Le titre de ce travail est tiré d’une citation de F. Woodman dans une lettre à son amie Sloan Rankin « au lieu d’effacer en vrac toutes ces choses fragiles. »
Triprojection en boucle, 4’10
Vidéo n°1
Rassembler des textes fragmentaires, des écrits dispersés.
Des captures vidéo - presque des images secondes - montrent un geste simple et répétitif : manipuler une grande feuille blanche.
À s’y méprendre, elle pourrait sembler vierge. Elle ne l’est pas. Elle est un lieu de montage fragile, précaire, où se déposent des fragments de textes — collés, juxtaposés, déplacés.
Le texte devient image.
Il s’inscrit dans l’image, en fait partie intégrante, en déplace la lecture.
Les images fixes s’animent.
Écrire relève ici d’une tentative, toujours instable. Quelque chose apparaît, sans jamais se fixer.
Les mots surgissent,
tandis que je disparais.
L’installation vidéo se prolonge dans un livre d’artiste, où des fragments d’images-textes se répètent, se déplacent, se transforment dans le temps du livre. La lecture y est discontinue, faite de reprises et de variations.
Il ne s’agit pas de recomposer une continuité, mais de rester au plus près de ce qui persiste sous forme de restes.
Maintenir ce qui demeure fragile
Clara Chichin
Triprojection en boucle, 4’10
Vidéo n°2
Triprojection en boucle, 4’10
Vidéo n°3
©Adagp, Paris










