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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>&#192; la mesure du territoire</title>
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		<dc:date>2015-12-17T12:35:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Hermange</dc:creator>



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&lt;p&gt;Devant les s&#233;ries photographiques de Sabine Delcour r&#233;unies ici, de la plus ancienne, Transport (1992) &#224; la plus r&#233;cente, Cheminements, non achev&#233;e encore, une r&#233;gularit&#233;, ou plut&#244;t une constance saisit le premier regard. Outre leur affinit&#233; avec le genre du paysage et l'absence de tout autre &#234;tre que cette vache tr&#244;nant sur un tas de fumier quelque part dans le Val de Dronne, plusieurs r&#233;currences formelles produisent cette insistance&#160;: la couleur et la taille des images, l'orientation&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Devant les s&#233;ries photographiques de Sabine Delcour r&#233;unies ici, de la plus ancienne, &lt;i&gt;Transport&lt;/i&gt; (1992) &#224; la plus r&#233;cente, &lt;i&gt;Cheminements,&lt;/i&gt; non achev&#233;e encore, une r&#233;gularit&#233;, ou plut&#244;t une constance saisit le premier regard. Outre leur affinit&#233; avec le genre du paysage et l'absence de tout autre &#234;tre que cette vache tr&#244;nant sur un tas de fumier quelque part dans le Val de Dronne, plusieurs r&#233;currences formelles produisent cette insistance&#160;: la couleur et la taille des images, l'orientation toujours verticale de leur format &#8212; option qui contrarie l'une des conventions les plus &#233;tablies du paysage&#160;&#8212;, les marques du support technique (bord noir, encoche et r&#233;f&#233;rence du plan-film), et, souvent, un cadrage qui place le regard pr&#232;s du sol. A cela s'ajoutent d'autres aspects plus erratiques. De curieux effets d'irradiations parasitaires, par exemple, qui, jusqu'&#224; la s&#233;rie &lt;i&gt;Les B&#226;tisseurs&lt;/i&gt; (2000), apparaissent de mani&#232;re plus ou moins marqu&#233;e aux bords des tirages. Ces traces prennent acte d'une faillibilit&#233;, elles incorporent le d&#233;faut au syst&#232;me, l'accident &#224; l'outil. En l'occurrence, une chambre photographique des ann&#233;es 1930 choisie par l'artiste pour son &#233;tanch&#233;it&#233; imparfaite &#224; la lumi&#232;re. On pense &#224; Julia Margaret Cameron qui, au milieu du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XIX&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, conserve l'objectif d&#233;fectueux de sa chambre noire qu'on lui d&#233;signe pourtant comme la cause des zones floues qui rendent ses photographies &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;imparfaites&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. C'est d'ailleurs un travail sp&#233;cifique de d&#233;formation et de flou que Sabine Delcour a en quelque sorte substitu&#233; aux irradiations intempestives de lumi&#232;re en optant pour une chambre plus moderne &#224; partir de la s&#233;rie qu'elle a consacr&#233;e au delta de la Leyre, dans le bassin d'Arcachon en 2006, dans le cadre de la mission photographique du Conservatoire du littoral. Le d&#233;r&#232;glement des bascules de la chambre qu'elle produit &#224; cet effet est devenu assez courant depuis la fin des ann&#233;es 1990 pour prendre des distances avec l'esth&#233;tique documentaire. Cela s'est r&#233;v&#233;l&#233; particuli&#232;rement efficace pour ramener les espaces construits &#224; l'&#233;tat de maquettes que le spectateur a l'impression de dominer. Mais devant des territoires mar&#233;cageux ou face &#224; des chemins, manifestement, autre chose est en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'artiste explique cette option par son d&#233;sir de nuire &#224; la transparence et l'efficace de l'image technique, &#224; mes yeux, ce trait particulier et, plus largement, l'ensemble du travail de Sabine Delcour, trahit une survivance de la figure