#233; de plaisir et de d&#233;go&#251;t. Mes mains &#233;taient griff&#233;es de bonheur, petites gouttelettes de sang. Quelques larmes &#233;carlates sur le b&#233;ton. Quelques traces de vie sur la pierre morte. J'ai rentr&#233; ma main dans mon cale&#231;on, j'avais tellement froid. J'ai remarqu&#233; cette petite fontaine. Dans le halo des projecteurs elle scintillait, spectrale, majestueuse. Je m'avan&#231;ais&#160;: pour la toucher et lui parler. Je si&#233;geais &#224; un repas, des amis de mes parents, ces moments de sociabilit&#233; forc&#233;e qui d&#233;veloppe mes migrations oniriques. Ils vont parler de moi en me caressant les cheveux et Christine me serrera contre ses seins en me donnant tout son amour. Pr&#233;textant une naus&#233;e violente j'ai couru au jardin, tra&#238;nass&#233; sur les bords de piscine, contourn&#233; les parterres fleuris et le cimeti&#232;re des chats. Je me suis couch&#233; dans l'herbe mouill&#233;e et m'y suis enfonc&#233;.&lt;br class='manualbr' /&gt;Epilogue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Benjamin, passe moi la bouteille. &lt;br class='manualbr' /&gt;Les gars, vous entendez&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Marie, celle qui entendait des voix. Marie elle entendait toujours des voix. Non.&lt;br class='manualbr' /&gt;Les gars, j'entend des cris &#233;touff&#233;s. Silence. Marie, rend moi la bouteille, je crois que tu as trop bu.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'autre jour, je marche vers les &#233;tangs&#160;: la zone noire, au bout de la ville, la zone interdite. Je passe les barri&#232;res, j'escalade le mur. Il m'apparut alors un v&#233;ritable tableau de chasse &#224; l'anglaise que quelqu'un avait remu&#233; dans du bourbon, r&#234;ves alcoolis&#233;s. Le chasseur portait son chien cribl&#233; de balles sur l'&#233;paule, et sa t&#234;te sans vie se balan&#231;ait dans le vide d&#233;versant des coul&#233;es de sang derri&#232;re lui, lentement, au fur et &#224; mesure qu'il avan&#231;ait vers l'horizon. Derri&#232;re lui se trouvait un faon, la bouche ouverte, il buvait le sang goutte &#224; goutte au rythme de leur cheminement. &lt;br class='manualbr' /&gt;Les codes de la r&#233;alit&#233; se brouillent parfois. Quelqu'un veut nous dire quelque chose. Marie, c'est ton esprit qui crie. Enl&#232;ve ta culotte et danse un peu pour nous je suis sur que tu n'entendras plus rien.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai regard&#233; ces deux types, j'aimais bien qu'ils r&#233;p&#232;tent mon nom, je me sentais vibrer. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tout &#233;tait humide, et froid. Exotisme nordiste. La vapeur des casseroles, les p&#226;tes &#233;cras&#233;es sur les fen&#234;tres, bu&#233;e, doigts qui frottent les murs, les traces de baves collantes sur ton visage. &lt;br class='manualbr' /&gt;J'appuie ma main sur le b&#233;ton, la terre tremble l&#233;g&#232;rement, les herbes dansent aussi. Elles se tordent dans tous les sens, elles sont grandes, elles sont belles, elles ont peur. J'ai envie de ramper vers toi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'entends des voix lointaines, des voix masculines tournant dans l'air en tourbillons s&#233;quenc&#233;s. J'ai cet &#226;cre go&#251;t de sang dans la bouche et je peux &#224; peine respirer. Mes narines sont remplies d'une boue rigide qui m'&#233;rode les parois et me br&#251;le la gorge. Je ne sais pas o&#249; je suis. Tout est plat devant moi, j'observe les quelques gravats &#224; cot&#233; de ma main raide avant de r&#233;aliser que je suis allong&#233;e sur le sol. J'entends &#224; nouveau des ricanements suspendus. Mais je ne vois personne. &lt;br class='manualbr' /&gt;La boue noire s'est subitement mise &#224; glisser vers le centre de la flaque. Elle s'est compact&#233;e en une boule difforme qui grossissait lentement. Le son &#233;touff&#233; des bulles qui &#233;clataient, viscosit&#233; obsc&#232;ne, et ce sifflement per&#231;ant. La sph&#232;re fangeuse s'&#233;leva vers le ciel jusqu'&#224; former une montagne au pied de l'arche &#233;clair&#233;e. &lt;br class='manualbr' /&gt;Brusquement la mutation s'est arr&#234;t&#233;e. On avait la peau tendue, liss&#233;e par le vent, de l&#233;gers frissons nous parcouraient l'&#233;chine. Mais on