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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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<item xml:lang="fr">
		<title>The Girl of Land</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Lapalus</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;The Girl of Land, 2000, Mus&#233;e municipal, Toyota (Japon) Mara des bois, Vicomtesse Ericart de Thury, Charlotte des bois, The Girl of Land, ces vari&#233;t&#233;s de fraisiers aux d&#233;nominations bucoliques et s&#233;duisantes ont successivement &#233;t&#233; retenues par Jacques Vieille pour les jardins horticoles hors sol qu'il a pr&#233;sent&#233;s &#224; Vassivi&#232;re, &#224; Calvignac, au Louvre et enfin &#224; Toyota, au Japon. Suspendus &#224; une grue de chantier, des gaines en poly&#233;thyl&#232;ne &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;T. P. C.&lt;/span&gt; rouge cannel&#233;es, r&#233;guli&#232;rement perc&#233;es&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-25977" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Hors-sol' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;The Girl of Land,&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; 2000, Mus&#233;e municipal, Toyota (Japon)&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mara des bois, Vicomtesse Ericart de Thury, Charlotte des bois, The Girl of Land, ces vari&#233;t&#233;s de fraisiers aux d&#233;nominations bucoliques et s&#233;duisantes ont successivement &#233;t&#233; retenues par Jacques Vieille pour les jardins horticoles hors sol qu'il a pr&#233;sent&#233;s &#224; Vassivi&#232;re, &#224; Calvignac, au Louvre et enfin &#224; Toyota, au Japon. Suspendus &#224; une grue de chantier, des gaines en poly&#233;thyl&#232;ne &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;T. P. C.&lt;/span&gt; rouge cannel&#233;es, r&#233;guli&#232;rement perc&#233;es d'alv&#233;oles o&#249; sont log&#233;s des pots de fraisiers, se r&#233;pandent en une vaste corolle sur le sol. Un feston noir de tuyaux d'arrosage par goute &#224; goute borde l'ensemble du dispositif et procure aux plants l'eau indispensable &#224; leur croissance. L'intense lumi&#232;re de lampes au sodium r&#233;alise la photosynth&#232;se et irradie cette version in&#233;dite de la culture hydroponique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;T. P.&lt;/span&gt; C., Tubes de Protection pour C&#226;bles, infiltrent, par leurs r&#233;seaux tentaculaires et dissimul&#233;s, toutes les infrastructures de notre environnement. Ramen&#233;s sous les feux de la rampe, Jacques Vieille les utilise dans un nouveau r&#244;le&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il les r&#233;habilite en &#233;l&#233;ments d&#233;coratifs d'un jardin int&#233;rieur. De leur assemblage surgit une paradoxale sculpture organique et onirique. Plus qu'une &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;installation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, il s'agit ici d'une composition savante, associant le naturel et l'artificiel, un bouquet flamboyant o&#249; un r&#233;seau d'art&#232;res g&#233;antes para&#238;t irriguer de son rougeoyant flux nourricier le d&#233;licat parterre de fraisiers.Jacques Vieille nous am&#232;ne &#224; une paradoxale contemplation, celle d'une nature saisie dans les rets des nouvelles technologies agricoles, captive et soumise aux dispositifs sophistiqu&#233;s de la culture hors sol. Ses intentions ne sont cependant ni revendicatrices ni moralisatrices. Il nous propose, &#224; la mani&#232;re du Duc des Esseintes de &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;J. K.&lt;/span&gt; Huismans, une vision &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#224; rebours&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de la nature, par une utilisation plaisante des artifices de la modernit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Sarrasines, un Roman primitif</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard Lapalus</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Sarrasines, 1992, Cellier de l'abbaye, Tournus Dans le vaste cellier roman de l'abbaye de Tournus, Jacques Vieille a dress&#233; les sombres fortifications d'une citadelle. Seule la lumi&#232;re parcimonieuse d'un unique soupirail effleure les parois stri&#233;es et le fa&#238;te cr&#233;nel&#233; de cette construction