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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>Terre I et Terre II</title>
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		<dc:date>2019-05-20T11:14:44Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Olivier Beaudet</dc:creator>



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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CHEMINS&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;VIRTUELS&lt;/span&gt; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La carte est r&#233;partition d'un territoire qui existe par ses dynamiques et non dans une simple r&#233;partition topologique. Elle est un agencement de syst&#232;mes dynamiques parcourus de chemins virtuels&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; nous rappelle Alain Viguier dans la conf&#233;rence introductive au colloque, au cours de laquelle il analyse &#224; l'appui de la g&#233;ophilosophie de Gilles Deleuze les caract&#233;ristiques fondamentales de la carte et du territoire. Or &#224; bien des &#233;gards, les &#339;uvres mais &#233;galement les&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26877" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CHEMINS&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;VIRTUELS&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La carte est r&#233;partition d'un territoire qui existe par ses dynamiques et non dans une simple r&#233;partition topologique. Elle est un agencement de syst&#232;mes dynamiques parcourus de chemins virtuels&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; nous rappelle Alain Viguier dans la conf&#233;rence introductive au colloque, au cours de laquelle il analyse &#224; l'appui de la g&#233;ophilosophie de Gilles Deleuze les caract&#233;ristiques fondamentales de la carte et du territoire. Or &#224; bien des &#233;gards, les &#339;uvres mais &#233;galement les interventions des artistes Laurie-Anne Estaque et Peter Briggs tendent &#224; r&#233;v&#233;ler des territoires dont les chemins dynamiques - ils s'actualisent en permanence - d&#233;voilent soit une &#233;paisseur qui n'a rien de g&#233;ologique, soit des temporalit&#233;s propres &#224; la m&#233;moire. Pourtant, si Laurie-Anne Estaque s'int&#233;resse &#224; la terre, c'est principalement &#224; travers l'exploitation des repr&#233;sentations cartographiques que les techniciens et les scientifiques r&#233;alisent, alors que Peter Briggs imprime autant qu'il exalte un lien direct et intime au mat&#233;riau.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CALQUE&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ET&lt;/span&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CARTE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#192; l'origine, la volont&#233; de travailler sur l'actualit&#233;, sur des choses universelles et parler de l'Homme. Je me suis tr&#232;s vite sentie bloqu&#233;e parce que j'ai commenc&#233; &#224; utiliser des images, des photographies de reportage, que je d&#233;coupais dans la presse. J'ai vite &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;e dans l'utilisation de ce type d'images, et je m'en suis tr&#232;s vite s&#233;par&#233;e. J'ai alors cherch&#233; quels &#233;taient les signes qui pouvaient se substituer &#224; cette actualit&#233;, et tout mon travail s'est orient&#233; vers une recherche autour des signes qu'on utilise dans notre soci&#233;t&#233; pour se repr&#233;senter le monde, pour le codifier, pour se l'accaparer&#8230;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; explique Laurie-Anne Estaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle poursuit&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La toute premi&#232;re cartographie que j'ai r&#233;alis&#233; remonte &#224; 1997. C'est un travail autour de drapeaux brod&#233;s &#224; la main. Une s&#233;lection d'une vingtaine de drapeaux du monde auxquels sont associ&#233;s le nom du pays et sa devise. Souvent, je ne change rien aux choses que je choisis, que je recopie, que je d&#233;calque, ou que je transpose. Ce sont donc les devises des pays qui sont brod&#233;es telles quelles. Cette succession de drapeaux convoque un territoire, une histoire lin&#233;aire, qui s'&#233;tale, sur le mur, comme une frise historique et politique du monde. Le choix des pays a parfois &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; en fonction de leur actualit&#233;. Cela faisait r&#233;sonance avec mon d&#233;sir premier de parler du monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et j'aimais ce lien entre ce signe color&#233; abstrait faisant mentalement r&#233;f&#233;rence &#224; des ph&#233;nom&#232;nes de soci&#233;t&#233; ou d'actualit&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Son attachement au travail fait main va de pair avec un choix affirm&#233; pour des mat&#233;riaux pauvres ou simples, tels que le fil de couture, la mine de plomb ou la gouache et pour support&#160;: du papier ou du tissu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Laurie-Anne Estaque transpose ensuite &#224; ce travail sur les identit&#233;s nationales et leur revendication, une recherche sur les valeurs transfuges, parce que l'appartenance nationale, selon elle, devenait dat&#233;e. Cette fois, les logos et les slogans brod&#233;s venaient se substituer aux devises. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Je cherchais quelles &#233;taient les valeurs aujourd'hui auxquelles on tente de nous faire appartenir. J'ai donc travaill&#233; sur ces marques &#233;conomiques codifi&#233;es&#160;: le logo remplace le drapeau et le slogan, la devise&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Laurie-Anne Estaque op&#232;re l&#224; un transfert qui fait &#233;cho &#224; la globalisation des &#233;changes mondiaux et &#224; la mondialisation des grandes entreprises. Se substituait &#224; l'expression en terme topographiques des fronti&#232;res nationales, de fait, un brouillage des rep&#232;res traditionnels. Ses &#339;uvres sur la repr&#233;sentation du monde d&#233;coulent de ce travail s&#233;riel. Elle s'attache alors au globe, pour ensuite s'int&#233;resser directement aux cartes existantes, qu'elle d&#233;coupe au cutter dans un premier temps. Enfin, elle rassemble puis transpose les cartes et les cartogrammes qu'utilisent des scientifiques ou des sp&#233;cialistes (g&#233;ographes, &#233;conomistes, chefs marketing, ou politologues&#8230;) pour sch&#233;matiser des donn&#233;es sp&#233;cifiques et les appr&#233;cier dans leur ensemble. La carte est autant un moyen de faire &#233;merger que d'affirmer des territoires. Elle contracte et r&#233;partie &#224; la fois l'espace, selon Alain Viguier. Laurie-Anne Estaque s'approprie cartogrammes et anamorphoses dans une version qui conjugue l'h&#233;ritage du &lt;i&gt;ready-made&lt;/i&gt; de Marcel Duchamp au &lt;i&gt;Do it yourself&lt;/i&gt; d'Andy Warhol. Aussi, pour r&#233;aliser ces transpositions, elle proc&#232;de &#224; une op&#233;ration de calque de la carte. Parfois, notamment avec la peinture &lt;i&gt;Europ&#233;ana, une br&#232;ve histoire du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Laurie-Anne Estaque, Europ&#233;ana, une br&#232;ve histoire du XXe si&#232;cle - gouache (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;,&lt;/i&gt; elle reporte directement son calque afin d'obtenir un d&#233;p&#244;t de mine de plomb sur son support papier. Elle le d&#233;calque. Par cons&#233;quent les contours de la carte se trouvent invers&#233;s, et celle-ci nous appara&#238;t donc &#224; l'envers. Loin d'un souci d'&#233;conomie d'&#233;nergie ou de temps, l'artiste assume cette inversion sym&#233;trique, parce qu'elle lui permet d'accuser le caract&#232;re non essentiellement topographique des territoires qu'elle isole. La carte montre son envers et s'affirme comme dispositif. Laurie-Anne Estaque revendique alors avec Alain Viguier cette id&#233;e que &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'unit&#233; d'un espace qui le constitue en territoire &#233;chappe &#224; tout contour g&#233;om&#233;trique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alain Viguier &#233;voque la typologie &#233;tendue des cartes auxquelles nous avons recours (carte routi&#232;re, carte de la v&#233;g&#233;tation&#8230;), mais il pr&#233;cise que ce n'est pas ce que Gilles Deleuze nomme une carte. Pour lui, ce sont des calques. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;M&#234;me la superposition de tous les calques ne suffit pas &#224; faire une carte&#8230; La carte relie des coordonn&#233;es par des chemins dynamiques, les fait tenir ensemble et dissout les calques les uns dans les autres.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, pr&#233;cise Alain Viguier. Dans de nombreuses &#339;uvres d'une s&#233;rie qu'elle poursuit encore, Laurie-Anne Estaque accompagne les contours g&#233;ographiques des territoires qu'elle reporte de toute une accumulation d'&#233;l&#233;ments juxtapos&#233;s et aux registres vari&#233;s (image, signe, symbole, texte&#8230;). &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Une s&#233;rie un peu en rupture avec le travail de cartographie qui pr&#233;c&#232;de, a d&#233;but&#233; avec un travail de dessin qui s'est construit autour de l'ouvrage &lt;i&gt;Europ&#233;ana, une br&#232;ve histoire du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/i&gt; de Patrik Ourednik &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Patrik Ourednik, Europ&#233;ana, une br&#232;ve histoire du XXe si&#232;cle - &#201;ditions Alia.&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; Ce n'est pas un r&#233;cit hi&#233;rarchis&#233; par une chronologie, et sa description du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle est compl&#232;tement anarchique, mais il op&#232;re plut&#244;t par association d'id&#233;es. Se m&#234;lent les inventions, les ph&#233;nom&#232;nes, les &#233;v&#233;nements historiques et politiques&#8230; J'ai donc r&#233;alis&#233; une cartographie &#224; partir de cet ouvrage, o&#249; tout d&#233;marre avec cette carte centrale invers&#233;e de l'Europe et autour de laquelle viennent graviter des &#233;l&#233;ments graphiques&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Ces proximit&#233;s induisent des chemins dynamiques mais non mat&#233;rialis&#233;s. D&#233;bordant de la carte, ils l'&#233;toffent. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une illustration de la d&#233;finition de la carte de Gilles Deleuze, l'amibition de l'artiste c'est bien de nourrir ces voisinages de flux ou d'impr&#233;gnations &#233;quivoques, comme autant de possibilit&#233;s virtuelles. Certes ces chemins n'apparaissent pas formalis&#233;s dans son dessin, et c'est l&#224; tout un travail de l'&#339;il et de l'esprit. Pourtant, c'est bien le dessin qui les g&#233;n&#232;re. C'est en et par lui qu'ils s'inaugurent. Tous ces signes qui s'accumulent dans les &#339;uvres du type &lt;i&gt;Europ&#233;ana&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;Les fran&#231;ais sont vicelards,&lt;/i&gt; existent simultan&#233;ment de fa&#231;on autonome et interconnect&#233;e. Leur coh&#233;sion participe de la carte. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;L'espace c'est la multiplicit&#233; dans l'instantan&#233;it&#233;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; dit Alain Viguier. Aussi, Laurie-Anne Estaque propose un nouvel agancement, une sorte de mosa&#239;que d'&#233;l&#233;ments h&#233;t&#233;rog&#232;nes qui s'affranchit d'un ordonnancement rationnel &#224; la fois r&#233;ducteur et incomplet. Pour Alain Viguier&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La carte est ouverte, elle est incontestable dans toutes les dimensions, d&#233;montable, renversante, susceptible de recevoir constamment des modifications&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi une g&#233;ographie d'intensit&#233;s et d'affects.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CARTE&lt;/span&gt; M&#201;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;MOIRE&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque Alain Viguier commente la g&#233;ophilosophie de Gilles Deleuze qui interroge notre lexique autant que les d&#233;finitions que nous attribuons aux mots, il ouvre une br&#232;che dans la conception commune que nous avons de la r&#233;alit&#233; et &#224; laquelle la carte routi&#232;re, par exemple, a pr&#233;tention. Tout d'abord, cette r&#233;alit&#233; nous apparait sp&#233;cifique &#224; son domaine d'application. Par cons&#233;quent, si ces cartes ne sont que des calques, et que ceux-ci sont multiples, alors les r&#233;alit&#233;s auxquelles ils renvoient sont h&#233;t&#233;rog&#232;nes. Enfin, les mots eux-m&#234;mes peuvent recouvrir diff&#233;rentes significations selon leur contexte. Les cartes sont en cela d&#233;termin&#233;es par un espace dont Alain Viguier rappelle qu'il n'est pas n&#233;cessairement li&#233; &#224; un emplacement physique et &#224; un temps. N'y a t-il pas l&#224; un lien du calque de Deleuze au d&#233;calque&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le calque, n'est-il pas l'instrument d'un d&#233;calque, d'une projection sur le monde&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le calque se ferait en cela matrice, alors m&#234;me qu'il est initialement un outil conceptuel destin&#233; &#224; apporter les moyens d'une connaissance sp&#233;cifique et technique de celui-ci. L'interrogation porte finalement sur la valeur qu'on attribue &#224; ce calque, mais &#233;galement sur l'intention du projet qui l'initie. Instrument technique de l'ing&#233;nieur, il est aussi l'instrument politique d'une repr&#233;sentation du territoire qui en d&#233;termine la perception. Il est un moyen d'affirmer un territoire. Fond&#233; sur une volont&#233; de rationalit&#233;, le calque - pour conserver ici la terminologie du philosophe - serait donc un outil technique et scientifique autant qu'une tentative de rationaliser le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude techno-scientifique s'attache en g&#233;n&#233;ral &#224; ce qui est per&#231;u, et tente de le rationaliser sous la forme de tableaux et de cartes ( de calques selon Deleuze), dont la rationalisation des donn&#233;es et leur explication contribuent au d&#233;veloppement de nos soci&#233;t&#233;s modernes. Ce regard particulier qui est pos&#233; sur le monde, participe &#233;galement &#224; sa construction. Toutefois, Alain Viguier rappelle combien l'observateur est intimement li&#233; &#224; son objet d'observation. Il n'est plus tenable de nous situer comme en-dehors du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte extrait de Colloques - Terres I et Terre &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;II&lt;/span&gt; - &#201;cole nationale sup&#233;rieure d'art de Limoges - 2009/2010/2011&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.dda-nouvelle-aquitaine.org/IMG/media/docs/Laurie-Anne-Estaque_Extrait_colloque-Terre_II_2011.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; consulter le pdf des Colloques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Laurie-Anne Estaque, &lt;i&gt;Europ&#233;ana, une br&#232;ve histoire du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle&lt;/i&gt; - gouache sur papier - 85 x 114 cm - 2008&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Patrik Ourednik, Europ&#233;ana, une br&#232;ve histoire du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle - &#201;ditions Alia.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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