Xiang Team, 2018
Performance, 35’
Avec Jiwool Wang, Masha Silchenko, Louis Debord, Médhi Palmtree, Boris Kurdi et Ana Braga
Galerie W, Paris
Crédits photographiques : Geoffrey Lowe
Devant l’entrée de la galerie, six volontaires se relaient devant un brûle-encens pour lire le même texte. Un arrêt du tribunal de Bordeaux de 1995 stipule qu’un individu n’a pas le droit « de naître ou de ne pas naître, de vivre ou de ne pas vivre » et que « la naissance ou la suppression de sa vie ne peut être considérée comme un hasard ou une malchance » dont il peut « tirer des conséquences juridiques » {note}1.
A l’intérieur de la galerie, portant une reproduction en plâtre du nez de David de Michel-Ange, je chante une chanson de Daniel Johnston et demande au public, comme il l’a fait en 1990, de reprendre avec moi l’unique phrase de Funeral Home : « Maison funéraire, maison funéraire, je vais à la Maison funéraire, j’ai acheté un cercueil brillant et noir, je vais aux funérailles et je ne reviendrai jamais. »
La majorité des personnes présentes finissent par chanter avec moi et je n’utilise plus le micro. Le terme chinois Xiâng définit aussi bien « encens » que « pet » ainsi que « dire des bêtises ».
Jules Bernagaud
Xiang team, 2018
Inventaire avant combustion visible pendant la performance (extrait)
Impression jet d’encre, 21 x 29,7 cm
Crédits photographiques : Jules Bernagaud (sauf mention contraire)
1Michela Marzano : Penser le corps, Questions d’éthique, 01 janvier 2002
