d&#233;fensive. La d&#233;couverte abrupte de cette pi&#232;ce provoque un effet de sid&#233;ration chez le visiteur. Il cherche &#224; en lever l'&#233;nigme en la longeant et en la contournant. Le double alignement de plaques&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-25977" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Murs' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Sarrasines,&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; 1992, Cellier de l'abbaye, Tournus&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le vaste cellier roman de l'abbaye de Tournus, Jacques Vieille a dress&#233; les sombres fortifications d'une citadelle. Seule la lumi&#232;re parcimonieuse d'un unique soupirail effleure les parois stri&#233;es et le fa&#238;te cr&#233;nel&#233; de cette construction d&#233;fensive. La d&#233;couverte abrupte de cette pi&#232;ce provoque un effet de sid&#233;ration chez le visiteur. Il cherche &#224; en lever l'&#233;nigme en la longeant et en la contournant. Le double alignement de plaques cannel&#233;es en fibrociment, couleur &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;monument historique&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&#8230;, destin&#233;es &#224; la couverture des hangars d&#233;limite une longue, &#233;troite et imp&#233;n&#233;trable enceinte que ponctuent, sur sa cr&#234;te, huit petites constructions ajour&#233;es. Jacques Vieille a reconverti les simples coffrets cartonn&#233;s qui servent aux conditionnements attractifs des crus locaux en des forteresses miniatures. Dans la chiche lumi&#232;re du cellier, les emballages repeints en une uniforme couleur &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;chocolat&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; varient dans leurs d&#233;veloppements et dans leurs empilements. Sont-ils un rappel de la ch&#226;sse &#8211; reliquaire de Saint Philibert de la crypte voisine, ou, comme le sugg&#232;re le titre de l'&#339;uvre, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Sarrasines&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, une r&#233;f&#233;rence aux &#233;nigmatiques chemin&#233;es qui perdurent, depuis le Moyen-Age, sur quelques fermes bressanes. Ces petits clochers campagnards, de type carr&#233; ou pyramidal, ont une origine discut&#233;e. Ils s'apparentent aux clochers romans avec leurs arcatures et leurs bandes lombardes, tel celui de l'abbaye Saint Philibert qui s'entrevoit opportun&#233;ment &#224; travers le soupirail, et seraient les ultimes vestiges d'une influence orientale, de tr&#232;s lointaines invasions &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;sarrasines&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Cette curiosit&#233; architecturale locale, Jacques Vielle l'installe sur le fa&#238;te de la longue et abrupte toiture qui s'&#233;tire sous les arcs bris&#233;s de la voute romane. D'un choix minimaliste de deux mat&#233;riaux ordinaires, le fibrociment et le carton, et par la simplicit&#233; d'un assemblage rigoureux, il nous offre une vision m&#233;taphorique et po&#233;tique de l'Histoire et de ses monuments.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Paysage en ruine</title>
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		<dc:creator>G&#233;rard Lapalus</dc:creator>



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&lt;p&gt;Une feuille d'acanthe, 1990, Puits Arthur, Ronchamp Intervenir dans une localit&#233; aussi fameuse que Ronchamp &#233;tait un d&#233;fit que le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;sculpteur-architecte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Jacques Vieille ne pouvait que relever. Si le site de la chapelle Notre Dame du Haut n'autorise et ne supporte aucune confrontation, celui de Puits Arthur, ensemble de b&#226;timents industriels d&#233;saffect&#233;s depuis l'arr&#234;t de l'exploitation mini&#232;re des houill&#232;res en 1958, permet de d&#233;velopper un investissement artistique de grande ampleur.