Octobre-décembre 2008
Centre d’art contemporain du Parc Saint Léger, Pougues-les-Eaux
Un mot qui claque, qui sonne dur, qui charrie derrière lui tout un ensemble d’images anxiogènes. Verdun, le lieu où l’homme a dû s’acclimater aux plus aberrantes stratégies militaires. Substituer cette expression du chaos à l’idée de « rétrospective », avec tout ce qu’il symbolise dans l’inconscient collectif, voilà bien une des manœuvres dont Tixador est coutumier. La scénographie apporte à ce sujet un éclairage : l’accumulation des vidéos sur un même plan crée un brouillage tout autant visuel que sonore ; la mise en espace d’objets abandonnés suivant la logique qui leur donnait une cohésion dans chacune de ses aventures produit une collection de bibelots souvenirs comme à la maison… une maison habitée par l’unheimliche.







