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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>Ich bin ein Pola</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Garcia</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Inauguration de la Fabrique Pola, Galerie La Mauvaise r&#233;putation et la Fabrique Pola, Bordeaux, Vendredi 13&#160;septembre 2019. Vendredi 13&#160;septembre au soir, &#224; l'occasion de l'ouverture de la Fabrique Pola et de l'exposition collective Pampre it up&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!, &#224; la Galerie La Mauvaise R&#233;putation, nous avons pu suivre un convoi particulier. Un couple a fait son apparition dans le lieu de l'exposition, puis traversant la ville d'un bout &#224; l'autre des quais, a us&#233; du pont Chaban Delmas pour se diriger&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26797" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Inauguration de la Fabrique Pola, Galerie La Mauvaise r&#233;putation et la Fabrique Pola, Bordeaux, Vendredi 13&#160;septembre 2019. &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vendredi 13&#160;septembre au soir, &#224; l'occasion de l'ouverture de la Fabrique Pola et de l'exposition collective &lt;i&gt;Pampre it up&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!,&lt;/i&gt; &#224; la Galerie La Mauvaise R&#233;putation, nous avons pu suivre un convoi particulier. Un couple a fait son apparition dans le lieu de l'exposition, puis traversant la ville d'un bout &#224; l'autre des quais, a us&#233; du pont Chaban Delmas pour se diriger sur l'autre rive de la belle endormie, danser et assumer un discours poignant pour l'union des cultures &#224; Bordeaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le couple nanti vague entre la librairie et la galerie, une &#339;uvre puis la suivante, avec une sorte de regard bruyant, un verre en main, rouge, les gestes sont amples, les sourires grands, tout va bien, on est devant un tableau avec des points. On raconte les derniers potins, on dit &#034; c'est int&#233;ressant&#034;, on dispose de l'espace, on profite de l'&#233;clairage, du d&#233;calage aussi. Accompagn&#233; de leur cameraman, The George Tremblay Show est bient&#244;t sur le d&#233;part, de l'autre c&#244;t&#233; de la rive, la rumeur&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; on le sait, on les voit, ils arrivent.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;/i&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;A.G.&lt;/span&gt; journaliste d&#233;tach&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s plus d'une quinzaine d'ann&#233;es d'errance la Fabrique Pola a jet&#233; l'ancre dans cette ancienne ville portuaire charg&#233;e d'histoire. Parfois lourde, parfois plus l&#233;g&#232;re elle se distingue par son caract&#232;re qui marque les habitants puis des g&#233;n&#233;rations. C'est une ville qui nous accapare. Elle est avec nous pour le meilleur ou le pire et qu'importe car dans ce village, on vit, on se conna&#238;t, on partage, on se souvient. C'est la cour de r&#233;cr&#233;ation des enfants que nous &#233;tions et des adultes que nous sommes. &lt;br class='manualbr' /&gt;Des &#233;coles nous sortons pour entrer dans les caves, les petites rues, les lampadaires &#233;clairent nos nuits, nous avons eu quinze ans et vingt ans et nous sommes l&#224;, pr&#233;sents, pour la ville et son rayonnement, pour la faire bouger, pour la rendre propre et la garder un peu sale tout de m&#234;me, pour planter enfin un b&#226;timent d&#233;di&#233; &#224; la marge et &#224; sa r&#233;cup&#233;ration publique et joyeuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le meilleur, c'est dans une vague largement h&#233;rit&#233;e du mouvement Fluxus que nous assistons &#224; la prestation du duo de performeurs. Je me souviens les avoir d&#233;j&#224; vus lors d'une r&#233;trospective de &lt;i&gt;Buy Sellf&lt;/i&gt; en 2010 au &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CAPC&lt;/span&gt;. Ils jouaient &#224; Koons et &#224; la Cicciolina avec profondeur. L'utilisation du d&#233;guisement &#233;tait puissant, leur action, simple et percutante. C'&#233;tait la foire, la r&#233;miniscence des fant&#244;mes d'un pass&#233; bordelais, 1965/1980, avec ce que l'on appelle &#034;le monde de l'art&#034; et en file indienne, son public, ses collectionneurs, son &#034; march&#233;&#034;. Apr&#232;s les ann&#233;es 80 et jusqu'en 2010 la politique culturelle de la ville est changeante. Quelques traces restent, le r&#234;ve de retrouver un regard, celui que nous avions attir&#233; dans le monde entier. Qu'il en soit ainsi, il en faudra plus pour aseptiser le caract&#232;re bordelais. &#192; nous de virevolter au milieu des ironies ambiantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui nous voici dans une m&#234;me mascarade, une farce remplie de s&#233;rieux dans laquelle le couple manie la sc&#232;ne et le public avec virtuosit&#233;. Par leurs d&#233;placements les artistes Isabelle Fourcade et Serge Provost &#339;uvrent &#224; un rapprochement culturel et nous mettent en action. Si nous devenions des &#034;Polariens&#034;, les Habitants de cette ville &#224; la grande posture qui nous permet l'humour et l'amour&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? &lt;br class='manualbr' /&gt;Si nous &#233;tions des acteurs improvis&#233;s, des