archa&#239;que de l'arpenteur. Je parle des arpenteurs romains qui savaient l'art de mesurer la terre et dont les trait&#233;s indiquent que leur fonction, li&#233;e &#224; l'&#233;tablissement des limites et au partage de l'activit&#233; sur le territoire, &#233;tait un rouage central de la soci&#233;t&#233;. Contrairement &#224; celle de nos g&#233;om&#232;tres aujourd'hui restreinte aux pr&#233;rogatives technocratiques des planificateurs. Dans leurs trait&#233;s, par exemple, les arpenteurs notes souvent les coutumes locales qu'ils observent. Ce qui n'est pas sans &#233;voquer l'attention que Sabine Delcour porte, pour sa part, &#224; la parole et aux exp&#233;riences des habitants qu'elle rencontre sur les territoires o&#249; elle agit. La restitution qu'elle en donne, par des ensembles de fragments anonymes imprim&#233;s &#224; la taille des photographies ou en livret, ou encore, comme ici, diffus&#233;s par un dispositif sonore, caract&#233;rise bien la tension que l'artiste entretient avec la photographie. Si elle gage de la puissance imageante du m&#233;dium, elle lui reconna&#238;t toutes ses limites face &#224; l'aspect humain, toujours stratifi&#233; et &#233;minemment pluriel des territoires. Dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Transport,&lt;/i&gt; l'importance du texte &#233;tait encore plus affirm&#233;e. Car pr&#233;lev&#233; en amont dans de vieux guides touristiques, il a d&#233;termin&#233; chaque prise de vue. D'o&#249; son inscription dans l'image m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arpenteurs, auxquels on doit le trac&#233; de nombreux chemins, &#233;taient saisis par les autorit&#233;s locales qui leurs reconnaissaient une comp&#233;tence juridique en mati&#232;re d'&#233;tablissement des limites. Depuis ses d&#233;buts, l'activit&#233; de Sabine Delcour est li&#233;e &#224; la commande, un lien avec les arpenteurs qu'elle partage avec beaucoup d'autres photographes. A l'exception de &lt;i&gt;Cheminements,&lt;/i&gt; toutes les s&#233;ries pr&#233;sent&#233;es ici ont &#233;t&#233; produites dans le cadre de missions photographiques qui comptent au grand nombre de celles que les autorit&#233;s publiques ont organis&#233;es partout en Europe dans la continuit&#233; de celle de la Datar qui, au milieu des ann&#233;es 1980, avait pr&#233;cis&#233;ment situ&#233; son ambition &#224; la crois&#233;e de l'administratif, de l'ethnologique et du sensible en demandant &#224; des artistes europ&#233;ens et am&#233;ricains de dresser un &#233;tat de la France &#224; l'issue des Trente Glorieuses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une autre analogie appara&#238;t dans le rapport au sol que Sabine Delcour convoque sans cesse, comme s'il n'y avait pas d'image possible sans le fondement &#8212; ce que veut dire &lt;i&gt;solum&lt;/i&gt; en latin &#8212; sur lequel se d&#233;roule l'op&#233;ration technique qui la produit. Avec son tr&#233;pied, le dispositif de prise de vue n'est pas sans rappeler la groma, le premier instrument des arpenteurs qui se compose de deux r&#233;glettes &#224; angles droit au croisement desquelles &#233;taient fix&#233; un &#339;illeton, un fil lest&#233;, le tout fix&#233; &#224; une tige qui se plantait dans le sol. Et une fois le trac&#233; des limites &#233;tabli, sur ce sol &#233;taient pos&#233;es des bornes qui, parfois, pouvaient indiquer la proximit&#233; d'un lac ou d'une rivi&#232;re &#224; proximit&#233;, et combiner ainsi &#224; une fonction de d&#233;limitation une amorce de repr&#233;sentation du territoire que les arpenteurs &#233;toffait dans les cartes qu'ils &#233;taient charg&#233; d'&#233;tablir. Pris au jeu de l'analogie, je crois d&#233;couvrir quelque chose de cette dimension cartographique dans l'alternance de zones nettes et floues qui s'organisent de mani&#232;re pr&#233;cise &#224; la surface des images dans les derni&#232;res s&#233;ries de Sabine Delcour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emmanuel Hermange, &#034;&#192; la mesure du territoire&#034;, dans &lt;i&gt;Sabine Delcour, Paysages habit&#233;s,&lt;/i&gt; &#233;ditions Le Ch&#226;teau d'Eau, Toulouse&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>&#171;&#160;Enoncer la ville - notes sur Les B&#226;tisseurs&#160;&#187;, Wharf 02</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Enoncer-la-ville-notes-sur-Les-Batisseurs-Wharf-02</link>
