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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
	<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/</link>
	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>R&#233;sidence d'artiste et appartenir temporaire&#160;: Sabine Delcour &#224; Abbadia</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Residence-d-artiste-et-appartenir-temporaire-Sabine-Delcour-a-Abbadia</link>
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		<dc:date>2015-12-07T15:08:55Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>S. Lescot et H. Saule-Sorb&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le paysage se forme concr&#232;tement lorsque nous le d&#233;limitons &#224; nos yeux, en d&#233;coupant la nature dans son infini symbolique. J'&#233;cris une histoire globale en associant les images entre elles qui composent une partition aux formes multiples, d'un site &#224; un autre, tel un voyage int&#233;rieur &#224; la lisi&#232;re du monde. Une &#233;criture des mots (maux) de la terre. L'exp&#233;rience de l'art en r&#233;sidence concerne l'appartenir, dans le sens o&#249; le lieu qu'elle met &#224; profit repr&#233;sente une force cr&#233;atrice,&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le paysage se forme concr&#232;tement lorsque nous le d&#233;limitons &#224; nos yeux, en d&#233;coupant la nature dans son infini symbolique &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ritter J., Paysage. Fonction de l'esth&#233;tique dans la soci&#233;t&#233; moderne, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. J'&#233;cris une histoire globale en associant les images entre elles qui composent une partition aux formes multiples, d'un site &#224; un autre, tel un voyage int&#233;rieur &#224; la lisi&#232;re du monde. Une &#233;criture des mots (maux) de la terre &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Propos de l'artiste. Celui-ci et les suivants ont &#233;t&#233; recueillis par (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'exp&#233;rience de l'art en r&#233;sidence concerne l'appartenir, dans le sens o&#249; le lieu qu'elle met &#224; profit repr&#233;sente une force cr&#233;atrice, r&#233;g&#233;n&#233;ratrice pour l'artiste. R&#233;ciproquement, celui-ci va, perception et diverses d&#233;cisions aidant, s'approprier ce nouveau lieu. Par ce mot, il faut entendre simultan&#233;ment la structure d'accueil, l'atelier et leur environnement. Plus largement, c'est l'ancrage g&#233;ographique de la r&#233;sidence, c'est-&#224;-dire le territoire o&#249; se combinent le paysage qui le singularise et le milieu naturel et humanis&#233; qui s'y d&#233;veloppe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce sens, une r&#233;sidence d'art est au coeur d'une trilogie que le philosophe italien Rosario Asunto a fort bien d&#233;finie. Bri&#232;vement, le concept de territoire rev&#234;t une signification presque exclusivement spatiale et une valeur plus extensive et quantitative qu'intensive et qualitative&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il rel&#232;ve de d&#233;limitations politiques et administratives, g&#233;ophysiques, linguistiques, historiques ou conventionnelles. Le concept de milieu quant &#224; lui rev&#234;t deux significations&#160;: biologique et historico-culturelle&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; par ailleurs, il ne peut y avoir de milieu sans territoire. C'est un territoire +, c'est-&#224;-dire &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;qualifi&#233; biologiquement, historiquement et culturellement&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Il d&#233;coule de ces deux d&#233;finitions que le concept de paysage se d&#233;finit comme la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;forme&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; que le milieu, en tant que fonction et contenu, conf&#232;re au territoire comme &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;mati&#232;re&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Le paysage est donc l'expression de l'unit&#233; synth&#233;tique du territoire et du milieu &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171;&#160;Paysage, milieu, territoire&#160;&#187;, in Asunto R., Essais pour une philosophie (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Le lieu de la r&#233;sidence, par son caract&#232;re, ses extensions, ses propri&#233;t&#233;s diverses doit pouvoir offrir,dans le meilleur des cas, une source d'inspiration et des ressources mat&#233;rielles, humaines, culturelles, etc. La capacit&#233; du cr&#233;ateur quant &#224; y d&#233;velopper un appartenir est alors corollaire d'une prise de racines temporaire dans ce temps et cet espace donn&#233;s. Il doit &#234;tre &#224; m&#234;me, d'une r&#233;sidence &#224; l'autre, d'exercer un solide sens de la mise &#224; l'&#233;preuve, de