<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
	<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/</link>
	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/spip.php?id_auteur=1591&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>&#171;&#160;Gr&#233;gory Cuquel&#160;: d&#233;sir et d&#233;chet&#160;&#187;</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Gregory-Cuquel-desir-et-dechet</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Gregory-Cuquel-desir-et-dechet</guid>
		<dc:date>2025-08-26T12:52:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pedro Morais</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Gr&#233;gory Cuquel se saisit d'un r&#233;el satur&#233; qui expulse &#224; l'infini les d&#233;chets de nos d&#233;sirs fabriqu&#233;s. Plut&#244;t que de vouloir se placer en dehors de ce contexte contamin&#233;, son travail fait une digestion brutale, sale et odorante des images et des mat&#233;riaux toxiques, dans des installations &#224; l'oppos&#233; du design d'un monde efficace. C'est avoir tort que d'avoir capt&#233; l'esth&#233;tique post-Internet trop t&#244;t&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? S'il est vrai que d&#232;s l'&#201;cole des beaux-arts de Lyon, Gr&#233;gory Cuquel a int&#233;gr&#233; dans son&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-26631" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Gr&#233;gory Cuquel se saisit d'un r&#233;el satur&#233; qui expulse &#224; l'infini les d&#233;chets de nos d&#233;sirs fabriqu&#233;s. Plut&#244;t que de vouloir se placer en dehors de ce contexte contamin&#233;, son travail fait une digestion brutale, sale et odorante des images et des mat&#233;riaux toxiques, dans des installations &#224; l'oppos&#233; du design d'un monde efficace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avoir tort que d'avoir capt&#233; l'esth&#233;tique post-Internet trop t&#244;t&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? S'il est vrai que d&#232;s l'&#201;cole des beaux-arts de Lyon, Gr&#233;gory Cuquel a int&#233;gr&#233; dans son travail certains &#233;l&#233;ments - canettes de Red Bull, sacs de supermarch&#233; customis&#233;s, v&#234;tements sur pr&#233;sentoirs standards, mati&#232;res transf&#233;r&#233;es sur des images et inversement - largement r&#233;pandus ailleurs par la suite, il serait plus juste de ne pas aborder sa d&#233;marche uniquement par des signes isol&#233;s, mais par sa fa&#231;on de saisir un r&#233;el satur&#233;, en mutation. Un r&#233;el qui fabrique des d&#233;chets d&#233;laiss&#233;s au coin d'une rue, ou le cyberespace, flottant en p&#233;riph&#233;rie pour &#233;voquer le centre de nos d&#233;sirs remplac&#233;s en boucle. Gr&#233;gory Cuquel emploie des mat&#233;riaux r&#233;cup&#233;r&#233;s pour ses sculptures - comme beaucoup d'autres artistes - mais leur donne une chance de rester en &#233;tat de transition, transposant les gestes vuln&#233;rables de l'atelier au c&#339;ur de l'exposition.&lt;br class='manualbr' /&gt;Il a pris l'habitude de recycler ses sculptures dans de nouveaux assemblages, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;retournant &#224; l'atelier dans la sculpture m&#234;me&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, ce qui permet de comprendre le sens qu'il donne au mot digestion quand il parle de son travail. Une digestion plut&#244;t qu'un d&#233;tournement, dans sa fa&#231;on d'inclure organiquement des &#233;l&#233;ments plastiques d'un monde contamin&#233;, o&#249; l'information circule &#224; la vitesse de la pollution. S'il utilise la capacit&#233; des images dominantes &#224; infiltrer l'inconscient, c'est &#224; l'oppos&#233; d'une esth&#233;tique neutre, d'un design sous anesth&#233;sie, mais avec des &#339;uvres odorantes, qui suintent, changent d'&#233;tat, se salissent, situ&#233;es &#224; la marge d'un monde efficace.