Pendant une résidence artistique à Accous, dans la vallée d’Aspe, j’ai remarqué un chêne isolé sur un flanc de montagne. L’arbre avait été victime des flammes du dernier brûlage pastoral, communément appelé « écobuage ». Cette technique d’entretien et de régénération des pâturages utilise le feu durant la période de repos végétatif pour brûler la partie aérienne de la végétation. Elle participe ainsi à l’entretien et au maintien des espaces pastoraux, et permet de renouveler et diversifier les ressources de la faune et de la flore.
Avec l’aide d’un guide d’escalade, j’ai suspendu aux branches trois rangées de porcelaines. De loin, elles évoquent des larmes blanches au milieu du paysage d’automne.
Dans chaque lieu où je dispose mes constellations, le la spectateur rice est obligé e de réfléchir différemment sur l’espace. C’est un processus actif mis en jeu par le matériau. L’intention est d’amener le regard dans la sculpture. Une fois la sculpture en place, l’espace est perçu en fonction d’elle.
Barbara Schroeder
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Chapelet de terre, 2020Pommes de terre en porcelaine enfilées sur un câble en acier, 900 cm de haut
Vue de l’exposition Enfilades (2020), Lieu d’Art Contemporain Le Prieuré de Pont-Loup, Moret-Loing-et-OrvanneCrédit photographique : Barbara Schroeder -
Chapelet de terre, 2021110 pommes de terre en porcelaine enfilées sur un câble en acier
Vue de l’exposition À même la terre (2021), Centre Tignous d’Art Contemporain, MontreuilCrédit photographique : Jérôme Combe
Toutes les porcelaines ont été réalisées avec le soutien de la manufacture Porcelaines de la Fabrique, Saint-Junien.
Crédits photographiques : Caroline Bentz (sauf mention contraire)
©Adagp, Paris