mettre &#224; profit une aptitude &#224; nouer sans tarder une relation avec le milieu qui l'accueille et qu'il d&#233;couvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sidences en Aquitaine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les dispositifs d'aide &#224; la cr&#233;ation, le principe de la r&#233;sidence d'artiste a &#233;t&#233; mis en place au d&#233;but des ann&#233;es 1980 par une politique culturelle volontariste de la part de l'&#201;tat, ce, dans le contexte de la d&#233;centralisation &#224; partir des &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;DRAC&lt;/span&gt; (Direction r&#233;gionale de l'action culturelle) en concertation avec les collectivit&#233;s territoriales. L'objectif est alors d'encourager la mobilit&#233; des artistes et la diffusion de l'art contemporain jusque dans les territoires ruraux les plus recul&#233;s de l'hexagone. Cet outil, embo&#238;tant le pas &#224; l'&#233;volution des pratiques artistiques, concr&#233;tise une meilleure ad&#233;quation des aides de l'&#201;tat. En effet, &#224; la fin des ann&#233;es 1960, d&#233;laissant la ville et le mus&#233;e, les land artistes am&#233;ricains et quelques europ&#233;ens avaient commenc&#233; &#224; &#233;largir consid&#233;rablement le cadre et les moyens d'action de la pratique artistique en travaillant &lt;i&gt;in situ&lt;/i&gt;. Avec de telles d&#233;marches, la dualit&#233; pays/paysage de la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;nature esth&#233;tiquement pr&#233;sente&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid., p. 59&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;qui faisait tableau c&#233;dait le pas &#224; la dualit&#233; lieu/site et au corps physiquement &#224; l'oeuvre au sein d'environnements excentr&#233;s.L'art comme exp&#233;rience sensible et physique, voire terrassi&#232;re, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#224; ciel ouvert&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Domino Ch., &#192; ciel ouvert, coll. Art contemporain, Paris, Scala, 1999.&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, infirmait plus encore que ne l'avaient fait les impressionnistes la fonction de l'atelier comme antre exclusive de la gestation de l'oeuvre. En r&#233;sidence, l'atelier n'a par cons&#233;quent de sens qu'avec le territoire environnant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il est &#224; la jonction de plusieurs temporalit&#233;s&#160;: celle, globale, de la pr&#233;sence d&#233;termin&#233;e de l'artiste sur le site, laquelle se d&#233;partage entre le temps de la familiarisation et de l'appropriation auquel se superpose et fait suite celui de la gestation et de l'av&#232;nement de l'oeuvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Aquitaine, la naissance de la premi&#232;re r&#233;sidence d'artiste, &#224; Monflanquin dans le Lot-et-Garonne en 1991 offre, sur s&#233;lection, aux artistes de toutes nationalit&#233;s et de toutes disciplines artistiques un v&#233;ritable soutien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suivront, pour n'en citer que quelques-unes, Rib&#233;rac avec le Lyc&#233;e agricole d&#233;partemental de P&#233;rigueux en Dordogne, Abbadia en Pyr&#233;n&#233;es-Atlantiques en 1997 &#8211; cas de figure que nous mettons en valeur ci-apr&#232;s &#8211;, Communaut&#233; de communes du Monpazi&#233;rois en 1998, Boulazac en 1999, etc. Chacune d'elles pr&#233;sente un support sp&#233;cifique, une identit&#233; g&#233;ographique et culturelle, une configuration et un fonctionnement qui lui correspondent. Il en est d'&#233;ph&#233;m&#232;res et d'autres qui perdurent. Au regard de cette diss&#233;mination des foyers de cr&#233;ation, une r&#233;sidence est avant tout un lieu que l'on a estim&#233; apte &#224; recevoir un artiste, sens&#233; offrir les conditions requises ou id&#233;ales pour h&#233;berger un artiste et le mettre en contact avec un nouveau contexte. Qu'en est-il de la relation artiste/lieu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Ce dernier bouscule-t-il ou conforte-t-il les certitudes de l'artiste&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Est-ce un bras de fer, ou cela tourne-t-il &#224; l'idylle&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sabine Delcour, &#224; pied d'oeuvre&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est ce que nous allons t&#226;cher d'appr&#233;hender avec l'exemple de Sabine Delcour en r&#233;sidence au Domaine Abbadia, situ&#233; aux abords d'Hendaye sur la c&#244;te basque. Mais auparavant quelques lignes sur le parcours de cette artiste s'imposent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;e en 1968 et originaire de la Gironde, elle s'interroge,depuis une quinzaine d'ann&#233;es et au moyen de la photographie, sur les matrices du paysage. Il faut entendre par l&#224; que le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;paysage