stars, des gardes du corps, des danseurs, des fous, des politiciens&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Juste un soir pour ces deux Openings et peut-&#234;tre encore d'autres... et plus d'une fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Dans la voiture, la garde du corps qui attendait vigilante chauffe son moteur. Lunettes noires elle est attentive, dans sa t&#234;te elle refait le trajet qui la conduira &#224; la Fabrique Pola. La moto lance la course, un fanion de The George Tremblay Show fix&#233; &#224; la carrosserie vole au vent, les costumes noirs activent la sir&#232;ne. Le son annonciateur percute la route, trace parmi les voies de circulations. &lt;br class='manualbr' /&gt;The George Tremblay Show prononcera le discours inaugurant l'ouverture de ce lieu d&#233;di&#233; &#224; la culture. En attendant, on nous retransmet leur parcours via une projection, le public s'en informe, certains commencent &#224; prendre place sur l'estrade dispos&#233;e face au micro.&lt;br class='manualbr' /&gt;Le parcours a un air &#233;trange et libre, comme une folle petite danse. Il semble qu'apr&#232;s le vernissage, le couple a pris la route, &#233;tant approximativement face &#224; la Fabrique, il longe les quais. &lt;br class='manualbr' /&gt;Avant de traverser le pont, il semble que le couple ait fait une halte inconnue. Gap temporel, vortex de musique. C'est une autre m&#233;lodie qui se joue, Psycho Killer. C'est &#224; ce moment l&#224; que la voiture d&#233;capotable couleur or fait son entr&#233;e dans le b&#226;timent. Le couple en descend. Fin ou d&#233;but de soir&#233;e, juste une illusion. Alors que les gardes du corps d&#233;limitent le p&#233;rim&#232;tre, des photographes mitraillent. Le public entoure la voiture et la sc&#232;ne. The George Tremblay Show danse tout en changeant de tenues, bient&#244;t nous entendrons le discours attendu.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/i&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;A.G.&lt;/span&gt; journaliste sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici les f&#234;tards transform&#233;s, les d&#233;guis&#233;s qui portent une parole, des tableaux, des sourires, les attentes d'un groupe. On a l'impression que malgr&#233; l'al&#233;atoire des situations nous nous trouvons dans un beau pr&#233;sent sans futur. Id&#233;e &#233;trange, sans pouvoir en d&#233;finir le ressenti, sans trouver les mots, maintenant demain ne sera plus. Le pass&#233; nous affleure. Le pr&#233;sent se construit, l'histoire on l'avait dans nos t&#234;tes, aujourd'hui, on la vit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;La performance est act&#233;e comme un lieu de fusion entre multiples exp&#233;riences. De la lumi&#232;re au gris de la nuit, &#224; la lumi&#232;re, on ne sait pas si le beau est le laid, si le s&#233;rieux est d&#233;jant&#233;. C'est un masque qui cache le solennel du moment. Le discours fait le point sur quinze ann&#233;es de d&#233;placement, et nous voici r&#233;unis, m&#234;me unis. Il y a une effervescence particuli&#232;re et nous en profitons. &lt;br class='manualbr' /&gt;Le serment final porte sur la culture, ses acteurs migrants, &#233;tendards lev&#233;s, ce soir de 2019, c'est une &#233;tape franchie et mine de rien dans ce discours, un certain confort rassure et nous apaise pour notre avenir.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/i&gt; &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;A.G.&lt;/span&gt; journaliste sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_mention'&gt;
&lt;p&gt;Novembre 2020&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Ich-bin-ein-Pola-1-2590' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;couvrir &lt;i&gt;Ich bin ein Pola #1&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='manualbr' /&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Ich-bin-ein-Pola-2-2589' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;couvrir &lt;i&gt;Ich bin ein Pola #2&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Goodnight Moon (Moon13)</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Goodnight-Moon</link>
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		<dc:date>2020-10-30T16:16:42Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Garcia</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Les deux astronautes ont une pr&#233;sence magique, combinaisons blanches, casques couvrants&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; leurs visages sont imperceptibles et ils avancent &#233;quip&#233;s vers leur destin&#233;e. Ils sont seuls, sous peu ils seront en orbite autour de la lune. Quant &#224; la Terre, ils la quittent. Petit bout de boue sur lequel des tables s'accumulent, ils sont pr&#234;ts et d&#233;ploient la plateforme de lancement, un genre de monticule, leur rocher. Ils enveloppent l'&#233;trange sculpture d'une toile belle et brillante, dor&#233;e.&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26797" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les deux astronautes ont une pr&#233;sence magique, combinaisons blanches, casques couvrants&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; leurs visages sont imperceptibles et ils avancent &#233;quip&#233;s vers leur destin&#233;e. Ils sont seuls, sous peu ils seront en orbite autour de la lune.