&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-25977" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Feuille' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Une feuille d'acanthe,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; 1990, Puits Arthur, Ronchamp&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Intervenir dans une localit&#233; aussi fameuse que Ronchamp &#233;tait un d&#233;fit que le &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;sculpteur-architecte&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Jacques Vieille ne pouvait que relever. Si le site de la chapelle Notre Dame du Haut n'autorise et ne supporte aucune confrontation, celui de Puits Arthur, ensemble de b&#226;timents industriels d&#233;saffect&#233;s depuis l'arr&#234;t de l'exploitation mini&#232;re des houill&#232;res en 1958, permet de d&#233;velopper un investissement artistique de grande ampleur. Les friches industrielles sont, depuis vingt ans, fr&#233;quemment reconverties en centres d'art, mais l'intervention de Jacques Vieille est ici avant tout un acte de m&#233;moire, une performance magistrale et &#233;ph&#233;m&#232;re pour c&#233;l&#233;brer l'esprit des lieux&#160;: l'activit&#233; mini&#232;re disparue ainsi que la proximit&#233; de l'&#339;uvre de Le Corbusier. Le geste artistique se devait de revendiquer l'architecture et d'associer diff&#233;rents niveaux d'appr&#233;hension et de compr&#233;hension par des variations d'&#233;chelles, du global au parcellaire, par un t&#233;lescopage temps et espace o&#249; l'histoire des formes retrace des lieux de labeur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La perturbation visuelle surgit d&#233;s le dessin du projet&#160;: la vue axonom&#233;trique d'une feuille d'acanthe pix&#233;lis&#233;e en un immense carroyage, le d&#233;tail embl&#233;matique de l'art antique promu en un espace m&#233;taphorique de l'architecture. Le trouble se poursuit lors de la r&#233;alisation qui, en conservant un aspect graphique, semble se refuser &#224; la troisi&#232;me dimension en s'&#233;talant en une gigantesque mosa&#239;que. Un parterre de mille m&#232;tres carr&#233;s de parpaings de b&#233;ton brut dessine, en creux, les contours d'une forme tentaculaire en poussi&#232;re de charbon de bois. Cette &#233;tendue grise et noire, sous la vaste nef de la salle des machines laiss&#233;e &#224; l'abandon, pourrait pousser le visiteur &#224; la m&#233;lancolie et &#224; la nostalgie des temps r&#233;volus. Mais en gravissant les degr&#233;s d'une terrasse de moellons, il d&#233;couvre que ce &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;paysage avec ruine&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; est l'habile anamorphose d'une fuligineuse feuille d'acanthe.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>Piran&#232;se-Dor&#233;</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Piranese-Dore</link>
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		<dc:creator>G&#233;rard Lapalus</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Piran&#232;se-Dor&#233;, 2009, Hesp&#233;rides, Mus&#233;e des Beaux-Arts de Lausanne (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CH&lt;/span&gt;) L'escalier &#224; double vol&#233;e qui encadre la porte &#224; pilastres et fronton de l'entr&#233;e du Mus&#233;e Cantonal des Beaux-arts de Lausanne s'impose d'embl&#233;e comme un d&#233;cor de th&#233;&#226;tre, qui aurait pu &#234;tre con&#231;u et dessin&#233;, dans sa rigueur toute classique, par un &#233;mule de Piran&#232;se. Jacques Vieille a voulu conforter cette th&#233;&#226;tralit&#233; en doublant les murs d'un v&#233;ritable rideau de sc&#232;ne amovible et mouvant. Un minuscule d&#233;tail de&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-25977" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Avec-Piranese' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Piran&#232;se-Dor&#233;,&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; 2009, Hesp&#233;rides, Mus&#233;e des Beaux-Arts de Lausanne (&lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;CH&lt;/span&gt;)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'escalier &#224; double vol&#233;e qui encadre la porte &#224; pilastres et fronton de l'entr&#233;e du Mus&#233;e Cantonal des Beaux-arts de Lausanne s'impose d'embl&#233;e comme un d&#233;cor de th&#233;&#226;tre, qui aurait pu &#234;tre con&#231;u et dessin&#233;, dans sa rigueur toute classique, par un &#233;mule de Piran&#232;se.