est une empreinte, car il exprime une civilisation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, mais que c'est aussi &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une matrice, car il participe des sch&#232;mes de perception, de conception et d'action &#8211; c'est-&#224;-dire de la culture&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Berque A., &#171;&#160;Paysage empreinte, paysage matrice&#160;&#187;, in Espace g&#233;ographique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. L'artiste elle-m&#234;me parle d' &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une histoire &#224; ciel ouvert de la terre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et d' &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une &#233;criture des mots (maux) de la terre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Qu'il s'agisse de sites b&#226;tis ou de zones naturelles ou sauvages, c'est avec une chambre noire 4 x 5 &lt;i&gt;inch,&lt;/i&gt; soit un &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;grand format&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit des dimensions du n&#233;gatif, soit env. 10 x12,5 cm, relativement &#224; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;., que cette artiste dialogue avec les sites que l'obtention de r&#233;sidences, invitations ou commandes met &#224; sa port&#233;e. Parmi elles a compt&#233; en 2000 la commande intitul&#233;e &lt;i&gt;Les B&#226;tisseurs,&lt;/i&gt; r&#233;alis&#233;e &#224; H&#233;rouville dans le Calvados en Basse-Normandie. De village modeste &#224; la p&#233;riph&#233;rie de Caen, H&#233;rouville a d&#251; accueillir sur son territoire au cours des ann&#233;es 1960 la construction d'une ville nouvelle. Sa population, multipli&#233;e par 13 en 20 ans, en a fait, &#224; la fin du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, la seconde ville du d&#233;partement. Il est r&#233;sult&#233; de l'immersion de l'artiste une s&#233;rie d'images mettant en sc&#232;ne l'imaginaire des espaces et la perception des habitants de cette agglom&#233;ration. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le Caf&#233; joua pleinement sa fonction d'&#233;picentre d'un village d&#233;mesur&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et ce qui s'est d&#233;gag&#233; des entretiens, que la photographe a eus avec eux de mani&#232;re suivie, renvoie pleinement au ph&#233;nom&#232;ne et &#224; la dynamique de l'appartenir. &#192; qui s'int&#233;resse de pr&#232;s aux pactes qui peuvent se nouer entre les individus et le lieu o&#249; ils vivent, ces t&#233;moignages parl&#233;s apprendront beaucoup, il suffit d'aller sur le site officiel de l'artiste et d'&#233;couter tandis que d&#233;filent les images fixes &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Consulter le site de l'artiste&#160;:&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Par exemple&#160;:&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ville est un lieu de rencontres, qui brasse plusieurs nationalit&#233;s, plusieurs origines.Un Africain est bien plac&#233; pour &#231;a, parce que dans notre conception de l'Histoire, la notion de fronti&#232;re est une notion &#233;trang&#232;re, ce sont les Europ&#233;ens qui ont construit les fronti&#232;res chez nous, qui ont implant&#233; cette notion. Nous, c'est les espaces. Il y a des espaces ou les hommes vont et viennent, ce qui veut dire qu'on est presque pr&#233;par&#233; &#224; un communautarisme d'instinct dans la mesure o&#249; on rencontre des gens qui viennent de toutes les directions. En Afrique, moi je suis d'une r&#233;gion climatique qui est la savane, donc des espaces ouverts qui se pr&#234;tent a des jeux de rencontres, de croisements, de m&#233;langes. Alors venant ici et observant cela, mais j'&#233;tais compl&#232;tement &#224; l'aise et c'&#233;tait le cot&#233; attachant de la ville.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne sera pas surpris d'apprendre que Sabine Delcour ait &#233;t&#233; invit&#233;e &#224; parler de son exp&#233;rience photographique du paysage et des milieux qu'elle investit par le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CNRS&lt;/span&gt; dans le cadre du laboratoire de recherche &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ITEM&lt;/span&gt; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Institut des Textes et des Manuscrits modernes, CNRS-ENS, Paris.&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. En effet l'art et particuli&#232;rement la photographie poss&#232;dent, comme la po&#233;sie, ce pouvoir de condenser une r&#233;alit&#233; complexe en une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;image&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#233;conomique et claire, d'autant plus parlante qu'elle r&#233;sonne en l'imaginaire de chacun. Ainsi y a-t-il une sagesse dans les &#233;preuves de Delcour&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; elles sont des cl&#233;s de compr&#233;hension du paysage et du rapport que nous entretenons avec lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir des quatre pages en quadrichromie que lui avait consacr&#233;es la revue &lt;i&gt;Urbanisme&lt;/i&gt; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Urbanisme,mars/avril 2001, n&#176;&#160;317, p. 42-45.