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	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
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	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
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		<title>Ic&#244;nes contemporaines. Les portraits peints d'Yves Chaudou&#235;t</title>
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		<dc:date>2017-07-21T08:47:49Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claire Kueny</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le visage humain est une force vide, un champ de mort. La vieille revendication r&#233;volutionnaire d'une forme qui n'a jamais correspondu &#224; son corps, qui partait pour &#234;tre autre chose que le corps. C'est ainsi qu'il est absurde de reprocher d'&#234;tre acad&#233;mique &#224; un peintre qui, &#224; l'heure qu'il est, s'obstine encore &#224; reproduire les traits du visage humain tels qu'ils sont&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; car tels qu'ils sont, ils n'ont pas encore trouv&#233; la forme qu'ils indiquent et d&#233;signent&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et font plus que d'esquisser,&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-25802" rel="directory"&gt;Textes &lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le visage humain est une force vide, un champ de mort. La vieille revendication r&#233;volutionnaire d'une forme qui n'a jamais correspondu &#224; son corps, qui partait pour &#234;tre autre chose que le corps. C'est ainsi qu'il est absurde de reprocher d'&#234;tre acad&#233;mique &#224; un peintre qui, &#224; l'heure qu'il est, s'obstine encore &#224; reproduire les traits du visage humain tels qu'ils sont&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; car tels qu'ils sont, ils n'ont pas encore trouv&#233; la forme qu'ils indiquent et d&#233;signent&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; et font plus que d'esquisser, mais du matin au soir, et au milieu de dix mille r&#234;ves, pilonnent comme dans le creuset d'une palpitation passionnelle jamais lass&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce qui veut dire que le visage humain n'a pas encore trouv&#233; sa face et que c'est au peintre de lui donner. [&#8230;] Le visage humain porte en effet une esp&#232;ce de mort perp&#233;tuelle sur son visage dont c'est au peintre justement &#224; lui sauver en lui rendant ses propres traits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis mille et mille ans en effet que le visage humain parle et respire, on a encore l'impression qu'il n'a pas encore commenc&#233; &#224; dire ce qu'il est et ce qu'il sait (&#8230;).&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Antonin Artaud, extrait du catalogue de l'exposition &lt;i&gt;Portraits et dessins par Antonin Artaud,&lt;/i&gt; galerie Pierre, 4-20&#160;juillet 1947. R&#233;&#233;dit&#233; dans Artaud Antonin, &lt;i&gt;&#338;uvres,&lt;/i&gt; &#233;dition &#233;tablie, pr&#233;sent&#233;e et annot&#233;e par &#201;velyne Grossman, Paris, Quarto-Gallimard, 2004, p. 1534.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ma premi&#232;re visite dans l'atelier d'Yves Chaudou&#235;t fut marqu&#233;e par la d&#233;couverte de ses portraits peints. Un homme d'une soixantaine d'ann&#233;es dont l'&#233;pouse avait command&#233; le portrait, vient de quitter l'atelier apr&#232;s quelques heures de pose. Le calme r&#232;gne dans cette pi&#232;ce claire au c&#339;ur de Paris, d'o&#249; &#233;manent des odeurs de peinture &#224; l'huile et o&#249; le temps a ralenti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un chevalet, le portrait s&#232;che et le regard bleu et lointain du mod&#232;le perce l'espace et le traverse, infiniment&#8230; En attente. Je songe&#160;: n'est-ce pas surprenant de commander un portrait peint aujourd'hui, &#224; l'heure o&#249; les portraits photographiques prolif&#232;rent&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Pourquoi&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Pour qui&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? O&#249; sera-t-il accroch&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Au-dessus de la chemin&#233;e&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le portrait de commande a historiquement tant &#233;t&#233; associ&#233; &#224; une forme d'exhibitionnisme, de d&#233;monstration de force et du pouvoir qu'il est intriguant de se retrouver aujourd'hui face &#224; une forme artistique si connot&#233;e et pendant si longtemps destin&#233;e &#224; promouvoir une &#233;lite.C'est un visage apais&#233; et penseur que l'artiste a peint sur un fond neutre et fonc&#233;, en s'interdisant tout ajout d'accessoire superflu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant au support et &#224; son format &#8211; une petite planche de bois de 40 x 40 cm utilis&#233;e invariablement pour chacun de ses portraits &#8211; ils me rappellent les ic&#244;nes chr&#233;tiennes qu'on trouve dans les chapelles blanches et secr&#232;tes, perdues sur les chemins