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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
	<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/</link>
	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Sans socle ni double-fond</title>
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		<dc:creator>Martine Michard</dc:creator>



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&lt;p&gt;Pour Muriel Rodolosse, l'exposition est plus que le seul accrochage de ses tableaux, c'est le lieu o&#249; interroger la peinture. La sc&#233;nographie, qu'elle cr&#233;e en &#233;cho &#224; la topographie du centre d'art contemporain, fait de ses &#339;uvres les hypoth&#232;ses et les arguments d'une pens&#233;e de la peinture qui s'invente dans le d&#233;placement. Le proc&#233;d&#233; d'ex&#233;cution des tableaux n'est pas &#233;tranger &#224; ce principe. Muriel Rodolosse n'a jamais peint sur toile, refusant l'autorit&#233; de sa texture et de sa souplesse,&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour Muriel Rodolosse, l'exposition est plus que le seul accrochage de ses tableaux, c'est le lieu o&#249; interroger la peinture. La sc&#233;nographie, qu'elle cr&#233;e en &#233;cho &#224; la topographie du centre d'art contemporain, fait de ses &#339;uvres les hypoth&#232;ses et les arguments d'une pens&#233;e de la peinture qui s'invente dans le d&#233;placement. Le proc&#233;d&#233; d'ex&#233;cution des tableaux n'est pas &#233;tranger &#224; ce principe. Muriel Rodolosse n'a jamais peint sur toile, refusant l'autorit&#233; de sa texture et de sa souplesse, lui pr&#233;f&#233;rant un support lisse et plus neutre. Depuis 1996, elle peint sous verre acrylique. Rigide et transparent, il permet de franchir le plan z&#233;ro du support et de passer toute la peinture &#224; l'arri&#232;re. L'artiste construit le tableau dans son inversion&#160;: elle commence par les d&#233;tails et finit par le fond. La hi&#233;rarchisation des plans est donc invers&#233;e, parfois mix&#233;e dans certaines &#339;uvres r&#233;centes. Dans ce mouvement entre la face lisse - offerte au regardeur et qui interdit tout repentir - et la face int&#233;rieure - les coulisses en quelque sorte, qui accueillent le geste, la touche, l'intimit&#233; de l'&#339;uvre - se joue le lieu de la peinture entre ce qui est montr&#233; et ce qui est cach&#233;. Muriel Rodolosse renverse la vision perspectiviste de la fen&#234;tre ouverte sur le monde et interroge la nature de l'&#339;uvre regard&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Maison-des-arts-Georges-Pompidou-Cajarc&#034;&gt;Sans socle ni double-fond&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; invite le visiteur &#224; en faire l'exp&#233;rience. Les &#339;uvres se d&#233;couvrent au fur et &#224; mesure du cheminement dans les trois espaces successifs du centre d'art. Si le titre &#233;voque un &#233;tat de nature sans autorit&#233; ni artifice - &lt;i&gt;sans socle ni double-fond&lt;/i&gt; - l'exposition cristallise &#224; la fois cette question et son contraire&#160;: les &#234;tres et les &#233;l&#233;ments ont un socle porteur et sont mis en lumi&#232;re pour exister, ils ont un revers et une face cach&#233;e. C'est dans cette tension constante entre nature et contingence, entre ce qui est vu et ce qui est dissimul&#233;, que se construit le parcours de l'exposition. Le visiteur est accueilli par un p&#233;n&#233;trable, constitu&#233; de tableaux bifaces, mobiles et suspendus &#224; hauteur du regard. Le franchissement de cet espace instable et mouvant est une exp&#233;rience qui pr&#233;pare &#224; la d&#233;couverte du grand tableau fixe et frontal. Mais la grande nymphe n'a pas de socle ni de double-fond. Le personnage - qui &#233;tait d&#233;j&#224; son mod&#232;le dans l'exposition &lt;i&gt;x degr&#233;s de d&#233;placement&lt;/i&gt; pr&#233;sent&#233;e au Frac Aquitaine en 2011 - avance par&#233; ou parasit&#233; par des proth&#232;ses v&#233;g&#233;tales et appareillages divers qui s'attachent au corps, le grandissent, le transforment ou l'entravent d'impossibles greffes. Il est plac&#233; ici dans un environnement naturel pr&#233;domin&#233; par une nature sauvage. Quelques socles blancs d&#233;structur&#233;s sont dispos&#233;s au sol et appellent &#224; franchir l'espace interm&#233;diaire. L&#224; encore, les obstacles g&#234;nent la fluidit&#233; du trajet, obligeant le visiteur &#224; enjamber, &#224; contourner, pour aller au-del&#224; de cette accumulation de volumes. Ce passage par le blanc dispose &#224; un effacement des images pr&#233;c&#233;dentes