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Vieille a voulu conforter cette th&#233;&#226;tralit&#233; en doublant les murs d'un v&#233;ritable rideau de sc&#232;ne amovible et mouvant. Un minuscule d&#233;tail de l'appareillage d'une construction que Piran&#232;se a reproduit sur une des planches des &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Antiquit&#233;s de Rome&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; en est l'unique motif. Agrandi, syst&#233;matiquement d&#233;multipli&#233;, et imprim&#233; sur du calque polyester, il compose une muraille fictive, purement graphique. Dans un souci de sym&#233;trie, les &#233;l&#233;ments de ce mur sont parall&#232;les avec les pentes des deux escaliers et s'&#233;l&#232;vent donc en une paradoxale inclinaison. Toutes les lignes convergent vers la porte et en renforcent la monumentalit&#233;. D&#233;coup&#233; et suspendu selon le principe des rideaux &#224; lamelles verticales, le mur dissimule ou d&#233;voile tout &#224; la fois. A l'imposante vision frontale, succ&#232;de, lorsque les visiteurs s'engagent dans les escaliers lat&#233;raux, la d&#233;couverte furtive, entre les bandes inclin&#233;es, d'un paysage de palmiers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Vieille a obtur&#233; les deux fen&#234;tres encadrant la porte avec l'agrandissement d'un d&#233;tail d'une gravure de Gustave Dor&#233; pour &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le Juif errant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; d'Eug&#232;ne Sue. Cette intrusion orientaliste est l'amorce discr&#232;te d'un myst&#232;re romanesque qui sourd au travers de l'aust&#232;re rideau de sc&#232;ne. Cette pi&#232;ce en un seul tableau qui se joue ici, utilise plusieurs registres en un savante mise en abyme dans l'espace tr&#232;s connot&#233; d'un mus&#233;e&#160;: du t&#233;n&#233;breux Piran&#232;se, au romantique Gustave Dor&#233;, de la gravure traditionnelle aux supports synth&#233;tiques, du dissimul&#233; au d&#233;voil&#233;, du statique au dynamique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La For&#234;t</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/La-Foret</link>
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		<dc:date>2015-01-15T11:47:33Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Lapalus</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La For&#234;t, 1983, Maison de la Culture, Chalon-sur-Sa&#244;ne Construire une for&#234;t, cet oxymore, pourrait synth&#233;tiser le projet de Jacques Vieille pour la maison de la culture de Chalon-sur-Sa&#244;ne. En revivifiant le bois standardis&#233; en liteaux, en lui redonnant l'&#233;lan de l'arbre, en lui faisant retrouver l'enchev&#234;trement de la futaie et des halliers, il renverse la g&#233;n&#233;alogie du geste architectural qu'il ram&#232;ne &#224; son origine. L'espace de deux cent m&#232;tres carr&#233;s est satur&#233; par plus de deux mille&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-critiques-25977" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Forets' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La For&#234;t,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; 1983, Maison de la Culture, Chalon-sur-Sa&#244;ne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Construire une for&#234;t, cet oxymore, pourrait synth&#233;tiser le projet de Jacques Vieille pour la maison de la culture de Chalon-sur-Sa&#244;ne. En revivifiant le bois standardis&#233; en liteaux, en lui redonnant l'&#233;lan de l'arbre, en lui faisant retrouver l'enchev&#234;trement de la futaie et des halliers, il renverse la g&#233;n&#233;alogie du geste architectural qu'il ram&#232;ne &#224; son origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'espace de deux cent m&#232;tres carr&#233;s est satur&#233; par plus de deux mille liteaux verticaux, de quatre m&#232;tres de haut, termin&#233;s par une fourche o&#249; s'enchev&#234;trent horizontalement d'autres liteaux. La structure se maintient, sans clou ni attache, dans un fragile et al&#233;atoire &#233;quilibre. Elle peut &#234;tre approch&#233;e et contourn&#233;e mais nullement p&#233;n&#233;tr&#233;e si ce n'est par le regard du visiteur. A travers les rideaux successifs des liteaux qui filtrent la lumi&#232;re, on devine les assemblages plus compacts de huit troncs-colonnes. Tout comme les arbres figur&#233;s par un strict et maigre &#233;l&#233;ment, les senteurs sylvestres se r&#233;duisent &#224; l'envahissante odeur du bois s&#233;ch&#233; et d&#233;coup&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrainte dans un agencement rigoureux, aux d&#233;bordements rectifi&#233;s, fig&#233;e dans son