&lt;br class='manualbr' /&gt;Dans ses premi&#232;res &#339;uvres, il pouvait l'&#233;voquer &#224; travers sa passion du death metal, employant une double p&#233;dale de batterie ou une photo de maquillage noir et blanc &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;corpse paint&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Mais l'enjeu se posait d&#233;j&#224; moins du c&#244;t&#233; de l'imagerie que dans l'intuition d'une capacit&#233; de la musique &#224; f&#233;tichiser les objets et &#224; r&#233;inventer des rites. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;Je suis un Robinson qui reconstruit de m&#233;moire un background culturel &lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, dit-il. Et malgr&#233; sa proximit&#233; avec cet univers sonore, Gr&#233;gory Cuquel mettait en avant le paradoxe entre le d&#233;sir d'identification &#224; une musique extr&#234;me, sans concessions, et le caract&#232;re pr&#233;cieux et &#233;tudi&#233; de ses codes visuels. L'installation &#233;tait alors plac&#233;e sur une plateforme miroitante, customis&#233;e par des tiges de fleurs roses et des sph&#232;res de cristal. Cherchant encore du c&#244;t&#233; de la musique une capacit&#233; &#224; produire de l'aura romantique, consciente de son artifice, Cuquel a r&#233;alis&#233; &lt;i&gt;Marina Bay&lt;/i&gt; avec Benjamin Seror, un &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;op&#233;ra th&#233;orique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, fantasme d'art total autour de la forme d'un volcan, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;qui est capable de construire en d&#233;truisant&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, pr&#233;texte &#224; une mise en sc&#232;ne explosive de couleurs et mati&#232;res contradictoires. Le principe de d&#233;cor est souvent utilis&#233; par l'artiste, parfois de fa&#231;on narrative &#224; travers la combinaison des titres et des mat&#233;riaux pouvant &#233;voquer les fumeurs de bang, l'&#233;rotisme sans qualit&#233;s d'une piscine ou les plans cul sur des terrains vagues - &#224; la seule aide d'un rocher, d'une plante, d'un guidon de mobylette et d'une palissade en plexiglas.&lt;br class='manualbr' /&gt;L'exposition &lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Transhumance-de-peaux-mortes_suc-salive-et-constance&#034;&gt;&lt;i&gt;transhumance des peaux mortes_suc, salive et constance&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; est un tournant dans son travail vers des contextes plus communs, moins li&#233;s &#224; un v&#233;cu personnel fantasm&#233;. Les peaux mortes nomades du titre peuvent &#233;voquer un jacuzzi, ambiance peignoir et bougies parfum&#233;es - un &#233;cosyst&#232;me &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;bien &#234;tre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; baln&#233;aire, fait de sculptures &#233;ponge ou savon, de tuyaux d&#233;goulinant de bain moussant bleu sur le sol. Tr&#232;s vite, l'hygi&#232;ne et le maquillage se trouvent souill&#233;s, rouillant des sculptures modernistes en tiges de m&#233;tal o&#249; se tiennent des peaux rugueuses de pl&#226;tre, entour&#233;es de dessins g&#233;om&#233;triques au graphite qui ne sont que les textures du sol de son atelier. &#192; l'image du mot &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;glutane&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; qu'il a invent&#233; pour d&#233;signer son agglom&#233;rat de mati&#232;res, le travail de Gr&#233;gory Cuquel joue plusieurs r&#244;les &#224; la fois, employant la brutalit&#233; et la structure, la salive et l'image, la souillure et le maquillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_mention'&gt;
&lt;p&gt;Texte publi&#233; dans &lt;i&gt;Le Quotidien de l'art&lt;/i&gt;, 22&#160;janvier 2016&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Histoire de la Nature</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Histoire-de-la-Nature</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Histoire-de-la-Nature</guid>
