Du 9 au 24 septembre 2014
Biennale de Belleville
École supérieure des beaux-arts de Nantes Métropole


Pour cette nouvelle marche au départ de Nantes, Laurent Tixador a fait le choix de la départementale : non-lieu étirable où le temps se soustrait à la rentabilité. Les paysages contre-poétiques défilent, alors que les déplacements du marcheur deviennent mécaniques. Elle offre aussi un terreau favorable aux déchets standardisés. Fécondée par les flux anonymes, les ordures des plus gros pollueurs y poussent comme fleurissent les coquelicots dans nos jachères. Laurent collecte les déchets aplatis par le trafic : des pages qu’il complète selon les épreuves vécues durant la marche et pendant les pauses. Puis il les range dans son sac à dos pour les convoyer jusqu’à Belleville. L’ouvrage final sera un journal de bord, un corpus rassemblant les semis des empereurs de la globalisation et l’histoire de sa marche.







Exemplaire unique, par l’atelier Peau Neuve, Paris
Crédits photographiques : Laurent Tixador
© Adagp, Paris