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		<dc:date>2015-10-07T12:10:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Emmanuel Hermange</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;M&#233;thode&#160;: il faudrait, ou bien renoncer &#224; parler de la ville, &#224; parler sur la ville, ou bien s'obliger &#224; en parler le plus simplement du monde, en parler &#233;videmment, famili&#232;rement. Chasser toute id&#233;e pr&#233;con&#231;ue. Cesser de penser en termes tout pr&#233;par&#233;s, oublier ce qu'ont dit les urbanistes et les sociologues.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Georges Perec, Esp&#232;ces d'espaces, 1974 La tradition de la commande publique en photographie remonte presque &#224; la naissance de celle-ci. Ses manipulations &#233;taient encore fort&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;M&#233;thode&#160;: il faudrait, ou bien renoncer &#224; parler de la ville, &#224; parler sur la ville, ou bien s'obliger &#224; en parler le plus simplement du monde, en parler &#233;videmment,&lt;/i&gt;&lt;i&gt; &lt;/i&gt;&lt;i&gt;famili&#232;rement. Chasser toute id&#233;e pr&#233;con&#231;ue. Cesser de penser en termes tout pr&#233;par&#233;s, oublier ce qu'ont dit les urbanistes et les sociologues.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Georges Perec, Esp&#232;ces d'espaces, 1974&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La tradition de la commande publique en photographie remonte presque &#224; la naissance de celle-ci. Ses manipulations &#233;taient encore fort hasardeuses quand, en 1851, par la voix de M&#233;rim&#233;e et de la Commission des monuments historiques qu'il pr&#233;sidait, l'&#201;tat fran&#231;ais demanda &#224; cinq photographes de rapporter &#224; Paris les images de cent soixante-quinze &#233;difices, en vue de leur restauration. Jusqu'&#224; la plus r&#233;cente Mission photographique de la Datar et ses nombreux &#233;pigones, la commande photographique fut souvent li&#233;e &#224; la recension du b&#226;ti, de l'habiter, de la physionomie des territoires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une commande &#224; l'autre, les enjeux de la production du document ont &#233;volu&#233;. Dans le meilleur des cas, les crit&#232;res d'objectivit&#233; ont &#233;t&#233; abandonn&#233;s ou, plus exactement, les commanditaires tiennent d&#233;sormais pour acquis que la transparence est un style, tel le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;style documentaire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#233;labor&#233; par Walker Evans. Quelque chose de l'ordre du sp&#233;culaire et du constat est n&#233;anmoins escompt&#233;, car les acteurs publics ne laissent pas de s'en remettre &#224; la photographie lorsqu'il s'agit de repr&#233;senter une ville, une r&#233;gion, un territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Produire une s&#233;rie photographique repr&#233;sentant H&#233;rouville Saint-Clair, telle est la mission que Sabine Delcour s'est vue confier par le Centre d'art contemporain de Basse Normandie, en 1999. Une mani&#232;re pour le commanditaire d'inclure sa propre ville dans une exposition consacr&#233;e &#224; l'imaginaire des espaces et de leur am&#233;nagement (&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Imaginons, un lieu&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, mars-juin 2000). Car d&#233;ploy&#233;e &#224; partir du d&#233;but des ann&#233;es soixante alentour d'un ancien village qui forme aujourd'hui l'un de ses quartiers, H&#233;rouville Saint-Clair a &#233;t&#233; largement marqu&#233;e par les utopies qui ont port&#233; la construction des villes