		<dc:date>2018-01-05T15:07:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Pedro Morais</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Plut&#244;t qu'un retour nostalgique des hippies vu par le prisme d'un optimisme n&#233;ohumaniste, Suzanne Husky fait partie d'une g&#233;n&#233;ration d'artistes qui cherche &#224; r&#233;inventer l'habitat, l'&#233;conomie locale et les modes de vie, nourris par la pens&#233;e critique contemporaine. Int&#233;ress&#233;e par l'agriculture, la place du non-humain et l'histoire de l'iconographie r&#233;volutionnaire, elle fabrique une culture visuelle de combat. Les artistes ont pris l'habitude de se voir sermonner sur les &#233;checs des utopies&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-27113" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plut&#244;t qu'un retour nostalgique des hippies vu par le prisme d'un optimisme n&#233;ohumaniste, Suzanne Husky fait partie d'une g&#233;n&#233;ration d'artistes qui cherche &#224; r&#233;inventer l'habitat, l'&#233;conomie locale et les modes de vie, nourris par la pens&#233;e critique contemporaine. Int&#233;ress&#233;e par l'agriculture, la place du non-humain et l'histoire de l'iconographie r&#233;volutionnaire, elle fabrique une culture visuelle de combat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les artistes ont pris l'habitude de se voir sermonner sur les &#233;checs des utopies pass&#233;es, dans ce qui pourrait &#234;tre une tentative de les d&#233;mobiliser, de leur passer l'envie d'&#233;laborer &#224; leur tour une critique du &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt;. Dans cette entreprise de perp&#233;tuation des rouages &#233;tablis, il est r&#233;current de r&#233;duire la contre-culture des ann&#233;es 1960 et 1970 &#224; la caricature du hippie technophobe, partisan d'un retour &#224; la terre. Cela permet sans doute de se d&#233;barrasser h&#226;tivement de questions autrement plus complexes, dont s'&#233;taient d&#233;j&#224; fait &#233;cho l'exposition &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;The Whole Earth&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; des curateurs Diedrich Diederichsen et Anselm Franke &#224; Berlin en 2013 autour de l'alliance entre la culture hippie californienne et la cybern&#233;tique, l'&#233;cologie et les r&#233;seaux. Dans ce contexte, le propos de l'exposition internationale de Christine Macel &#224; la Biennale de Venise penche plut&#244;t pour le versant n&#233;ohumaniste et les utopies spirituelles que du c&#244;t&#233; de la r&#233;flexion critique. Car, si l'on constate effectivement le retour d'une forte remise en question des modes de vie et d'organisation sociale amenant de nombreux artistes &#224; reformuler des pratiques communautaires ou &#233;ducatives, cela s'enracine dans une r&#233;flexion tr&#232;s pr&#233;cise sur la situation sociale et &#233;cologique actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, si Suzanne Husky a pu habiter dans une des maisons-cellules qu'elle a construite &#224; San Francisco&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? sa ville d'adoption apr&#232;s l'&#233;cole d'art de Bordeaux&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?, ses choix sont nourris par des lectures attentives de la pens&#233;e critique contemporaine. Elle &#233;voquera l'&#233;tude de Jason W. Moore, Capitalism in the Web of Life (2015), autour de la notion d'&#233;cologie-monde, refusant le principe d'une nature ext&#233;rieure aux rapports humains, pure et sans histoire. Selon lui, la nature est historique et produite par l'activit&#233; humaine qui la transforme (jusqu'&#224; modifier la biologie humaine), ce qui le m&#232;ne &#224; critiquer l'anthropoc&#232;ne&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Je suis inquiet que ce concept renforce la vieille farce bourgeoise selon laquelle la responsabilit&#233; des probl&#232;mes &#233;manant du capitalisme reviendrait &#224; l'humanit&#233; tout enti&#232;re &#8211; c'est une vision raciste, europ&#233;ocentrique et patriarcale&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suzanne Husky a ainsi pris soin de croiser diff&#233;rentes perspectives dans son travail&#160;: l'emploi de