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, que nous avions pris en 2001 connaissance de ce travail et conscience du paradoxe qui s'y jouait&#160;: la collusion entre un mat&#233;riel de tr&#232;s grande pr&#233;cision et un regard qui cultivait le flou&#8230; &#192; l'&#233;poque, ce flou affectait la totalit&#233; du premier plan, c'est-&#224;-dire la moiti&#233; inf&#233;rieure de l'image. Un vrai parti pris. Les &#233;difices du second plan &#233;taient d'autant plus saisissants que leur d&#233;finition implacable leur conf&#233;rait la soudainet&#233; d'un mirage. Le sentiment de domination devait beaucoup au point de vue tr&#232;s bas, corollaire d'une contre-plong&#233;e et de la sensation d'&#233;crasement. Rien ne pouvait mieux exprimer l'essence d'un paysage en train de surgir, &lt;i&gt;ex nihilo&lt;/i&gt;. Le flou traduisait aussi &#224; nos yeux le devenir incertain des zones vertes livr&#233;es &#224; elle-m&#234;mes &#8211; le brin d'herbe contre le g&#233;ant de b&#233;ton.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par la suite, la mise &#224; mal de la nettet&#233; a investi autrement l'espace des images issues d'une r&#233;sidence d'artiste dans les Hautes-Alpes, &#224; Gap en 2010-2011. Par o&#249; se frayer un chemin &#8211; &#224; d&#233;faut de balises &#8211; &#224; travers les convulsions de la roche, les ruptures de pentes et les nappes d'&#233;boulis pour faire sienne cette montagne&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Par le jeu combin&#233;, subtil et instinctif de la bascule horizontale et de la profondeur de champ, Delcour a alors &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;trac&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, dans la confusion qui lui faisait front, une sente de nettet&#233; d'un bout &#224; l'autre du cadrage. Cette voie-l&#224;, cern&#233;e de flous, est une illusion et n'a de r&#233;alit&#233; que dans la photographie. Elle est imaginaire, apprivoisement int&#233;rieur d'un environnement hostile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;N&#233;gocier avec l'Oc&#233;an Atlantique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;sidence de cr&#233;ation Nekatoenea &#8211; en basque, maison de la servante &#8211; fait partie du Domaine d'Abbadia sur la commune d'Hendaye et la c&#244;te basque. Elle s'ins&#232;re dans un complexe patrimonial exceptionnel comprenant le Conservatoire du Littoral et le Ch&#226;teau-Observatoire Abbadia &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fait partie des Monuments historiques depuis 1984.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, soit deux entit&#233;s relevant du Patrimoine. Le nom de cet ensemble fait &#233;cho &#224; celui de son propri&#233;taire Antoine d'Abbadie, voyageur, ethnologue, et passionn&#233; d'astronomie du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XIX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, membre de l'Acad&#233;mie des Sciences. C'est un lieu fort, charg&#233; d'images aux sens propre et figur&#233;, comme de symboliques aussi vari&#233;es que les contr&#233;es qu'il explora. C'est un vrai ch&#226;teau de contes de f&#233;es, de style &#233;clectique, &#233;rig&#233; au milieu d'une lande d&#233;valant sur les falaises abruptes d'Hendaye battues par les vagues et les vents. Il fut construit entre 1864 et 1879, en partie sous la responsabilit&#233; d'Eug&#232;ne Viollet-Le-Duc dont en conna&#238;t la passion pour l'&#226;ge m&#233;di&#233;val.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment l'artiste a-t-elle compos&#233; avec ce nouvel environnement, frontalier avec l'Espagne, ruban c&#244;tier aux terres marines visibles et invisibles, solides et liquides, entre mer et terre, eau et ciel&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? En l'arpentant, en se mesurant &#224; lui, en &#233;pousant ses temporalit&#233;s &#8211; le rythme des mar&#233;es &#8211;, en se cultivant et se familiarisant avec l'identit&#233; g&#233;omorphologique &#8211; structures et mati&#232;res, &#8211; de l'endroit. C'est dans le va-et-vient d'une nature inlassablement instable et l'intermittence d'une pratique de l'observation (de &lt;i&gt;ob-servare,&lt;/i&gt; &#234;tre esclave de) que s'est construit, jour apr&#232;s jour un appartenir r&#233;ciproque&#160;: l'oeil aux aguets menant une cour assidue et ponctuelle, la nature offrant ses &#233;clairages. Entre les deux, la chambre, scellant les instants d'une idylle discontinue. Corps &#224; corps de l'artiste avec la nature certes,mais aussi avec la chambre noire et le tr&#233;pied aux poids cons&#233;quents. Travailler en grand format ne rel&#232;ve pas de la photographie instantan&#233;e&#160;: c'est une photographie pos&#233;e, anticip&#233;e et m&#251;rement r&#233;fl&#233;chie, qui requiert le d&#233;ploiement de l'appareillage. &#192; une question que nous lui avions pos&#233;e lors de la restitution du travail r&#233;alis&#233; en r&#233;sidence sur les cimaises de la villa Beatrix Enea &#224; Anglet, Sabine Delcour avait r&#233;pondu dans un &#233;lan spontan&#233;&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;mais la chambre, c'est mon corps&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Pratiquer de la sorte suppose une impr&#233;gnation dans le temps. Il s'agit aussi d'une confrontation radicale, au sens plein de l'adjectif, soit &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;relative &#224; la racine, &#224; l'essence de la chose&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;TLF informatis&#233;&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Ce qui peut vouloir dire&#160;: p&#233;n&#233;trer l'intimit&#233;, la nature profonde de quelque chose, et cela l'objectif, prolongement investigateur de l'oeil, le permet. Au point que nous pouvons parler d'un dialogue &#224; trois, un pacte frapp&#233; du sceau de la lumi&#232;re. Pacte au sens de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;convention expresse ou tacite, en principe immuable, entre deux ou plusieurs parties&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Photographier, ici, revient &#224; mettre en ligne de mire le corps physique de l'op&#233;rateur, le corps optique de la chambre noire, le corps mouvant d'une portion de littoral. Combien de retours et d'attentes aura-t-il fallu pour obtenir cette conjonction, cette &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;contingence pure &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Barthes R, La Chambre Claire. Note sur la photographie, Paris, Cahiers du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? C'est par la connexion physique (contact avec l'appareil), optique (mise en visibilit&#233; du r&#233;el r&#233;f&#233;rent) mais aussi chimique (la lumi&#232;re &#233;mise par le r&#233;f&#233;rent &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;a pour ainsi dire br&#251;l&#233; de part en part &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Benjamin B., Petite histoire de la photographie (1931), Revue &#201;tudes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; le n&#233;gatif) qu'advient une photographie&#160;: image &#224; distance d'un lointain devenu proche &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;R&#233;f&#233;rence &#224; ces mots de Benjamin&#160;: &#171;&#160;Qu'est-ce au fond que l'aura&#160;? Un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;appropri&#233; par le regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; ce prix que, selon ses propres mots, Delcour oeuvre &#224; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;r&#233;v&#233;ler les rapports qui se tissent entre la nature et la nature humaine&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Il est &#233;vident qu'une telle qu&#234;te du &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;motif&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; (au sens de sujet qui domine une oeuvre mais aussi d'&#233;l&#233;ment d'ordre mental qui incite &#224; agir, de motivation) ne pouvait trouver meilleur port d'attache que la r&#233;sidence Nekatoenea.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;preuves d'un appartenir c&#244;tier&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le terme d'&#233;preuve, ici, fonctionne au plein r&#233;gime de son &#233;tymologie latine, pro-bhos &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;qui pousse bien droit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; et des images. Oui, Sabine Delcour est au pied du mur, domin&#233;e par des falaises &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#233;crasantes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; qui font la curiosit&#233; de la c&#244;te basque entre France et Espagne. &#201;preuve au sens d'adversit&#233; surmont&#233;e par le corps et l'esprit. &#201;preuve photographique. &#201;preuve que v&#233;curent les spectateurs confront&#233;s aux vastes tirages Lambda, Diasec, de 148 cm de haut par 120 de large, accroch&#233;s bas et &#224; hauteur d'homme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que nous offre, sous le titre g&#233;n&#233;rique d'&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Itsas-Lurrak' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Itsas Lurrak&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, la collecte de