nouvelles en France. Outre sa conception en cinq &#238;lots reli&#233;s par des passerelles, un circuit pi&#233;tonnier enti&#232;rement s&#233;par&#233; des voies automobiles, une circulation sans feux tricolores ou la suppression des rues au profit d'all&#233;es sillonnant des espaces ouverts sont, parmi d'autres, autant de projets qui lui ont valu l'appellation de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Brasilia normande&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Signifiant la libert&#233; qui lui a &#233;t&#233; accord&#233;e, Sabine Delcour avoue qu'elle &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;aurait pu photographier [ses] pieds &#224; H&#233;rouville&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec l'artiste.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Sous-jacente &#224; la question de savoir pourquoi ce geste &#233;gocentr&#233; ou tout autre aussi minimal ne fut pas mis en oeuvre, il y a celle de savoir ce que signifie repr&#233;senter une ville, car telle est finalement la seule contrainte que pr&#233;sente une commande de ce genre lorsqu'elle s'en remet &#224; la photographie&#160;: la pr&#233;cision du r&#233;f&#233;rent. Entre l'artiste et le commanditaire, tout se joue dans la reconnaissance des lieux. Au sens de l'exploration d'un territoire inconnu pour l'un, au sens d'une possible identification d'un environnement familier, pour l'autre. S'affranchissant de cette ultime contrainte, en 1991, le photographe Allemand Michael Schmidt est all&#233; jusqu'&#224; remettre des photographies prises &#224; Berlin parmi celles qu'il avait prises &#224; Correggio, pr&#232;s de Mod&#232;ne, &#224; la demande de Linea di Confine, son commanditaire. Il posait ainsi la question de savoir ce qu'est la sp&#233;cificit&#233; d'un lieu, d'une ville, dont la qu&#234;te motive aujourd'hui la commande photographique relative &#224; un territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De Louis-S&#233;bastien Mercier &#224; Georges Perec, la ville n'est jamais advenue &#224; l'esprit que l&#224; o&#249; tombe l'&#233;vidence de son appr&#233;hension. &#192; la fin du &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;XVIII&lt;/span&gt;&lt;sup class=&#034;typo_exposants&#034;&gt;e&lt;/sup&gt; si&#232;cle, dans un essai d'anticipation de ce que serait Paris en L'An 2440, le premier consid&#232;re que &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;des milliers d'hommes qui viennent se r&#233;unir sur le m&#234;me point, qui habitent des maisons &#224; sept &#233;tages, qui s'entassent dans des rues &#233;troites, qui rongent, qui dess&#232;chent un sol d&#233;j&#224; &#233;puis&#233;, tandis que la nature leur ouvrait de tous c&#244;t&#233;s ses vastes et riantes campagnes, pr&#233;sentent un spectacle bien &#233;tonnant &#224; l'oeil du philosophe&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Louis-S&#233;bastien Mercier, L'An 2440 (1770), Paris, &#201;ditions France Ad&#232;le, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Le second, dans ses exercices de description d'espaces de toutes esp&#232;ces ne dit pas autre chose en sugg&#233;rant de &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;continuer [&#224; observer la rue] jusqu'&#224; ce que le lieu devienne improbable, jusqu'&#224; ressentir, pendant un tr&#232;s bref instant, l'impression d'&#234;tre dans une ville &#233;trang&#232;re, ou, mieux encore, jusqu'&#224; ne plus comprendre ce qui se passe ou ce qui ne se passe pas, que le lieu tout entier devienne &#233;tranger, que ne sache plus que &#231;a s'appelle une ville, une rue, des immeubles, des trottoirs&#8230;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Georges Perec, Esp&#232;ces d'espaces, Paris, Galil&#233;e, 1974, p. 73-74&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. La d&#233;territorialisation est l'une des conditions d'acc&#232;s &#224; un tel regard, qu'elle soit le produit d'un anachronisme, d'une transposition du visible dans le langage jusqu'&#224; l'&#233;puisement. Dans