Mai 2013
Avec Capucine Vever, Valentin Ferré et Gwenaël Chauvaux
Domaine de la Garenne Lemot, Clisson
Sur l’ancienne terre de chasse des seigneurs de Clisson, un roncier s’offre comme l’idéal point d’appui. Machette en main, Laurent défriche d’abord le périmètre qui définit son atelier. Naturellement casematé et subtilement dissimulé, l’espace se meuble d’abord de l’indispensable : un établi construit avec les matériaux provenant de son environnement direct, le bois d’un robinier et d’un merisier couchés sur le sol.
Laurent taraude alors un premier pas de vis directement sur un arbre. S’ensuit la fabrication d’un petit étau à tige, lequel sert à son tour la construction d’un gros étau plat de mécanique. De ce processus rationnel naît une sorte d’arbalète. Mais elle n’est pas bandée et ses munitions restent consignées dans un casier entreposé plus loin.
Déjouant à la fois la sémantique de l’ensauvagement et l’argument défensif, l’artiste a surtout éprouvé le besoin de faire une machine à partir de matériaux naturels. Ni clous, ni ficelle, ni vis… Lors de la fermeture, l’atelier, son mobilier et l’arme peuvent retourner à la forêt.







