Rencontre publique

WEFRAC

Samedi 19 novembre 2022 de 14h30 à 15h45
Musée des Beaux-Arts – Limoges
Europeana, une brève histoire du XXe siècle, 2008
Crédit photographique : Laurie-Anne Estaque

 

À l’occasion du WEFRAC le samedi 19 novembre 2022, le Frac-Artothèque invite l’artiste Laurie-Anne Estaque et Documents d’artistes Nouvelle-Aquitaine dans le cadre d’une conversation à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts de Limoges. Cette rencontre sera suivie de la présentation de l’œuvre Europeana, une brève histoire du XXe siècle (2008) de Laurie-Anne Estaque (collections Frac-Artothèque Nouvelle-Aquitaine) à LAC&S – Lavitrine à Limoges.
Elle permettra d’aborder le travail de création de Laurie-Anne Estaque et ses modalités parfois participatives. Peu connue, cette dimension collective demeure pourtant un axe fort de sa démarche. Elle témoigne d’un engagement militant en faveur d’un débat citoyen générateur d’émancipation.
Ce programme est soutenu par Platform, réseau des Fonds régionaux d’art contemporain et le Réseau documents d’artistes.


« On peut entrer dans l’œuvre de Laurie-Anne Estaque par une carte postale, un fragment de tissu brodé, une grande carte ou une caravane de parpaings. Ce n’est pas le même voyage. […] C’est un Je me souviens de maintenant… pour plus tard. Un trésor sorti posément d’une décharge — on devrait envoyer cette collection dans l’espace, scellée dans une boîte hermétique.

[…] Si l’on part dans l’autre sens et que l’on découvre l’œuvre de Laurie-Anne Estaque avec une pièce comme Europeana ou Francis & Togo on aperçoit d’innombrables signes, avec leur air de déjà vu (même si on les reproduit à l’envers) qui prennent place dans un paperboard d’entreprise, un planisphère détrempé, un grand dessin, une fresque pédagogique aquarellée — tout ça à la fois. […] Et l’on refera l’histoire en tendant des fils, en allumant successivement ces logos qui concentrent des vies. Ces tableaux sont au bord de parler. Chaque objet posé à plat sur cette carte fonctionne comme un mémo, un dossier, une boîte contenant à chaque fois une partie du discours, il suffit d’enchaîner pour raconter les l’(les) H(h)istoire(s). On passera de détails à détails, on en profitera comme avec les esquisses d’un tableau en construction permanente. On les reverra plus tard, séparés, à l’occasion d’un nouveau projet de l’artiste — comme autant d’esquisses de mains, de pieds et de têtes : travaux préparatifs à une sorte de fresque politique. […] »

Texte de Olivier Cadiot, 2019 (extrait).
Commande de Documents d’artistes Nouvelle-Aquitaine.

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