pour faciliter la plong&#233;e dans l'ultime proposition. Celle-ci contrarie la vision id&#233;alis&#233;e de la premi&#232;re salle et bascule dans Le lieu des contingences. Un immense tableau sombre occupe la totalit&#233; du mur frontal&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; d'autres peintures de diff&#233;rents formats dialoguent avec des formes &#233;parses au sol. L'installation assume une dimension g&#233;ologique qui vient creuser le propos &lt;i&gt;dark&lt;/i&gt; de l'exposition. D'abord il y a l'eau, insondable&#160;: les illusions de la mati&#232;re picturale obtenues par dilution donnent aux &#339;uvres un aspect aqueux intrigant et magn&#233;tique. &lt;i&gt;G&#233;o-dispersion&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La fuite d'eau&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La roue &#224; eau&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;La chute&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Gloires&lt;/i&gt;, sont autant de tableaux qui contribuent &#224; rabattre vers le sol l'imminence d'un d&#233;bordement. Puis, il y a les &#233;l&#233;ments de socles et de cimaises, qui, dans l'impossibilit&#233; d'endiguer ce flot, font plut&#244;t figures de plaques tectoniques dont les heurts seraient susceptibles de d&#233;clencher d'autres accidents... Il y a le doute et l'&#233;ventualit&#233; de la catastrophe. Sur le mur du fond, La grande faille assume sa verticalit&#233; paradoxale en m&#234;me temps qu'elle sonde l'enfouissement&#160;: un feu int&#233;rieur ruine la construction, suinte des interstices et entame l'ordre des choses. Les noirs charbonneux &#233;voquent la mine et l'effondrement, &#224; l'exacte antipode de l'image pastorale et idyllique d&#233;livr&#233;e par Mais la grande nymphe n'a pas de socle ni de double-fond dans la premi&#232;re salle. Le visiteur est immanquablement projet&#233; &#224; l'int&#233;rieur de la peinture. Il s'en trouve ainsi augment&#233;, comme l'exposition devenue elle-m&#234;me &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martine Michard&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_mention'&gt;
&lt;p&gt;2014&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>PETITE DANSE N&#176;6</title>
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		<dc:creator>Martine Michard</dc:creator>



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&lt;p&gt;La pi&#232;ce est sombre, silencieuse. Au centre, sur un pi&#233;destal, un couple immobile, assis autour d'une table ronde. M&#234;me attitude, jambes crois&#233;es, ils se font face, en silence. Leurs silhouettes se d&#233;coupent dans l'ombre, comme dans une sc&#232;ne du peintre Edward Hopper. Puis, le tableau s'anime et bascule d'un r&#233;alisme froid vers une sc&#232;ne toute en lumi&#232;re. D'un m&#234;me mouvement, alors qu'un tube populaire des ann&#233;es 80 retentit, l'homme et la femme se l&#232;vent. D'un geste pr&#233;cis, ils&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26797" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La pi&#232;ce est sombre, silencieuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre, sur un pi&#233;destal, un couple immobile, assis autour d'une table ronde. M&#234;me attitude, jambes crois&#233;es, ils se font face, en silence. Leurs silhouettes se d&#233;coupent dans l'ombre, comme dans une sc&#232;ne du peintre Edward Hopper.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Puis, le tableau s'anime et bascule d'un r&#233;alisme froid vers une sc&#232;ne toute en lumi&#232;re. D'un m&#234;me mouvement, alors qu'un tube populaire des ann&#233;es 80 retentit, l'homme et la femme se l&#232;vent. D'un geste pr&#233;cis, ils d&#233;coupent avec une lame le cercle qui leur tenait lieu de plafond, grimpent sur leurs chaises, puis sur la table, se glissent dans la fente d&#233;gag&#233;e d'o&#249; surgit une forte lumi&#232;re et un flot de rubans couleur corail. Leurs corps enlac&#233;s dansent &#224; l'unisson, lentement, bient&#244;t envelopp&#233;s par cette mati&#232;re couleur et ce cercle de lumi&#232;re, maintenant hors de vue, hors du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules leurs &#233;l&#233;gantes chaussures attestent encore de leur pr&#233;sence ici bas, dans une prison d'amour...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Octobre 2019&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/PETITE-DANSE-No6' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;couvrir l'&#339;uvre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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