restait l&#224;, align&#233;s. Nous trois, dans les rayons de lumi&#232;re cr&#233;ant des halos sur les contours de nos corps, nous irradiant le visage, sur la sc&#232;ne du crime, pr&#234;t &#224; affronter &#224; mains nues l'&#233;trang&#232;re mati&#232;re. Les yeux grands ouverts, on s'est donn&#233; la main et avanc&#233; tous les trois vers la montagne gluante. &#199;a sentait le souffre. Il en &#233;manait une fum&#233;e vaporeuse on la devinait br&#251;lante, pleine de vie. Elle suintait par fines taches humect&#233;es luisant sous la lune. Elle venait de na&#238;tre devant nous, et nous ne savions pas comment l'accueillir. &lt;br class='manualbr' /&gt;Marie&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Non mais regarde toi. Statue de terre s&#232;che aux yeux vitreux. &lt;br class='manualbr' /&gt;Vous l'avez vu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Marie voit des choses. Le g&#226;teau de cendre, la g&#233;latine des catacombes. &lt;br class='manualbr' /&gt;On s'est encore approch&#233;, lentement, les pieds coordonn&#233;s pour ne pas rompre l'ordre des choses. Il faisait plus ti&#232;de &#224; son approche, il faisait plus chaud, on s'est presque senti bien. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le t&#233;l&#233;phone d'Allan a sonn&#233;. &lt;br class='manualbr' /&gt;- On ne peut pas ce soir, non. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Je ferme la liste d'attente.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Prochaine r&#233;union.&lt;br class='manualbr' /&gt;J'avais maintenant la t&#234;te dans la coupole, et ma bouche d&#233;f&#233;quait une pur&#233;e d'airelle. J'ai remarqu&#233; que mon corps avait disparu. Je me suis mis &#224; rire par secousses et &#224; d&#233;glutir bruyamment. Le bassin se remplissait de myrtille et &#233;tait secou&#233; par les vibrations de mon ricanement indomptable. La pierre s'est soudain fissur&#233;e, elle s'est rid&#233;e rapidement, les moisissures du temps on englouti le b&#233;ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie le nez encore plein de boue, cherchant &#224; se rincer, marche juqu'au long bassin que surplombent les panneaux lumineux qui s'y refl&#232;tent. Alors qu'elle s'agenouille pour se laver, son reflet s'int&#232;gre &#224; celui de l'homme et sa t&#234;te se met &#224; saigner dans l'eau. Son reflet s'y distord alors. &lt;br class='manualbr' /&gt;Evanescence, d&#233;tachement, flottement, absorption, dilution. &lt;br class='manualbr' /&gt;Il se r&#233;pand dans l'enti&#232;ret&#233; du bassin en vibrant doucement. Ses organes sont devenus des vagues se mouvant. _ Elle sent soudainement sa t&#234;te lui cogner. Il y a des perles dans sa gorge, des n&#233;ons dans ses pupilles, les vaguelettes deviennent plus fortes et les morceaux de son visage sont fouett&#233;s les uns contre les autres aux rebords coupants du bassin. Sa face est subitement aspir&#233;e vers le fond, et les lambeaux se d&#233;posent sur le sol devenus les tessons d'un puzzle humain de c&#233;ramique &#233;maill&#233;e. Son portrait, comme une statue bris&#233;e au regard d'&#233;meraude pointant vers le ciel.&lt;br class='manualbr' /&gt;Elle reste l&#224; un moment avant d'entreprendre enfin de rejoindre les deux autres. Ces petits hommes ne savent rien faire sans moi, pense t'elle. Je suis &#224; peine une femme et je suis d&#233;j&#224; leur m&#232;re. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le ciel est devenu tr&#232;s noir, les nuages sont charg&#233;s de col&#232;re, l'orage cach&#233; attend pour exploser. Il est l&#224; vagabondant comme un pr&#233;sage, tension &#233;lectrique, vo&#251;te c&#233;leste mena&#231;ante. &lt;br class='manualbr' /&gt;Serrons-nous, j'ai trop froid les gars, j'ai le nez qui coule de la glaise et les oreilles remplies de bronze. &lt;br class='manualbr' /&gt;Serrez-moi fort tous les deux.