sinueux des &#238;les grecques&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; ces images invitant les croyants ou simples amateurs de silence, de beaut&#233; et de solitude &#224; se recueillir. Ces planches de bois portatives sont aussi celles du &lt;i&gt;D&#233;serteur&lt;/i&gt; de Jean Giono, un des livres cher &#224; Yves Chaudou&#235;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les portraits d'Yves Chaudou&#235;t nous entra&#238;nent dans une atmosph&#232;re secr&#232;te et intime. Ils nous figent devant un visage, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;une face&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; dont il est impossible de percer le myst&#232;re. Les regards qu'il d&#233;peint, traversant, filant vers l'horizon, m&#234;me lorsque le visage est de face, nous emp&#234;chent d'aller au-dedans, car ce n'est pas ce dont il est question dans son travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chairs, mati&#232;res, corps, volumes, couleurs&#8230; Dans l'h&#233;ritage d'un Titien, d'un Greco ou d'un Delacroix sans doute, il accorde dans ses r&#233;centes peintures, une primaut&#233; &#224; la touche picturale expressive, &#224; la mati&#232;re, &#224; la couleur, plut&#244;t qu'au &lt;i&gt;disegno,&lt;/i&gt; le dessin par la ligne, le dessein, le destin, dont ne se soucie pas Yves Chaudou&#235;t. Aucun d&#233;tail ext&#233;rieur n'oriente non plus le regardeur vers une &#233;ventuelle interpr&#233;tation all&#233;gorique ou symbolique. Seul un gros plan de visage sur un fond d&#233;pouill&#233; figure.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;visageant ses mod&#232;les, Yves Chaudou&#235;t cherche par essence &#224; leur donner visage, &#224; &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;[leur] rendre [leurs] propres traits&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, pour reprendre les mots d'Antonin Artaud. Il ne s'agit pas pour lui de cr&#233;er une image naturaliste et id&#233;ale. Ce n'est plus &#224; travers la platitude du miroir ou de l'image que le mod&#232;le se d&#233;couvre, mais par les volumes, quelque peu distordus, r&#233;v&#233;l&#233;s par le regard attentif du peintre.Nombreux sont les photographes contemporains qui, dans des registres diff&#233;rents, font parler et respirer les visages, les p&#233;n&#232;trent et leur donnent une densit&#233; et une puissance saisissantes. Plus rares sont aujourd'hui les peintres qui en font de m&#234;me. Car il y a un enjeu propre &#224; la photographie artistique&#160;: ne pas &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;nous [donner] l'air de mannequins, d'objets absurdes, nous [&#244;tant] la vie comme un coup de vent nous arrache notre chapeau&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; que produit, selon Cocteau, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;la photographie instantan&#233;e de la vitesse &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jean Cocteau, Essai de critique indirecte, Paris, Editions Grasset, [1932] (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;. Et si la photographie &#224; ses d&#233;buts, a co&#239;ncid&#233; &#224; l'acc&#232;s d'une population croissante &#224; la conscience de sa singularit&#233; et apport&#233; ainsi sa contribution &#224; la c&#233;l&#233;bration de l'individu &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;David Le Breton, Des visages. Essai d'anthropologie, Paris, M&#233;taili&#233;, 2003, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;, l'image photographique &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;pr&#233;caire et fragile, cern&#233;e de tous bords par l'utilitaire et le consommable &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dominique Baqu&#233;, La photographie au risque de l'art, Paris, Regards, 1989.&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; se heurte aujourd'hui &#224; une uniformit&#233; et un conformisme accentu&#233;s par l'&#233;mergence du num&#233;rique. Face aux publicit&#233;s qui nous renvoient l'image d'un corps parfait et id&#233;al, face &#224; l'av&#232;nement du virtuel, face aux milliers de photos qu'on ne prend plus la peine d'imprimer et qui occupent des dossiers qui finissent par dispara&#238;tre, face &#224; la vitesse et l'instantan&#233;it&#233; des clich&#233;s et de leur monstration, peut-&#234;tre est-il n&#233;cessaire de redonner de la mati&#232;re, de redonner du volume et du corps, de redonner le temps &#224; l'image&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Le temps indispensable pour capter, encore et encore, par dessus ou &#224; nouveau, un visage dans sa singularit&#233;.&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Le visage traduit sous une forme vivante et &#233;nigmatique l'absolu d'une diff&#233;rence individuelle, pourtant infime &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;David Le Breton, Des visages. Essai d'anthropologie, op. cit., p. 11.