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la Terre, ils la quittent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit bout de boue sur lequel des tables s'accumulent, ils sont pr&#234;ts et d&#233;ploient la plateforme de lancement, un genre de monticule, leur rocher. Ils enveloppent l'&#233;trange sculpture d'une toile belle et brillante, dor&#233;e. Cette couverture technique, dite de survie, est &#233;tudi&#233;e pour chauffer les corps. Ils s'appr&#234;tent &#224; affronter le froid de l'espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#8230; vivre ou survivre &#8230; &#234;tre heureux, malheureux &#8230; vivre seul ou m&#234;me &#224; deux &#8230;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Petit &#224; petit ils s'&#233;l&#232;vent, ils entourent, ils s'englobent. Un &#224; un, dans le jardin de la Fabrique, on les observe, sous la lune. La sc&#232;ne se cr&#233;e, le duo comme dans une croche musicale, une apostrophe, nous euphorise malgr&#233; la lecture de cette pens&#233;e urgente et simple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous, construisant des structures si fragiles, voulons nous y placer au sommet pour atteindre l'espace lointain, inconnu et noir, sans forme, qui recule &#224; chaque pas. Nous cherchons un nouvel objet lumineux en lequel on pourrait croire. L'artifice qui laisse un temps, suspendu dans l'univers, la permission d'&#234;tre ensemble et tenter l'ascension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ascension technologique, celle de la pens&#233;e, des humains et des objets. Ici, les tables sont un vaisseau, le verre est un arbre, l'eau est chang&#233;e en bi&#232;re et la tentation de l'inconnu est une danse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les astronautes se d&#233;laissent de leur protection. Rhabill&#233;s en tenues de soir&#233;e noires, costume et paillettes, les pieds sur la terre et dans les airs, on voit sous les &#233;clairages la sculpture et autour, d'autres couples de danseurs se forment au son de&lt;i&gt; Ti amo&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_mention'&gt;
&lt;p&gt;Novembre 2019&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#160;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Moon-13-2587' class=&#034;spip_in&#034;&gt;D&#233;couvrir l'&#339;uvre&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Glissement</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Glissement</link>
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		<dc:date>2018-03-07T14:43:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ana&#239;s Garcia</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 90 sorti de l'&#233;cole des Beaux Arts de Bordeaux, Serge Provost explore certaines possibilit&#233;s h&#233;rit&#233;es de &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DADA&lt;/span&gt;. Il s'exprime avec les outils d'un voyou du dimanche, d'une canaille chic qui ose brusquer les dogmes formels et mercantiles de l'art contemporain. La d&#233;marche est pr&#233;cise, s&#233;rieuse et s'&#233;labore autour d'un syst&#232;me singulier dont les influences sont celles du comique de l'absurde et du cin&#233;ma. Cette posture sonne comme le seul reste conceptuel du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;When attitudes&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-26797" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 90 sorti de l'&#233;cole des Beaux Arts de Bordeaux, Serge Provost explore certaines possibilit&#233;s h&#233;rit&#233;es de &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DADA&lt;/span&gt;. Il s'exprime avec les outils d'un voyou du dimanche, d'une canaille chic qui ose brusquer les dogmes formels et mercantiles de l'art contemporain. La d&#233;marche est pr&#233;cise, s&#233;rieuse et s'&#233;labore autour d'un syst&#232;me singulier dont les influences sont celles du comique de l'absurde et du cin&#233;ma. Cette posture sonne comme le seul reste conceptuel du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;When attitudes become &lt;/i&gt;&lt;i&gt;form &lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Harald Szeemann, &#171;&#160;When attitudes become form&#160;: live in your head&#160;&#187; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, exposition r&#233;f&#233;rence dont les axes &#233;mergent avec discr&#233;tion pour se cacher par endroit dans le travail. Son sous-titre punch line, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;... live in your head.&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, semble sortir directement d'un morceau de musique. Cette position manifeste met en avant le message et sa destination, la transmission plut&#244;t que la finition de l'objet. Pourtant, l&#224; encore, le poids de l'art est lourd, &#233;touffant par sa volont&#233; assidue d'historicit&#233;. A lieu une r&#233;cup&#233;ration fulgurante de cette cr&#233;ation contemporaine par un march&#233; &#224; la fois dominant, et effray&#233; par le retour automatique qu'il effectue face &#224; sa propre banalit&#233;, face au classique &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conforme aux usages, qui ne s'&#233;carte pas des r&#232;gles &#233;tablies, de la mesure, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; si tenace qu'il auto-produit. Nous sommes &#224; la fin des ann&#233;es 60 et ce microcosme a besoin d'une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;Extravaganza&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une extravaganza est une &#339;uvre litt&#233;raire ou musicale caract&#233;ris&#233;e par la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, d'une sorte de travestissement &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Action de transformer, d&#233;formation, parodie.