S. Delcour&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? L'expression d'un nouveau un rapport de force, cette fois-ci avec un lieu essentiellement instable, min&#233;ral et aquatique, soumis au rythme des mar&#233;es et aux lumi&#232;res mouill&#233;es de l'influence oc&#233;anique. Elle est la preuve d'un apprivoisement r&#233;ciproque. Les grands tirages couleur &#233;talent le fait g&#233;ologique et soulignent une exception paysag&#232;re qui participe de l'identit&#233; du territoire basque&#160;: le Flysch pyr&#233;n&#233;en au profil d&#233;gag&#233; par l'&#233;rosion marine soumet au regard une alternance &#233;tonnante de strates de calcaire ou de gr&#232;s r&#233;sistantes et de strates de schistes marneux plus tendres, des plissements en genou arborant des profils h&#233;riss&#233;s qui forcent l'imaginaire. La nettet&#233; faite sur certaines lames calcaires, voisine avec de larges plages de flou&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; opportun, le temps couvert concourt &#224; renforcer l'&#233;tranget&#233; hallucinatoire de la crique. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Tout dispara&#238;t quand il fait beau&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; nous confie la photographe, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;je ne suis pas dans la captation, mais dans la transformation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; ajoute-t-elle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Po&#233;tique et Imaginaire, le g&#233;nie du lieu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes images, dit-elle &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;sont le r&#233;sultat d'une construction mentale en tension avec la r&#233;alit&#233; [&#8230;] C'est une exp&#233;rience physique, une travers&#233;e de l'image, un cheminement de mon regard vers ce qui m'entoure et que je mod&#232;le. Je donne corps &#224; un espace. [&#8230;] Il y a une part inscrite et empirique dans ma d&#233;marche pour r&#233;unir dans un m&#234;me champ photographique une part d'imaginaire et un espace donn&#233;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le mot est dit et il est difficile de ne pas citer Bachelard pour qui l'imaginaire est cette &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;facult&#233; de d&#233;former les images fournies par la perception, elle est surtout la facult&#233; de nous lib&#233;rer des images premi&#232;res, de changer les images. [&#8230;]. Si une image pr&#233;sente ne fait pas penser &#224; une image absente, si une image occasionnelle ne d&#233;termine pas une prodigalit&#233; d'images aberrantes, une explosion d'images, il n'y a pas imagination&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bachelard G. L'air et les songes, Essai sur l'imagination du mouvement, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'artiste, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;tout est dans la perception des choses, l&#224; est toute la complexit&#233; de la photographie&#160;: la retranscription de la perception&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; le g&#233;nie du lieu est tributaire selon elle d'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une esp&#232;ce de d&#233;contextualisation qui cr&#233;e in&#233;vitablement une concentration sur le lieu [&#8230;] Le g&#233;nie est irrationnel et subjectif [&#8230;] le g&#233;nie c'est arriver &#224; le trouver, se l'approprier et le cr&#233;er en fait&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Ces consid&#233;rations rejoignent les propos d'un autre artiste, Fran&#231;ois M&#233;chain, dont les travaux associent la plupart du temps r&#233;sidence, paysage et photographie, lorsqu'il d&#233;clare&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Produire du sens quand on vient juste d'arriver dans un lieu que l'on ne conna&#238;t pas, oblige &#224; faire table rase, &#224; s'immerger dans l'inconnu. Pourtant c'est paradoxalement au prix de cet abandon des certitudes, de cette mise en danger qu'apparaissent les nouveaux liens et plus tard l'essence tant recherch&#233;e&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Saule-Sorb&#233; H, Fran&#231;ois M&#233;chain, Aller Simple, Pessac, Cahiers d'ARTES-PUB, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En guise de conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous ne saurions trop louer les vertus du cadre de la r&#233;sidence et lui associer cette donn&#233;e plastique ch&#232;re &#224; Sabine Delcour&#160;: cet autre cadre qu'est le liser&#233; noir. Ce dernier circonscrit le champ du plan film qui sera insol&#233;, d'une part, et porte marginalement les rep&#232;res relatifs au type de film employ&#233; &#8211; Kodak en l'occurrence &#8211; d'autre part. Celui qui fit de ce liser&#233; sa signature est Cartier-Bresson r&#233;cemment c&#233;l&#233;br&#233; &#224; Beaubourg&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il