<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Documents d'Artistes Nouvelle-Aquitaine</title>
	<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/</link>
	<description>Documents d'artistes Nouvelle-AquitaineChez Fabrique Pola10 quai de Brazza33100 Bordeauxcontact@dda-nouvelle-aquitaine.org
Notre association est soutenue par le conseil r&#233;gional et la Drac Nouvelle-Aquitaine, la ville de Bordeaux et le d&#233;partement de la Gironde.Elle b&#233;n&#233;ficie du m&#233;c&#233;nat de Cambial.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/spip.php?id_auteur=1492&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />




<item xml:lang="fr">
		<title>Monuments comestibles - Pyramides indigestes, C&#233;sar Mart&#237;nez -Nicolas Milh&#233;</title>
		<link>https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Monuments-comestibles-Pyramides-indigestes-Cesar-Martinez-Nicolas-Milhe</link>
		<guid isPermaLink="true">https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Monuments-comestibles-Pyramides-indigestes-Cesar-Martinez-Nicolas-Milhe</guid>
		<dc:date>2019-03-14T08:50:31Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Michel Blancsub&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;[&#8230;] nous sommes arriv&#233;s dans la -fantasmagorie mexicaine qui, en fait, nous a donn&#233; la colique [&#8230;]&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187; Lettre de Marcel Duchamp &#224; Henri-Pierre Roch&#233;, Mexico, 18&#160;avril 1957 Plus que la revanche de Moctezuma qui affecta Duchamp comme presque tout &#233;tranger d&#233;barquant au Mexique, c'est le fantastique dont il gratifie ce pays qui ici retient l'attention. Que reste-t-il aujourd'hui de cette suppos&#233;e fantasmagorie mexicaine lorsqu'il ne se passe pas un jour sans que l'on entende parler de&#160;(&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Textes-25636" rel="directory"&gt;Textes&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&lt;i&gt;&#160;[&#8230;] nous sommes arriv&#233;s dans la -fantasmagorie mexicaine qui, en fait, nous a donn&#233; la colique [&#8230;]&lt;/i&gt;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lettre de Marcel Duchamp &#224; Henri-Pierre Roch&#233;, Mexico, 18&#160;avril 1957&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que la revanche de Moctezuma qui affecta Duchamp comme presque tout &#233;tranger d&#233;barquant au Mexique, c'est le fantastique dont il gratifie ce pays qui ici retient l'attention. Que reste-t-il aujourd'hui de cette suppos&#233;e fantasmagorie mexicaine lorsqu'il ne se passe pas un jour sans que l'on entende parler de nouveaux homicides, d'enl&#232;vements tragiques ou de la d&#233;couverte d'un charnier plus macabre que le pr&#233;c&#233;dent&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; du divertissement pantagru&#233;lique que propose C&#233;sar Martinez en invitant le public &#224; manger statues de la libert&#233;, monuments &#224; la r&#233;volution, effigies pr&#233;colombiennes et bustes d'hommes c&#233;l&#232;bres, n'y a-t-il pas une intention moins frivole qui pointe du doigt le path&#233;tique d'une &#233;poque cannibale o&#249; les symboles de cultures au coude &#224; coude ne sont ni plus ni moins devenus que de simples objets de consommation interchangeables que l'irr&#233;alit&#233; d'une charge fantastique aurait d&#233;finitivement d&#233;sert&#233;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;? Tout y passe et aucune culture n'est &#233;pargn&#233;e. Il y va du suicide entre amis mis en sc&#232;ne par Marco Ferreri dans &lt;i&gt;La grande bouffe&lt;/i&gt; en 1973 dans cette c&#232;ne apocalyptique servie au soir du dernier jour de l'&#233;t&#233; 2018&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Emil Cioran est &#224; Paris lorsque le pays vit un des pires moments de son histoire&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;; il &#233;crit &lt;i&gt;De la France&lt;/i&gt; en 1941. On y lit de formidables aphorismes dont certains, aujourd'hui, ont comme un go&#251;t d'avertissement&#160;: &#171;&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;Quand on ne croit &#224; rien, les sens deviennent religion. Et l'estomac finalit&#233;. Le ph&#233;nom&#232;ne de la d&#233;cadence est ins&#233;parable de la gastronomie.&lt;small class=&#034;fine d-inline&#034;&gt;&#160;&lt;/small&gt;&#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un tapis jaune &#224; points noirs nomm&#233; &lt;i&gt;Jaguar,&lt;/i&gt; trois miroirs de m&#234;me format travers&#233;s de part en part par des judas aveugles dont l'ordonnancement reproduit trois constellations&#160;: &lt;i&gt;l'aigle, le serpent&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;la grande ours,&lt;/i&gt; faute de nopal. Une pyramide de plus de deux m&#232;tres de haut faite de plaques de ciment empil&#233;es les unes sur les autres compl&#232;te l'ensemble non comestible r&#233;uni par Nicolas Milh&#233;. Cette derni&#232;re n'est ni azt&#232;que, ni zapot&#232;que, ni totonaque ou maya. Si cette ziggourat devait s'apparenter &#224; un quelconque monument existant, c'est &#224; la partie sommitale d'un temple khmer d'Angkor Wat, &#224; la coiffe d'une danseuse balinaise, voire plus pr&#232;s de nous, &#224; la cime de la Torre Latino americana qu'elle le ferait. Premier gratte ciel d'Am&#233;rique latine achev&#233; en 1956, la fameuse Torre figure &#233;galement au menu concoct&#233; par Martinez. Le monument de Milh&#233; n'en est pas un, ou plut&#244;t si mais un dont l'archi-tecture n'est pas immuable mais fluctue au gr&#233; du temps et des ph&#233;nom&#232;nes socio&#8212;&#233;conomiques et politiques qui d&#233;terminent et affectent la population mexicaine. Cette construction est la r&#233;ification d'une pyramide des &#226;ges g&#233;n&#233;ralement condamn&#233;e &#224; une simple existence graphique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Milh&#233; et notre amphitryon parlent chacun &#224; sa mani&#232;re d'une terre assez mal en point dont le pr&#233;sent et l'avenir ne cessent d'inqui&#233;ter et o&#249; les symboles h&#233;rit&#233;s du pass&#233;, tels des amulettes aux pouvoirs envol&#233;s, soit ne servent plus &#224; grand chose, soit sont instrumentalis&#233;s &#224; des fins plus que douteuses. L'un le fait de fa&#231;on &#233;pur&#233;e, sans pli, ni bruit, ni cassure, en utilisant des formes et des mat&#233;riaux stables et &#233;prouv&#233;s, ainsi qu'en s'appuyant encore malgr&#233; tout sur un reliquat de confiance en certaines cosmogonies d&#233;pouill&#233;es, l'autre d'une mani&#232;re festive et r&#233;solument baroque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://doc.dda-aquitaine.org/docs/Nicolas-Milhe_Gracias-por-todo_estetica-y-republica_2018-2019.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&gt; Consulter le &lt;span class=&#034;caps&#034;&gt;PDF&lt;/span&gt; du catalogue &lt;i&gt;Gracias por todo - est&#233;tica y respublica,&lt;/i&gt; 2018-2019.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://dda-nouvelle-aquitaine.org/Gracias-por-todo' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&gt; Voir la documentation de l'exposition&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