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; interne. &#201;l&#233;ment largement initi&#233; par Duchamp dans les ann&#233;e 20 avec le personnage de Rrose S&#233;lavy photographi&#233;e par Man Ray. Ces deux fondateurs montrent volontier une &#233;poque qui, malgr&#233; les changements de codes actuels, n'est pas d&#233;pass&#233;e. Une &#233;poque qui pointe certains dogmes sociaux, impos&#233;s pour r&#233;gir le cadre artistique de l'acceptable et qui sont d&#232;s lors fondamentales et &#224; questionner. Puisque ces r&#233;flexions tournent sur le cercle infini d'une platine imaginaire, que Lou Reed r&#233;alise au m&#234;me moment &lt;i&gt;Walk in the wild side&lt;/i&gt; avec La Holly &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Holly Woodlawn est une femme transgenre am&#233;ricaine, &#233;g&#233;rie d'Andy Warhol. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, personnage &lt;i&gt;Superstar&lt;/i&gt; de Warhol, le ton est clairement donn&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; o&#249; penser et que produire dans cet entre-m&#234;la d'&#233;poques, de codes et de situations&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? L'ensemble des titres &#233;nonc&#233;s nous donne une piste que Serge Provost semble avoir comprise g&#233;n&#233;rationnellement comme l'&#233;vocation d'un espoir, d'une transition attendue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; C'est au d&#233;but du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XXI&lt;/span&gt;&lt;sup&gt;&#232;me&lt;/sup&gt; si&#232;cle, dans les ann&#233;es 2000 qu'il cr&#233;e avec Isabelle Fourcade, &lt;i&gt;The George Tremblay Show&lt;/i&gt;. V&#233;ritable manifeste, le duo parle avec le corps d'espace et d'architecture, de musique et de cin&#233;ma. Ils osent provoquer le rire et inventent des moments po&#233;tiques libres de droit. C'est une d&#233;sob&#233;issance qui se fiche &#224; pr&#233;sent de la grande autorit&#233;. Elle laisse s'&#233;chapper joyeusement une Modernit&#233; d&#233;su&#232;te et qui n'en peut plus de faire semblant. La libert&#233;, la travers&#233;e de l'ouest, les d&#233;serts immenses et vides du nouveau si&#232;cle apparaissent comme le meilleur espace d'exposition. Peut-&#234;tre, est-ce une intuition transmise par l'emm&#233;nagement de Judd dans les ann&#233;es 80 dans le d&#233;sert de Marfa au Texas. Les p&#232;res de &lt;i&gt;Serge Provost and The George Tremblay Show&lt;/i&gt; sont respect&#233;s et s'ins&#232;rent avec pr&#233;cision dans un travail fluide et dynamique de performance. Ce sont m&#234;me des grands-p&#232;res bienveillants, ils laissent la m&#233;moire se faire, et les moments vivre puis se terminer. C'est une affirmation presque &#233;thique et morale qui nous rappelle &#224; notre propre fin tout autant qu'&#224; ce qui nous tient &#233;veill&#233;s, nos passions, notre humanit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Harald Szeemann, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;When attitudes become form&#160;: live in your head&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Kunsthalle de Berne, 1969.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Conforme aux usages, qui ne s'&#233;carte pas des r&#232;gles &#233;tablies, de la mesure, qui fait autorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Une extravaganza est une &#339;uvre litt&#233;raire ou musicale caract&#233;ris&#233;e par la libert&#233; de style et de structure contenant habituellement des &#233;l&#233;ments de burlesque victorien, de pantomime, de music-hall et de parodie. Elle utilise aussi parfois des &#233;l&#233;ments de cabaret, de cirque, de revue, de vari&#233;t&#233;, de vaudeville et de mime. // Sister Queen, &lt;i&gt;Let me be a drag queen&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Action de transformer, d&#233;formation, parodie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Holly Woodlawn est une femme transgenre am&#233;ricaine, &#233;g&#233;rie d'Andy Warhol. Elle a notamment inspir&#233; Lou Reed pour son &lt;i&gt;Walk on the Wild Side&lt;/i&gt;&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Holly came from Miami &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;FLA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, hitch-hiked her way across the &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;USA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, plucked her eyebrows on the way, shaved her legs, and then he was a she...&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; / trad.&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Holly vint de Miami en Floride, traversant les &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;USA&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; en auto-stop, s'arrachant les sourcils en chemin, se rasant les jambes, et alors il devint elle...&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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