&lt;br class='manualbr' /&gt;Et puis j'ai eu cette vision&#160;: les deux gar&#231;ons avaient la figure blanche, farineuse, les yeux cercl&#233;s de violet, debout, immobiles en costard noir, trop grands pour eux, ne sachant pas comment se tenir avec ces accoutrements d'adulte. Ils se tenaient tous les deux face &#224; ma tombe. Le ciel &#233;clairait la sc&#232;ne de son rose intense d&#233;teignant vers le parme &#224; l'horizon. Ils restaient l&#224;, sans bouger, les bras ballant avec leurs bouts des doigts qui d&#233;passaient de leur manches trop amples. La cam&#233;ra a fait un demi cercle autour d'eux tout en s'&#233;levant progressivement. On les voyait maintenant de derri&#232;re, deux formes noires et statiques, la cam&#233;ra est mont&#233;e vers le ciel, passant au travers des nuages, et l'image s'est finalement flout&#233;e jusqu'&#224; devenir blanche. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le r&#233;alisateur avait voulu finir sur une image du paradis et le blanc, expliquait-il aux journalistes dans une interview, est ce qui s'en approchait le plus. &lt;br class='manualbr' /&gt;Si on faisait un bain de minuit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? demande Alan. Alan, toujours dans cet interstice entre deux mondes. Alan qui avait la particularit&#233; de ne jamais se demander si ce qu'il avan&#231;ait pouvait avoir des r&#233;percutions r&#233;elles, ou si ce n'&#233;tait qu'un d&#233;calage du &#224; son incapacit&#233; d'adaptation &#224; la brutalit&#233; du quotidien.&lt;br class='manualbr' /&gt;Alan, il fait glacial, on arrive d&#233;j&#224; pas &#224; se r&#233;chauffer en se serrant, vient contre nous, qu'est-ce que tu regardes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Alan&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &#8230; Alan&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'entends sa voix guillerette, encore une petite fille.&lt;br class='manualbr' /&gt;Je n'ai jamais eu de l'affection pour elle. Cette petite train&#233;e. Elle croit qu'elle peut nous avoir avec ses airs de fille abandonn&#233;e. &lt;br class='manualbr' /&gt;J'ai jamais eu de piti&#233; pour personne. Tu n'as qu'&#224; r&#233;chauffer ton petit cul contre Benjamin il a toujours aim&#233; &#231;a. _ Ce type n'a aucun id&#233;al, c'est un jeune tra&#238;ne-savate, qui se prend pour un esth&#232;te des bas-fonds alors que c'est juste un enfant g&#226;t&#233;. J'ai vu sa m&#232;re une fois en peignoir de velours rouge, lui apporter son d&#233;jeuner sur un plateau d'argent, elle l'avait d&#233;pos&#233; d&#233;licatement sur son lit. On aurait dit que tout &#233;tait faux, tant le chocolat chaud produisait une fum&#233;e r&#233;guli&#232;re, la confiture de fraise &#233;tait d'un rouge luisant, le pain parfaitement rectangulaire juste grill&#233; &#224; point, et le jus d'orange avec ses gla&#231;ons flottant en cadence, la pulpe l&#233;g&#232;rement d&#233;pos&#233;e sur le bord avec une fine couche de sucre et sa paille verte fluo. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tout &#233;tait plastifi&#233; dans ce d&#233;corum de film recoloris&#233;, lui m&#234;me &#233;tait le st&#233;r&#233;otype parfait de l'acteur sans substance au sourire coinc&#233; exhibant des dents trop blanches. Il &#233;tait toujours tir&#233; &#224; quatre &#233;pingles, la m&#232;che bien liss&#233;e sur le dessus et les cot&#233;s bien ras&#233;, arborant un jean toujours bien bleu, sa chemise &#224; carreaux bien repass&#233;e par maman et ses petites chaussures noires cir&#233;es de bon &#233;colier. &lt;br class='manualbr' /&gt;Tes chaussures sont pleines de boues Benjamin. &lt;br class='manualbr' /&gt;Occupe toi de tes baskets Alan.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le t&#233;l&#233;phone d'Alan s'est remis &#224; sonner.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Je pourrais pas Steph.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Tu sais ce qu'on dit Alan, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#224; l'&#233;quinoxe, le Soleil se l&#232;ve &#224; l'Est et se couche &#224; l'Ouest&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;br class='manualbr' /&gt;- Je sais Steph, je ne suis pas chez moi, je te rappelle. &lt;br class='manualbr' /&gt;- Le temps presse.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le vent s'est mis &#224; souffler par bourrasques t&#233;nues, venant secouer la montagne visqueuse. Elle ondulait comme une gel&#233;e sur un plateau port&#233; par une jeune serveuse tremblante en fin de soir&#233;e. &lt;br class='manualbr' /&gt;Iridescente, avec les spots, nuanc&#233;e de pourpre, ab&#238;m&#233;e de vert.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