aridit&#233; et sa s&#233;cheresse, la for&#234;t devient l'&#233;chafaudage d'un virtuel &#233;difice, une fantastique charpente, une utopique construction, une inaccessible cath&#233;drale.Une architecture qui raconte sa gen&#232;se, une sculpture qui s'impose et se confronte au visiteur, un dessin en trois dimensions, aux stries d&#233;multipli&#233;s tel les r&#233;seaux de branchages de ses s&#233;rigraphies, cette structure regroupe, par l'agencement et la d&#233;multiplication d'un seul et unique module, les trois pratiques artistiques famili&#232;res &#224; Jacques Vieille&#160;: dessiner, agencer, construire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Construction</title>
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		<dc:date>2015-01-15T11:37:37Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>G&#233;rard Lapalus</dc:creator>



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&lt;p&gt;Construction, 1994, Le Magasin, Grenoble La vive lumi&#232;re z&#233;nithale de la verri&#232;re du Magasin conf&#232;re &#224; la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Construction&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de Jacques Vieille une blancheur quasi irradiante. Le pl&#226;tre est un mat&#233;riau qui ne se pr&#234;te pourtant gu&#232;re aux effets mais il impose ici, spectaculairement, sa pulv&#233;rulente mati&#232;re. Le mur en zigzag qui descend vers le spectateur n'est constitu&#233; que de simples carreaux de Placopl&#226;tre. Ses minces plaques verticales sont retaill&#233;es en parall&#233;logrammes. L'empilement&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Murs' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Construction,&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; 1994, Le Magasin, Grenoble&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vive lumi&#232;re z&#233;nithale de la verri&#232;re du Magasin conf&#232;re &#224; la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Construction&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; de Jacques Vieille une blancheur quasi irradiante. Le pl&#226;tre est un mat&#233;riau qui ne se pr&#234;te pourtant gu&#232;re aux effets mais il impose ici, spectaculairement, sa pulv&#233;rulente mati&#232;re. Le mur en zigzag qui descend vers le spectateur n'est constitu&#233; que de simples carreaux de Placopl&#226;tre. Ses minces plaques verticales sont retaill&#233;es en parall&#233;logrammes. L'empilement progressif de ces modules entraine la d&#233;clivit&#233; du mur qui s'&#233;l&#232;ve en six vol&#233;es dans un fragile &#233;quilibre. Si la stabilit&#233; de l'ensemble est assur&#233;e par une ossature en bois, les pentes produisent des effets perspectifs, perturbants pour le visiteur. La saturation lumineuse, l'&#233;clair en zigzag de la ligne de cr&#234;te, le discret carroyage des parall&#233;logrammes font appr&#233;hender la &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Construction&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; plus mentalement que physiquement. Dans cette gypsoth&#232;que sans figures ni volumes, elle semble perdre sa troisi&#232;me dimension au profit d'une p&#233;trification graphique o&#249; la plan&#233;it&#233;, la rigueur des lignes et du d&#233;coupage, entrainent une paradoxale instabilit&#233; visuelle. Le pr&#233;caire rempart de pl&#226;tre r&#233;ussit ainsi &#224; s'imposer sous l'impressionnante structure m&#233;tallique du hall, &#224; en perturber la circulation&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; la vision de l'ensemble b&#233;n&#233;ficie du vif contraste des deux mat&#233;riaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une semblable confrontation s'est d&#233;j&#224; jou&#233;e, en 1994, dans l'&#233;glise-mus&#233;e Saint-Nazaire de Bourbon-Lancy&#160;: une longue et mince paroi de carreaux de pl&#226;tre &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;dress&#233;e sur chant&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; monte vers le ch&#339;ur, &#233;paul&#233;e par quatre diverticules&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; au bel appareillage roman s'oppose la blancheur de cette falaise crayeuse. La pi&#232;ce de Grenoble est ainsi, dans une autre configuration, la version nouvelle d'une &#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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