le cas de Sabine Delcour, elle r&#233;sulte de sa situation d'&#233;trang&#232;re &#224; une ville qui, pour un temps donn&#233;, lui a r&#233;serv&#233; un espace, une r&#233;sidence, en &#233;change du produit de son regard dont, de fait, il est attendu qu'il s'exerce hors de l'&#233;vidence, hors de toute transparence. Bien qu'elle participe de la r&#233;volution industrielle, qui fut aussi r&#233;volution urbaine, la photographie ne restitue rien de ces bouleversements, du mouvement tumultueux et de l'&#233;mergence de la foule qui en naissent. Par la fixit&#233; qu'elle r&#233;clame de ses sujets, elle en contrecarre m&#234;me la sp&#233;cificit&#233;. Elle ne montre qu'une ville d&#233;serte, parfois travers&#233;e de corps fantomatiques. Vides de tout habitant, c'est en quelque sorte &#224; un &#233;tat primitif de la photographie que les images de Sabine Delcour semblent revenir. Du centre hospitalier au ch&#226;teau d'eau m&#233;tallique dont la silhouette r&#233;solument moderne orne le blason de la ville, en passant par la chemin&#233;e de l'ancienne fonderie et le centre commercial Carrefour, chacune de ses images pr&#233;sente une architecture ou un site que son aspect ou sa fonction transforme en rep&#232;re pour qui vit et se d&#233;place quotidiennement &#224; H&#233;rouville. Mais nul v&#233;hicule, nul pi&#233;ton &#224; leurs abords n'indique que ces constructions sont prises dans le r&#233;seau d'une activit&#233; urbaine. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;J'ai envisag&#233; la ville comme une maquette&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Entretien avec l'artiste.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, pr&#233;cise Sabine Delcour. Mais si ce parti pris refl&#232;te le sentiment de viduit&#233; qu'elle a ressenti lors de ses d&#233;ambulations &#224; H&#233;rouville, il inscrit avant tout cette s&#233;rie dans la continuit&#233; d'un projet esth&#233;tique &#233;labor&#233; au gr&#233; des territoires qu'elle sillonne sur commande, qu'il s'agisse de la banlieue parisienne ou de la campagne du Val de Dronne, en Dordogne &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir Photographie en Val de Dronne, regards sur le territoire, Bordeaux, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en 1992, dans le cadre d'une mission sur les transports en Seine-Saint-Denis que Sabine Delcour a choisi d'abandonner la souveraine confiance en l'enregistrement photographique &#8212; au coeur de l'histoire de ce m&#233;dium &#8212; pour travailler &#224; partir des ressources que pr&#233;sentent ses carences, sa faillite. Celle qui, par exemple, se r&#233;v&#232;le manifeste face &#224; l'&#233;paisseur de l'exp&#233;rience et du v&#233;cu immanquablement attach&#233;s &#224; l'appr&#233;hension d'un territoire. Sa proposition fut de placer dans l'espace m&#234;me de ses photographies des bribes de descriptions et de conseils que d'anciens guides touristiques fournissaient sur les villages que furent Drancy, Aulnay-sous-Bois ou Bobigny. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Bien noter, &#233;crit Perec, que la ville n'a pas toujours &#233;t&#233; ce qu'elle &#233;tait. Se souvenir, par exemple, qu'Auteuil fut longtemps &#224; la campagne&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Georges Perec, op. cit., p. 84.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Dans un tel anachronisme r&#233;side la richesse s&#233;mantique du hiatus, lequel, s'il proc&#232;de de l'interruption, de la c&#233;sure, est &#233;galement, selon une acception vieillie, ce qui offre une solution de continuit&#233; entre deux &#233;tats, deux situations. Dans ses s&#233;ries &lt;i&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;UK&lt;/span&gt; 76&lt;/i&gt; ou &lt;i&gt;&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;US&lt;/span&gt; 77,&lt;/i&gt; Victor Burgin avait d&#233;j&#224; explor&#233; la distance critique que pouvait produire, par exemple, l'insertion d'un po&#232;me victorien