2025
Installation composée de 6 formats
Toile métis, argiles, 220x 620 cm chacun
Vues de l’exposition Pièces d’été, Malbuisson, 2025

Au gré de marches quotidiennes sur de longues distances,
je vais puiser différentes matières dans le paysage environnant l’atelier : terres argileuses jaunes, rouges, vases, limon...
Je marche sur les chemins, traverse les champs, passe les clôtures, suis les cours d’eau, ainsi j’insère mes pas dans la géographie naturelle du paysage... De retour à l’atelier, les « terres » récoltées sont alors filtrées, elles décantent plusieurs
jours dans des bains. J’y trempe ensuite de larges formats de toile métis (lin et coton mêlés). Le tissu prend la couleur en même temps qu’il prend l’eau, absorbe la matière dans ses fibres, la couleur traverse le support, passe du ventre à son dos.
En séchant, le tissu se froisse et produit un impact sur les différences de pigmentation,
la matière est passée en lui, imprégnation, possession du support, le tissu et la matière du paysage sont maintenant indissociables.
Le tissu (monochrome) n’est plus surface mais semble prendre en lui quelque chose
de la matière du paysage.
Crédits photographiques : Mathias Mareschal

