Ses disparitions successives

2020
Ensemble de photographies, prises de vue argentiques sur pellicules 135 mm, 90 x 60 cm et 60 x 40 cm
Tirages jet d’encre pigmentaire sur papier fine art baryté
10 + 2 EA
Réalisées dans le cadre de la Résidence Tremplin Jeunes Talents, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020. Sous la direction artistique de Laura Serani

 

 

Ce travail tente de retranscrire mes longues marches le long du littoral. Comme si l’on voyait les paysages les yeux fermés, ou «  jusqu’à son propre aveuglement   » {note}1. Le titre, extrait de L’Homme atlantique de Marguerite Duras, évoque l’eau qui imprime son rythme au pas et au regard, l’apparition et la disparition de la ligne d’horizon et de la mer lors de mes marches, souvent contraintes par les fortes marées m’obligeant à gagner les hauteurs. La mer se retire, revient, efface et révèle. L’expérience du littoral devient immersion et participation à une matière vivante et changeante. Les photographies oscillent entre le proche et le lointain, le fragment et l’infini, cherchant dans la mouvance de l’eau le passage entre réalité et imaginaire.

Clara Chichin

 

 

 

 

Comme on verrait une fois les paupières closes.
Ou bien au bout d’un long voir, « jusqu’à son propre aveuglement ».
Une errance faite d’éblouissements, d’images impressionnistes. Visions parfois au seuil de l’abstraction - mélange de matière minérale, du grain de la pellicule et de pixels.
Recomposition d’un espace imaginaire oscillant entre minéralité et végétalité, des fragments originaires : eau, ciel, roche.
Une dérive rythmée par de longues promenades solitaires et intuitives, aux prises avec les éléments, les phénomènes : soleil, pluie, rafales de vent, lumières et couleurs changeantes.
De long en large.
Tout au long au bout les rochers noirs.
Pérégrinations contraintes par le rythme des marées – il faut attendre que la mer se retire.
Marchant tantôt sur le sable des plages, tantôt empruntant des chemins de traverses sur les collines que forment les falaises argileuses, boueuses et calcaires ; parmi une végétation sauvage – comme un arrière-pays.
L’horizon, la mer, apparaissant - disparaissant, mais le bruit de son flot continu, rappelle sans cesse sa présence.

Clara Chichin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Exposition dans le cadre du 38e Festival international de mode, de photographie, de design et d'accessoires, Villa Noailles, Hyeres, 2023
    Exposition dans le cadre du 38e Festival international de mode, de photographie, de design et d’accessoires, Villa Noailles, Hyeres, 2023
  • Exposition dans le cadre du 38e Festival international de mode, de photographie, de design et d'accessoires, Villa Noailles, Hyeres, 2023
    Exposition dans le cadre du 38e Festival international de mode, de photographie, de design et d’accessoires, Villa Noailles, Hyeres, 2023
  • Exposition Ses disparitions successives, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020 Commissariat : Laura Serani
    Exposition Ses disparitions successives, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020
    Commissariat : Laura Serani
  • Exposition Ses disparitions successives, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020 Commissariat : Laura Serani
    Exposition Ses disparitions successives, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020
    Commissariat : Laura Serani
  • Exposition Ses disparitions successives, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020 Commissariat : Laura Serani
    Exposition Ses disparitions successives, Festival Planche(s) Contact, Deauville, 2020
    Commissariat : Laura Serani

 

© Adagp, Paris

1Marguerite Duras, L’Homme atlantique