l'ornement, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;per&#231;u comme f&#233;minin, impur, mineur, criminel (Adolf Loos)&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, &#233;claircit-elle, s'inscrit dans une relecture f&#233;ministe de la modernit&#233;. Elle choisira la c&#233;ramique ou la tapisserie les inscrivant dans une continuit&#233; historique avec les fa&#239;ences produites pendant la R&#233;volution fran&#231;aise (priv&#233;s de commanditaires, les c&#233;ramistes ont c&#233;l&#233;br&#233; la nouvelle &#232;re, interrompant l'illustration de sc&#232;nes pastorales) ou les tapis de guerre afghans (int&#233;grant des motifs d'armes, chars et drones). Il s'agit alors d'imaginer une iconographie populaire pour les nouvelles formes de r&#233;volte &#233;cologique des &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ZAD&lt;/span&gt; (&#224; l'exemple de l'occupation du parc Gezi &#224; Istanbul ou de l'opposition au barrage de Sivens), sur des poteries inspir&#233;es de styles et temporalit&#233;s disparates (natifs am&#233;ricains, Moyen-Orient, grecques). Les activistes portent parfois des masques d'animaux, int&#233;grant ainsi la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;voix&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; des non-humains dans la contestation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &#224; partir de l'analyse de la sociologue Jocelyne Porcher sur les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;gr&#232;ves&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; animales ou le fait que des libellules ou salamandres cherchent litt&#233;ralement &#224; enrayer la progression des machines d&#233;truisant leur environnement. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Quand je d&#233;tourne la tapisserie La Dame &#224; la licorne du d&#233;but de la Renaissance, j'interroge notre difficult&#233; &#224; produire de l'imaginaire &#224; l'ext&#233;rieur de la capitaloc&#232;ne&#160;: l&#224; o&#249; il y avait des licornes et des sir&#232;nes, j'ai plac&#233; un bulldozer&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, explicite l'artiste, faisant sienne la r&#233;flexion du philosophe Franco Berardi. Loin de tout puritanisme visuel, elle parodie l'esth&#233;tique post-Internet dans un film consacr&#233; &#224; une &#233;cole pour femmes-sir&#232;nes ou dans son Nouveau minist&#232;re de l'Agriculture (avec St&#233;phanie Sagot) venu inaugurer une voie lact&#233;e r&#233;alis&#233;e avec de la bouse &#8211; du land art &#233;vocateur du r&#244;le primordial des bousiers. De la m&#234;me fa&#231;on, quand elle r&#233;alise un service de table pour un village du Tarn-et-Garonne, l'id&#233;alisation bucolique est remplac&#233;e par la r&#233;alit&#233; du paysage rural (avec supermarch&#233; en bord de route et &#233;quipe de rugby), qui est r&#233;alis&#233; avec la terre toxique de d&#233;chets d'une carri&#232;re de sable, tandis que le jardin &#224; la fran&#231;aise sera recr&#233;&#233; selon une politique des plantes sauvages. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Il y a un parall&#232;le entre le vocabulaire utilis&#233; pour parler des plantes envahissantes et celui employ&#233; pour l'&#233;migration. Quand je propose une librairie pour l'&#233;change de graines, c'est ill&#233;gal, poursuit-elle. Brevet&#233;es, instrumentalis&#233;es pour des raisons de &#8220;greenwashing&#8221;, mon&#233;taris&#233;es dans les r&#233;serves naturelles, les fleurs ont perdu leur neutralit&#233; et sont devenues un lieu de combat. Si la g&#233;n&#233;ration d'avant pouvait distribuer des fleurs aux policiers, la n&#244;tre ne le peut plus&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Source&lt;/strong&gt;&#160;: &lt;a href=&#034;https://www.lequotidiendelart.com/articles/10831-portrait-de-jeune-artiste-suzanne-husky.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;https://www.lequotidiendelart.com/articles/10831-portrait-de-jeune-artiste-suzanne-husky.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