affirmait de la sorte que l'image correspondait strictement &#224; la prise de vue et au format du n&#233;gatif &#224; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'instant d&#233;cisif&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Chez Delcour, ce cerne t&#233;n&#233;breux d&#233;finit l'authenticit&#233;, non de la vue, mais de la perception visuelle, vue et vision condens&#233;es, &#224; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'instant propice&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'appartenir en question - Ce territoire que j'ai choisi, dir. G&#233;rard Peylet et H&#233;l&#232;ne Saule-Sorb&#233;, Maison des Sciences de l'Homme d'Aquitaine, Bordeaux, 2011. p. 351-360&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Ritter J., Paysage. Fonction de l'esth&#233;tique dans la soci&#233;t&#233; moderne, Besan&#231;on, &#201;ditions de l'Imprimeur, Coll. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Jardins et Paysages&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, 1997, p. 25&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Propos de l'artiste. Celui-ci et les suivants ont &#233;t&#233; recueillis par Shantala Lescot.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Paysage, milieu, territoire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, in Asunto R., Essais pour une philosophie de la nature 1976- 1987, textes r&#233;unis, traduits et pr&#233;sent&#233;s par Herv&#233; Brunon, Besan&#231;on, Ed. de L'Imprimeur, coll. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Jardins et paysages&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, 2003, pp. 43-46.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Ibid., p. 59&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Domino Ch., &#192; ciel ouvert, coll. Art contemporain, Paris, Scala, 1999.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Berque A., &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Paysage empreinte, paysage matrice&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, in Espace g&#233;ographique, Tome 13, n&#176;1, 1984, pp. 33-34.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Il s'agit des dimensions du n&#233;gatif, soit env. 10 x12,5 cm, relativement &#224; une pratique de la photographie argentique&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Consulter le site de l'artiste&#160;: &lt;a href=&#034;http://www.sabinedelcour.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.sabinedelcour.com/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Institut des Textes et des Manuscrits modernes, &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CNRS&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ENS&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, Paris.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Urbanisme,mars/avril 2001, n&#176;&#160;317, p. 42-45.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Fait partie des Monuments historiques depuis 1984.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;TLF&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; informatis&#233;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Barthes R, La Chambre Claire. Note sur la photographie, Paris, Cahiers du Cin&#233;ma-Gallimard-Seuil, 1980, p. 52.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Benjamin B., Petite histoire de la photographie (1931), Revue &#201;tudes photographiques, Tirage &#224; part n&#176;1, novembre 1996, Soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de photographie, p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;R&#233;f&#233;rence &#224; ces mots de Benjamin&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Qu'est-ce au fond que l'aura&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Un singulier entrelacs d'espace et de temps&#160;: unique apparition d'un lointain, aussi proche soit-elle. Reposant par un jour d'&#233;t&#233;, &#224; midi, suivre une cha&#238;ne de montagnes &#224; l'horizon, ou une branche qui jette son ombre sur le spectateur, jusqu'&#224; ce que l'instant ou l'heure ait part &#224; leur apparition &#8211; c'est respirer l'aura de ces montagnes, de cette branche&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, op. cit. supra.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Bachelard G. L'air et les songes, Essai sur l'imagination du mouvement, Paris, Librairie Jos&#233; Corti, 1943&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Saule-Sorb&#233; H, Fran&#231;ois M&#233;chain, Aller Simple, Pessac, Cahiers d'&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;ARTES&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;-&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PUB&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;, 2009, p. 15.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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