c&#233;l&#233;brant la famille dans une photographie repr&#233;sentant une m&#232;re et ses enfants aux c&#244;t&#233;s d'un scaphandre d'astronaute, dans un mus&#233;e de l'espace. Chez Sabine Delcour l'anachronisme se glisse jusque dans la technique de prise de vues. En effet, depuis cette premi&#232;re commande en Seine-Saint-Denis, elle emploie une chambre photographique des ann&#233;es trente dont l'&#233;tat ne garantit pas l'&#233;mulsion du plan-film de toutes sortes d'alt&#233;rations. D'o&#249; les scories diverses et les bords voil&#233;s par quelqu'intempestif rayon de lumi&#232;re qui apparaissent ici et l&#224;. &#192; la mani&#232;re du d&#233;p&#244;t de poussi&#232;re que Duchamp demanda &#224; Man Ray de photographier avant de le fixer d&#233;finitivement sur l'immense dispositif optique que formait le Grand Verre, de telles traces prennent acte d'une faillibilit&#233;, mieux, elles incorporent le d&#233;faut au syst&#232;me, l'accident &#224; l'outil. Outre l'inscription du processus photographique, les images portent &#233;galement la marque du producteur et du dispositif. Souvent prises &#224; m&#234;me le sol elles doivent d'abord se d&#233;faire d'une masse indistincte de mati&#232;re, avant que la perspective ne reprenne ses droits et laisse appara&#238;tre un paysage urbain tronqu&#233;, amput&#233;. &#192; suivre Sabine Delcour, on peut se demander si H&#233;rouville, comme la plupart des sites qu'elle photographie, ne serait pas semblable &#224; la ville de Zemrude dont la forme, explique Marco Polo &#224; Kublai Khan, est d&#233;termin&#233;e par &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;l'humeur de celui qui la regarde. [&#8230;] Si tu marches le menton sur la poitrine, les ongles enfonc&#233;s dans la paume de la main, ton regard ira se perdre &#224; ras de terre&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Italo Calvino, Les Villes invisibles, trad. de l'italien, Paris, &#201;ditions du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Destin&#233;e &#224; accueillir les t&#233;moignages d'un autre temps dans la s&#233;rie &lt;i&gt;Transport&lt;/i&gt; (1992-1993), cette zone floue forme ici comme un socle naturel sur lequel figurent tour &#224; tour quelques architectures c&#233;libataires. Rappelant l'un des principes fondamentaux du b&#226;ti qui consiste &#224; ramener un relief au plan, une telle organisation de l'image r&#233;affirme aussi la part de la terre contre laquelle se forme l'ambition esth&#233;tique de l'architecture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;couvrir une ville nouvelle en s'y promenant c'est de part en part faire l'exp&#233;rience physique, visuelle et intellectuelle d'une volont&#233; d'agencement, d'organisation, que l'on juge r&#233;ussie ou non. Pour ceux qui y vivent, l'enjeu r&#233;side dans l'appropriation de cette volont&#233;, de ce plan d'am&#233;nagement. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;On a bien tous le sentiment qu'on est en train de construire, on n'est pas en train de modifier, c'est diff&#233;rent dans l'esprit&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, peut-on lire parmi les bribes de paroles que Sabine Delcour a recueillies au gr&#233; de ses p&#233;r&#233;grinations dans H&#233;rouville &#8212; dans la ville, l'&#233;tranger de passage d&#233;lie les langues. Car loin de n&#233;gliger la part du langage et l'indispensable dialectique qu'il installe face aux images, &#224; la mani&#232;re de l'ethnologue, elle s'est abandonn&#233;e &#224; l'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#233;trange orgueil [que rec&#232;le] cette pr&#233;tention &#224; vouloir entendre humblement ce que disent les hommes&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pierre Sansot, Po&#233;tique de la ville, Paris, Armand Colin, 1997, p. 20.