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, et il faut bien plus d'un clic pour recueillir ces infimes d&#233;tails qui font de nous des individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agit pas ici de faire l'apologie de la peinture contre la photographie, mais de comprendre le pourquoi de la peinture &#224; l'heure de la photographie. Yves Chaudou&#235;t manipule d'ailleurs l'appareil photographique &#8211; comme bien d'autres m&#233;diums, sa sp&#233;cialit&#233; &#233;tant de ne se laisser enfermer dans aucun d'entre eux. Il r&#233;alise ainsi des portraits d'hommes ou de femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avec l'appareil photographique, ce qu'il pr&#233;f&#232;re, ce sont les &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;portraits de nature&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; (qu'il nomme &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;bord du chemin&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;). Il m&#232;ne cette activit&#233; photographique en jouant avec les &#233;chelles, en agrandissant des &#233;l&#233;ments infimes de la nature, presque invisibles &#224; l'&#339;il nu, faisant l'exp&#233;rience inverse de celle qu'il effectue dans sa pratique presque quotidienne des monotypes. Avec ces derniers, il repr&#233;sente au contraire de vastes paysages &#8211; dunes, horizons, fonds marins, montagnes enneig&#233;es &#8211;, sur une surface de 6x9 cm. Alors que les impressions et les &#233;motions toutes cin&#233;matographiques et/ou th&#233;&#226;trales priment dans ces sayn&#232;tes, les portraits de nature donnent corps &#224; des formes, des textures, des couleurs qui nous rappellent combien le r&#233;el est riche et surprenant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar de ses peintures, c'est dans le temps que se concr&#233;tisent ces portraits paysag&#233;s&#160;: le temps des balades et celui, n&#233;cessaire, de la trouvaille, de la d&#233;couverte du d&#233;tail. Yves Chaudou&#235;t explore la nature et tente d'en extraire, &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;telle qu'elle est&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;, ce qui, commun&#233;ment, nous &#233;chappe. &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;C'est bien la r&#233;alit&#233;, et la plus famili&#232;re, qui est devant nous. Mais nous apprenons, par le truchement [du peintre], que jusqu'ici nous ne savions pas la voir [&#8230;]. Nous apprenons surtout que la r&#233;alit&#233; la plus quotidienne peut avoir cet air insolite et lointain, la douceur sonore, le myst&#232;re feutr&#233; des paradis perdus&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &lt;span class='ref_note'&gt;{&lt;span class='la_note'&gt;note&lt;/span&gt;&lt;span class='insert'&gt;&lt;/span&gt;}&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Albert Camus, Pr&#233;face du catalogue de l'exposition Balthus, New-York, Pierre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A-disciplinaire, car tout m&#233;dium est d'usage pour explorer le monde, Yves Chaudou&#235;t a toutefois d&#233;but&#233; sa pratique artistique par la peinture et reste fid&#232;le &#224; ses premi&#232;res amours. Invariablement, il y retourne, la revendique et son attitude se r&#233;v&#232;le &#234;tre alors celle d'un homme qui s'engage pour ce qu'il aime par-dessus tout, dans son monde, contre le temps et tout contre l'homme et ses visages. Dans la transcription de l'intimit&#233; et du volume, Yves Chaudou&#235;t r&#233;alise entre autres des portraits peints. Sortes d'ic&#244;nes au pr&#233;sent, du pr&#233;sent.Et si &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;se faire peindre le portrait&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; &#233;tait une mani&#232;re de r&#233;sister &#224; notre &#233;poque&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Et si regarder sa face, en face et en peinture permettait de s'affronter et d'affronter le temps et le monde d'aujourd'hui&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Les regards songeurs des mod&#232;les s'abandonnent-ils &#224; ces pens&#233;es&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Texte de novembre 2013, revu en juillet 2017&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Jean Cocteau, &lt;i&gt;Essai de critique indirecte,&lt;/i&gt; Paris, Editions Grasset, [1932] 2003, p. 94&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;David Le Breton, &lt;i&gt;Des visages. Essai d'anthropologie,&lt;/i&gt; Paris, M&#233;taili&#233;, 2003, p. 41.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Dominique Baqu&#233;, &lt;i&gt;La photographie au risque de l'art,&lt;/i&gt; Paris, Regards, 1989.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;David Le Breton, &lt;i&gt;Des visages. Essai d'anthropologie,&lt;/i&gt; op. cit., p. 11.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;sup class='lien_note'&gt;&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;&lt;/sup&gt;Albert Camus, Pr&#233;face du catalogue de l'exposition Balthus, New-York, Pierre Matisse Gallery, 1949.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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