&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Transcrits avec le souci de conserver quelque chose de l'expression orale, une s&#233;lection de t&#233;moignages figurait ainsi dans l'exposition &lt;i&gt;Imaginons, un lieu.,&lt;/i&gt; aux c&#244;t&#233;s des huit photographies remises aux commanditaires. Ces libres propos &#233;taient consign&#233;s sur un support de m&#234;me format que les photographies (130 x 100 cm) ainsi que dans un livret librement diffus&#233; qui a pour titre&#160;: &lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Les-Batisseurs' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Les B&#226;tisseurs&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;. Par l'&#233;vocation d'une relation amoureuse avec cette ville ou du centre-ville manqu&#233; par les architectes, les figures absentes de ses images ressurgissaient ainsi sous la vigueur de la parole vive. Dans une analyse des pratiques quotidiennes de la ville, Michel de Certeau parle d'&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#233;nonciations pi&#233;tonni&#232;res&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, voyant dans la praxis du pi&#233;ton la transformation de la ville en espace, l'articulation du b&#226;ti en langage. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Les jeux de pas, &#233;crit-il, sont fa&#231;onnages d'espaces. Ils trament les lieux. &#192; cet &#233;gard, les motricit&#233;s pi&#233;tonni&#232;res forment l'un de ces &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;syst&#232;mes r&#233;els dont l'existence fait effectivement la cit&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. [&#8230;] L'acte de marcher est au syst&#232;me urbain ce que l'&#233;nonciation (le &lt;i&gt;speech act&lt;/i&gt;) est &#224; la langue ou aux &#233;nonc&#233;s prof&#233;r&#233;s&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel de Certeau, L'Invention du quotidien, vol. 1, Paris, Gallimard, 1990, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Cet acte agit comme &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;un proc&#232;s d'appropriation du syst&#232;me topographique par le pi&#233;ton (de m&#234;me que le locuteur s'approprie et assume la langue)&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; marcher est une r&#233;alisation spatiale du lieu (de m&#234;me que l'acte de parole est une r&#233;alisation sonore de la langue)&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Op. cit., p. 148.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/IMG/media/docs/SDelcour_Les_batisseurs_Emmanuel_Hermange.pdf'&gt;&gt; T&#233;l&#233;charger le texte (fr)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/IMG/media/docs/SDelcour_the_builders_Emmanuel_Hermange.pdf'&gt;&gt; T&#233;l&#233;charger le texte (en)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Entretien avec l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Louis-S&#233;bastien Mercier, L'An 2440 (1770), Paris, &#201;ditions France Ad&#232;le, 1977, p. 59&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Georges Perec, Esp&#232;ces d'espaces, Paris, Galil&#233;e, 1974, p. 73-74&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Entretien avec l'artiste.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Voir Photographie en Val de Dronne, regards sur le territoire, Bordeaux, &#201;ditions le Festin, Centre culturel de Rib&#233;rac, 2000.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Georges Perec, op. cit., p. 84.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Italo Calvino, Les Villes invisibles, trad. de l'italien, Paris, &#201;ditions du Seuil, 1984, p. 81.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Pierre Sansot, Po&#233;tique de la ville, Paris, Armand Colin, 1997, p. 20.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Michel de Certeau, L'Invention du quotidien, vol. 1, Paris, Gallimard, 1990, p. 147-148. De Certeau cite pour sa part Ch.,Alexander, &#8220;La cit&#233; semi-treillis, mais non arbre&#8221;, dans Architecture, Mouvement, Continuit&#233;, 1967.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Op. cit., p. 148.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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